"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung


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 "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung

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Oh Chang Limavatar
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MessageSujet: "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung   Lun 5 Juil - 5:37

    ~ 31 mars 13h30. Salon des communes ~
    Il était là. A quelques mètres de moi. En train de parler à je ne sais qui. Cela faisait, une bonne vingtaine de minutes qu’il discutait. De là où j’étais je ne pouvais pas entendre ce qu’il disait…Mais ce que j’sais…C’est que la personne à qu’il parlait avait l’air passionnée. Sûrement du quidditch… Je ne vois que ça... Bah… Qu’est-ce qu’il fait ? Pourquoi il s’en va… ? Je le suivis rapidement puis le retenu par la main. Je le stoppai et le regardai de haut en bas. Il avait son uniforme ainsi qu’une écharpe. Même si ça ne se voyait pas sur son visage, je savais qu’il en avait réellement marre de moi. Enfin je le comprends… Un psychopathe à ses trousses ça ne devait pas être cool tous les jours…

    Tu allais où ?
    T’as besoin d’aide pour quelque chose ?!
    Haaaan…
    J’ai trouvé un truc super cool !
    Enfin non…
    Je l’ai nommé « Spell Love Love ».
    Le Spell Love Love consiste à…
    Tu vois la fille et le gars qui se tiennent la main, là ?
    Reste là et regarde~


    Je m’approchai du couple. Je proposai des chocolats au garçon, qui en prit en me remerciant. Il continua à parler avec un ami, tenant toujours sa copine par la main, pendant que je revenais vers Na Yung. Cinq minutes plus tard, le garçon ayant prit un chocolat, était tranquillement en train de passer sa main sur la taille d’un de ses amis, garçon. Oui, en effet, j’avais créé un chocolat pouvant faire changer de bord ! Ce n’était pas trop génial hein ?! Je pourrai avoir les personnes que je veux comme ça ! Juste des petites histoires à gauche à droite… Normal quoi… J’esquissai un sourire envers Yung, puis m’approchai de lui et lui susurrai quelques mots à l’oreille.

    Peut-être qu’un jour…
    Je t’offrirai ses chocolats…
    Et que ce même jour…
    Tu finiras dans mon lit…
    Et si jamais tu t’échappes....
    Je trouverais un moyen de te suivre à la trace,
    Je te le promets…


    S’il y avait bien une chose que j’adorais faire c’était le taquiner…Même si au fond je devais me faire pardonner…Je trouvais que le chercher…était super cool. Et puis on ne sait jamais…peut-être qu’il aurait pu réagir disons…Normalement. Mais aujourd’hui la normalité n’apparaitrait pas chez Yung… Non, il décida simplement de me laisser en plan. Il prit juste le temps de m’adresser un sourire que je trouvai un peu forcé à mon goût…Puis s’en alla.

    ~ 23 juin 01h45. Couloir cul-de-sac~

    Ca faisait déjà 10 bonnes minutes que je m’aventurais dans ce couloir… Tout le monde dormait… Sauf moi apparemment… Enfin…Moi et un hibou… Je ne sais pas ce qu’il faisait en dehors de sa cage, mais en tout cas, tout comme moi, il marchait dans le couloir cul-de-sac, se trouvant au quatrième étage. Ce couloir était connu pour n’avoir aucune fin… Il avait un début mais pas de fin…Pfff…On aurait du l’appeler Couloir sans fin… les culs de sacs ont une fin bande d’ironiques vaseux ! Pourquoi étais-je levé si tôt/tard ? Eh bien simplement parce que depuis trois jours j’avais sur moi, l’objet le plus parfait qu’il puisse exister…

    A vrai dire, il y a un mois, mon frère et moi nous sommes infiltrés dans l’un des bureaux des supérieurs… On ne savait pas à qui il appartenait… Mais on s’en fichait on était dans le bureau d’un professeur ! On avait accès à tout ce qui nous était interdit ! Alors pendant dix bonnes minutes on a cherché ce qui aurait pu nous intéresser…Jusqu’à ce qu’on tombe sur un tiroir ayant pour étiquette « Objets Confisqués ». Tandis que Seung prit les objets dont il avait besoin, moi j’examinai un bureau poussiéreux… Dessus, rien de très intéressant. Hormis une jolie plume toute noire. Je la pris ainsi que le bout de parchemin se trouvant à côté. Me disant que j’en ferai de toute façon bon usage. Le lendemain, on passa notre temps à confectionner des sortilèges et des potions pour que notre plume puisse faire ce qu’on lui demande… résultat, cinq jours plus tard on a fini par créer une plume qui écrirait sur un bout de papier la réponse à la question écrite sur ce même bout de papier. Exemple si vous écriviez sur un papier « pourquoi je mange seul ce soir ?» alors, la plume écrierait la réponse. Soit une réponse vague…Soit une réponse concise… Tout dépendra de la question posée. Et il y deçà une semaine et demie… C’est ce que j’ai fais… J’avais ce bout de parchemin… dans les mains… J’ai pris une feuille… J’ai marqué dessus « A quoi pourrait me servir ce bout de parchemin ? » Je n’ai jamais su comment…La plume avait fait pour écrire une réponse aussi vite…Puis quand on voit le type de réponse c’est-à-croire qu’elle savait absolument de quel bout de parchemin je voulais parler…Enfin bref, la plume me donna deux réponses. La première étant « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises », la deuxième étant « Méfait accomplis ». Je ne nie pas que la réponse m’a laissé perplexe… Plus vague que ça… Y’avait pas… Mon frère arriva, il m’arracha le bout de papier et lu la première phrase sur un air interrogateur. J’haussai les épaules ne pouvant l’aider… Perturbé par ces phrases, je continuai tout de même à faire mes recherches. Je pris le parchemin dans mes mains et récitai la phrase….Rien ne se passa. Durant des jours j’essayai deux, trois, dix, quinze fois. Aucun résultat. De toute façon qu’est-ce que ça me ferai de réciter cette phrase devant le parchemin… ?! Je fini par prendre une feuille, et écrivit « A quoi me servent ces phrases et ce parchemin ? », la réponse, cette fois-ci était plutôt précise. La plume m’indiqua que je devais pointer le parchemin de ma baguette. C’était précis okay… Mais non… je n’avais toujours pas compris le rapport… Puis soudainement, tout en pointant ce fameux papier avec ma baguette je récitai les mots –que je connaissais maintenant par cœur-. Après cette petite récitation un sourire s’affichait sur mon visage. En direct… Je voyais un bout de papier s’animer… des écritures étranges s’afficher. Alors je m’empressai de dire la seconde phrase. Ceci fait je fis les grands yeux. Plus rien… Le bout de papier était redevenu banal… Je retentai l’expérience trois fois. Puis au bout de la quatrième fois, je me décidai de déplier le parchemin. Je l’examinai de haut en bas, de droite à gauche. Qu’est-ce qu’il y avait dessus ? Et bien il y avait l’établissement… Oui… Je voyais l’école dans ses moindres détails…Mais le mieux ce n’était pas ça… Le plus génial c’est que je pouvais voir où chaque personnes se trouvait. A ce moment là, je voyais que mon frère n’allait pas tarder à rentrer dans la salle de réception… C’était simplement génial… On apercevait des traces de pas accompagnées d’un patronyme… Tout ça sur un simple bout de papier… durant des heures j’examinai où se trouvait chaque élève, chaque animal… Y compris les professeurs ainsi que Jimmy… « Méfait accomplis » Alors…C’était la phrase pour tout effacer…C’est ça ? Très vite je compris que ce bout de papier était en fait une merveille… Une merveille qui m’empêcherait de me faire prendre par les supérieurs…Car en plus de voir tous Akiwa…Je pouvais en voir l’extérieur ainsi que tout Atlantis… Je décidai de l’appeler « Hazzard’s Map ».

    Je continuai à m'engoufrer dans le couloir… Je suivais les pas qui indiquaient où le hibou allait… Sur le parchemin était inscrit « Vil ». Vil…Vil….Vil ???! Vil ?! Vil le hibou de Na Yung ?! Celui que je devais garder pendant que Na Yung était à l’infirmerie il y a de ça… quelques mois ! Pfff… Quelle coïncidence… Je rattrapai rapidement le hibou… Je lui lançai un faible sort qui me permit de l’attraper et de le prendre dans mes bras. Je décidai de faire demi tour…Car de toute façon je ne sais pas où ce couloir me mènerait… Surtout lorsqu’on sait que deux élèves sont morts de faim en l’empruntant. Je jetai un coup d’œil à ma carte, tenant toujours fermement le hibou, qui ne bougeait pas, fort heureusement. Sur la carte, soudainement je vis que Na Yung qui se rapprochait de nous. Bizarre… Je ne l’avais pas vu… A croire que cette carte nous montrait que ce qu’on devait voir… Etrangement, lorsque j’entendis le nom du hibou retentir à « l’autre bout » du couloir, au lieu de m’orienter vers la voix de notre cher Geobuk… Je me mis à reculer. Je reculai de plus en plus vite puis je fini par me stopper net. Attendant qu’il arrive… J’avais peur de l’affronter ? Non... ; Je ne sais pas…Peut-être bien que oui... ; Peut-être bien que non. « Méfait accomp… » Je n’eu pas le temps de finir ma phrase. Une lumière se dirigea vers moi. Je plissai légèrement les yeux et reconnu le capitaine de quidditch des Geobuk… Il tenait sa baguette pointée vers le sol, pour qu’il puisse voir où est-ce qu’il marchait. Arrivé juste devant moi ,il s’arrêta.
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MessageSujet: Re: "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung   Ven 16 Juil - 22:11

L'avez-vous vu, dans mon oeil, cette petite lueur ? Ce mélange troublant de tendresse et de perversité ? Avez-vous vu dans mon regard qu'au fond de moi, douceur et obscénité qui m'habitent et se livrent à un duel constant et qu'avec vous, je suis incapable de prédire lequel gagnera ? Je la regarde. J’observe sa bouche. Et Je n'arrive pas à savoir si j’avais le plus envie de déposer un léger baiser sur la soie de ses lèvres ou juste la contempler, comme si celle-ci fut une oeuvre d'art, la chose la plus précieuse au monde. Le décor, puisqu'à certain moment, tout s'est figé. Nous avons tous deux cessé de parler pour plonger dans les yeux de l'autre. Il n'y avait plus que les yeux de la jeune femme dans les miens. Cette seconde pendant laquelle nous avons su. L'envie était présente. Entre nous. Invisible mais pourtant si palpable. J’ai vu, au fond de ses yeux noirs corbeaux, qu'elle brûlait de me toucher. Quant à moi, à cet instant précis, j’ai su que cela ne servait plus à rien de résister. Elle avait gagné. Que ces baisers me mettent en émoi. Je scrute son sourire qui promettait de doux baisers sur mes épaules robustes d’homme qu’elle aurait dégagées de mes cheveux soyeux. Un sourire à la sensualité enveloppante. Mais malgré moi, j’ai aussi aimé ce sourire carnassier qui, plus tard, a fendu mes lèvres et qui, tout à coup, faisait de moi un petit agneau sans défense. Agneau qu’elle allait certainement croquer. Cela ne faisait aucun doute. Agneau qui ne saurait résister à cette bouche de loup tant elle semble faite pour le plaisir. Je regardais ses mains et je ne pus ne pas les imaginer en coupe sur mon torse. J’avais été tellement bouleversé quand j’ai remarqué que celle-ci les posées à mon visage. Pour le caresser tendrement. Et ses yeux… à ce moment-là, ont fait fondre mon cœur. Et quand la pulpe de ses doigts est descendue dans son cou, je ronronnais de bonheur. Elle m’avait à ce sujet taquiné en me disant que mon visage rayonnait d’un air de béatitude tout à fait charmant. Et cette douce chaleur, lorsqu’elle a posé ses mains autour de mon thorax, pour l’attirer subtilement contre elle. Mais le trouble de notre geobuk qu je suis fut tout aussi grand quand, dans sa tignasse brune, ses doigts se sont refermés plus fermement pour immobiliser ma tête pendant que celle-ci plaquait un baiser gourmand sur ma bouche de capitaine. De ce fait, c’est peut-être ce genre d’équilibre parfait qui me perdra. Oui, qui me perdra, puisque peu importe ce qu’elles feront, peu importe les gestes qu’elles utiliseront, le désir naitra en ma personne. Je possède toujours cette envie. S’abandonner à ce flot dont j’éprouve de plus en plus de mal à endiguer.

« Na Yung… » J’avais fermé les yeux pour goûter pleinement au plaisir que me procuraient les doigts de la jeune femme qui caressaient toujours mes cheveux. Comme si toute cette félicité risquait de s’échapper par mes yeux ouverts. Je devais peut-être rougir un peu. Néanmoins, à l’intérieur, c’était la tempête. Elle l’a vu, dans mes yeux, dans mes gestes, que la demoiselle n’aurait qu’à demander. Elle a su, à ce moment. Et ses lèvres se sont étirées en un sourire. Sourire de loup qui sait qu’il ne fera qu’une bouchée du pauvre capitaine que je suis. J’ouvris enfin les yeux et profitais de son moment d’égarement pour la contempler. Elle était grande. Plus grande que moi. Ce qui était plutôt rare. Un roseau, fin et délicat, et pourtant, il émanait une telle force. J’examiné son corps long et mince. Son visage était d’un ovale parfait. De la porcelaine sur laquelle deux traits noirs avaient été artistiquement tracés. Son visage ainsi abandonné à ses pensées, elle m’offrait en spectacle la douceur de sa peau sur laquelle contrastaient de longs cils noirs. Ceux-ci semblaient m’inviter plus encore à de voluptueuses pensées. J’eus envie, à ce moment-là, de poser ma main sur sa joue, de frôler sa bouche. De l’embrasser. Encore. Je fermais à nouveau les yeux. Comme si la regarder pouvait me distraire et m’empêcher de goûter pleinement au bonheur de sentir ses mains sur ma peau. Lorsqu’elle eut enfin finit de mes mains, elle se plaça derrière moi. Et s’occupa de mon visage. Ses doigts délicats voletaient sur ma peau, tantôt caresses légères, tantôt pressions habiles et relaxantes. « Oppa ! » Et ce mot coula sur ses lèvres comme une lave brûlante. Oui. Oppa. Encore. Qu’elle me répète de sa voix si mielleuse. Tel un chœur d’ange. Mais, soudain le plaisir fut estompé quand la jeune femme plaça ses mains sur mon si beau visage, m’obligeant sur le champ à ouvrir délicatement les yeux. « Oppa… ton hibou… il nous épie… » Ce ne fut pas un mensonge. Ce satané hibou. Juste devant nous. Rompant le simple plaisir dont j’avais besoin à l’instant. Misérable animal ! Je le lorgnais du regard. Pendant un long moment. Comme si par chance, ce stupide strigidae comprendrait que pour sa survie prochaine, il devait à tout prix nous laisser tranquilles. Mais rien à faire. Il restait de marbre. Ne bougeant pas d’un centimètre. Que voulait-il à la fin ? Je me sentais mal et j’étais sur le point de faire un scandale. Je fis un geste nonchalant de la main qui indiquait à Vil de déguerpir sans plus attendre.

« Ne fais pas attention. Reprenons là où nous en étions, ma douce. »

Etrange. Son sourire avait disparu lui aussi, laissant place à une moue pour la moins affligeante. Comment ? La demoiselle voulait donc que ce hibou reste avec nous ? Quelle idée ! Vraiment, hors de question. Je m’apprêtais à répliquer une de ses phrases convaincantes quand la jeune femme posa, contre toute attente, un doigt sur ma bouche. En plus, elle désirait qu’un homme si important comme je le suis, se taise ? Mais, pour qui se prenait-elle ?! « Oppa… s’il te plaît. Ton hibou m’inquiète. Que voulait-il ? Je pense qu’il a besoin de toi. » Voilà que maintenant, je ne me trouvais plus en compagnie de miss la plus séduisante qui ne faisait qu’une bouchée de moi. Celle-ci avait fichue le camp pour donner place à miss je suis une sainte sauvons les animaux de leur détresse. Baliverne. Je ne pus m’empêcher de lâcher un soupir. Vraiment, les femmes… Non. Tout ceci était la faute de Vil. Pour sûr, celui-ci devrait s’attendre à de graves représailles de ma part pour avoir eu le culot de rompre de la sorte mon petit goûter. Le capitaine de l’équipe des geobuk lâchais un énième soupir et emprunta la direction de son hibou. Laissant la jeune femme seule, comme elle l’avait souhaité.

Plus j’avançais, plus il me semblait que tout ceci n’avait pas de sens logique, et que je courais certainement à ma perte. Je marchais hâtivement pour ne pas perdre de vue mon fameux Vil. Mais rien à faire. Celui-ci n’en fit qu’à sa tête. Me laissant à mon tour seul, dans l’embarras. Car oui, je l’étais. Et la colère montait en moi. L’inquiétude aussi, puisque finalement, Vil m’appartenait depuis si longtemps. Malgré tout, il restait mon hibou favori. Mais je reportais mon attention sur un phénomène étrange. Dans quel lieu me trouvais-je exactement ? Le décor avait changé. Plus rien ne paraissait comme avant. Les murs, les tableaux, la tapisserie. Même dans l’obscurité, je remarquais ce changement des plus inhabituels. Surtout qu’il ne semblait pas non plus y avoir la moindre fin. Tournais-je en rond ? Devenais-je aliéné au point de recommencer le même chemin maintes fois ? Et ce hibou qui ne pointait le bout de son nez. Par chance, j’entendais quelques bruits sourds. Peut-être n’étais-je pas le seul entre ces murs. Le vaillant capitaine des geobuk que je suis décida d’utiliser un sort, lumos, contre cette obscurité de plus en plus insondable. De plus, il n’y avait certainement pas que cela, le couloir devenait lui aussi incommensurable tel que je commençais à exprimer de la crainte quant à la fin de ce périple, ou justement, si aucune fin n’était envisageable. Soudain. Je m'arrêtais.

« Décidément. Suis-je si réprouvé pour te retrouver constamment sur mon passage ? Maintenant, en plus de me faire perdre un temps précieux chaque jour, tu me dérobes mon hibou. Que vas-tu faire par la suite ? Me chaparder mes affaires ? Ma baguette, peut-être ? »

Cet être. Depuis le premier jour il ne m’apportait que des ennuis. Cet être ? Non. Ce psychopathe, oui. Me poursuivant tel une groupie. Quel était son but ? M’énerver au plus haut point ? Oh. Mais pas d’inquiétude à ce sujet. Il le faisait parfaitement. Ou alors, c’était un individu qui éprouvait une attirance quelconque pour ma personne ? Car Chang Lim me l’avait bien fait comprendre, un jour, en me susurrant à l’oreille. Peut-être qu’un jour, je t’offrirai ces chocolats. Et que ce même jour, tu finiras dans mon lit. Et si jamais tu t’échappes, je trouverai un moyen de te suivre à la trace. Je te le promets. Rien que de repenser à cette scène, je me tortillais légèrement comme si tout n’était que répulsion.


Dernière édition par Kwon Na Yung le Mer 1 Sep - 22:27, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung   Jeu 26 Aoû - 3:11

    Il était là. Oui. Kwon Na Yung. Le grand et merveilleux capitaine des Geobuk ! Celui qui faisait tourner la tête de toutes les filles ! Celui qui avait un frère jumeau oui ! Eh bien voilà ! Deux pour le prix d’un ! Que demander de mieux…Tsss… Il avait le don de m’exaspérer. Non pas, parce que je le détestais… Au contraire… J’éprouvais ce truc… ce truc qui fait…Qu’on ne supporte pas une personne car cette dernière ne fais pas attention à nous…Car elle nous déteste sûrement et…la seule chose qu’on aimerait c’est qu’elle n’ait d’yeux que pour nous. Le regard de NaYung m’indiqua qu’il était surprit ou plutôt inquiet de me voir avec son hibou entre les mains, à une heure si tardive, dans l’un des couloirs les plus étranges de l’école. Ses paroles ne vinrent que confirmer son expression. Mes yeux se posèrent ensuite sur le hibou. Je me mis à lui caresser légèrement les plumes et lui murmurait quelques mots le prévenant que son maître était là. Continuant à caresser l’animal je me laissai glisser contre le mur et fini par m’accroupir. Je fermai les yeux et repensait aux paroles que venait de me dire le capitaine. Comment pouvait-il dire ça ? Comment osait-il…Avait-il la moindre idée de…Savait-il ce que je ressentais !? …De toute façon c’était toujours comme ça. Il avait cette manie de me détruire en sortant quelques phrases… Il fallait constamment qu’il balance des choses blessantes à ceux qu’il ne portait pas sur son cœur. Le genre de mots qui vous faisaient culpabiliser… Des mots qui faisaient réfléchir…
    La dernière fois qu’il m’avait balancé une de ses satanées phrases nous allions manger. On sortait de cours, et à cette heure, il y avait du monde dans les escaliers. Il était devant moi. Enfin, je ne l’avais pas encore vu…Mais je savais qu’il était là. Une horde de fille l’entourait et piaillait son nom. Sur le coup je me suis rappelé que je devais lui demander un cours. Ayant été absent pendant quelques jours, je n’avais pas pu récupérer tous mes cours. Si je voulais le demander à NaYung c’était d’une part parce que j’aimais son écriture. D’une autre, parce que j’avais besoin de lui parler. Après avoir bousculé cinq – six filles, j’ai tapoté l’épaule du cher capitaine et lui ai adressé un simple sourire lorsqu’il s’est retourné. J’étais toujours content de le voir… Même s’il avait tout un fan club accroché à lui H24. En revanche, lui, il n’avait pas l’air enchanté de me voir. Mes paroles furent brèves. "NaYung, excuse-moi est-ce que je pourrais t’emprun…" Il m’a interrompu juste après avoir lancé un regard charmeur aux filles qui roucoulaient derrière lui et me fusillaient du regard. Pour faire court il m’a répondu « Tu le fais exprès ou bien ? Oublie-moi SeungLim. Nous ne sommes pas du même monde. Enfonce toi ça dans le crane. Tu vois… Toi…tu n’es rien. » Je n’ai même pas eu le temps de rétorqué qu’il était déjà partit. Je n’ai jamais su ce qui m’avait fait le plus mal… le fait qu’il ne me laisse pas parler… Le fait qu’il m’ait dit que je n’étais rien ou le fait qu’il m’ait appelé SeungLim.
    Je crois qu’en me nommant comme ça il avait touché un point sensible. S’il y avait une chose que je détestais par-dessus tout c’est que l’on me confonde avec mon frère. Mon cœur se mit à battre relativement vite. Repenser à ces paroles me faisait mal. Toutes les paroles de NaYung me faisaient mal. Soudain je sentis une douleur à l’index gauche. Alors j’ouvris les yeux. Vil, venait de me pincer. Peut-être pour me rappeler qu’être dans un couloir, la nuit, avec Kwon NaYung ce n’était pas donné à tout le monde… Contrairement à son maître, Vil était vachement sympa avec moi. Je suis d’accord, comparer un animal à un humain c’est tordu …Mais Vil..Pour moi il était presque humain. Voire plus humain que NaYung certains jours. Après l’accident de NaYung je me suis occupé de son hibou… Même s’il avait déjà à manger et qu’il était tout propre…J’éprouvais le besoin de m’en occuper. Entre Vil et moi… Y a du avoir un coup de foudre. Lorsque NaYung n’est pas dans les parages, il vient souvent me voir… ça parait bizarre…mais c’est vrai. Je glissai ma carte, toujours en activité, dans une poche de mon gilet et je posai ma baguette auprès de Vil que je venais de mettre au sol. Après avoir pris une inspiration je fini par me relever et m’approchai de NaYung.

    -Tu sais NaYung… Je crois que je te hais. Je ne te supporte plus. Tu es toujours fourré là où je suis. Je ne peux pas faire un truc sans que tu sois dans les parages. J’en ai marre. Quand je ne te vois pas en vrai… Ce sont des photos… Quand ce ne sont pas des photos… C’est ton jumeau. Il ne m’a rien fait de mal mais il te ressemble tellement… J’en peux plus. De penser à toi inlassablement. D’entendre ton nom dans chaque bouche. Je ne suis pas jaloux. Je n’ai rien à t’envier et pourtant… Tu traines toujours dans ma tête. T’es une vraie ordure… Et tu le sais. Malgré ça, tout le monde t’aime. Pourtant t’es… Tellement prétentieux…Egoiste ! Antipathique ! Tu ne penses qu’à toi. A croire que faire du mal aux autres t’aime ça. Je ne te comprends pas… T’es pathétique. Arrête de croire que tu sais tout mieux que tout le monde. Et surtout…Arrête de me prendre pour un crétin qui ne sait faire que des blagues idiotes. Contrairement à toi. J’ai un cœur. Je suis tout de même sensible.Ton accident… Sans jouer sur les mots, c’était un accident. Je m’en excuse encore. Je sais que t’es un rancunier et que tu me pardonneras jamais mais essaye de comprendre que ce n’est pas facile pour moi. Et tu sais… Si je fais des blagues pourries…ou des farces, c’est simplement pour m’amuser… Pour essayer de faire rire les autres… C’est pour ne pas devenir comme toi… NaYung.

    Je repris doucement mon souffle. Je n’osai même plus le regarder en face. J’étais confus…Mais j’en avais eu besoin même si les trois quart de ce que j’avais dis était totalement faux… Je voulais le rendre mal à l’aise. Je le regardai de haut en bas. Découvrant qu’il était dans une tenue inhabituelle, j’esquissai un faible sourire. Je m’approchai un peu plus de lui et fini par l’enlacer. Il me haïssait déjà… Tout le monde savait que j’aimais les hommes… Je n’avais rien à perdre. Je fermai les yeux et posai mon visage sur une de ses épaules. J’en profitai pour lui prendre sa baguette. Lorsqu’il me repousserait, je ne voudrais pas qu’il utilise un sort… Il le savait… Il savait que je ressentais un truc pour lui. Et il s’en jouait voilà. Cela lui faisait plaisir de me voir tenter tous les jours une nouvelle tentative d’approche. Dans l’espoir qu’il me remarque enfin.

    -NaYung… NaYung… NaYung…

    C’était certain… Je n’avais que ce nom en bouche. Une part de moi était persuadée de l’aimer. L’autre trouvait ça totalement…absurde. Il était beaucoup trop différent de moi. Même une relation simplement amicale ne pouvait avoir lieu… Et il me le faisait comprendre…Mais… Je ne pouvais me l’avouer.

    - NaYung… Je t’en prie fais quelque chose. Insulte-moi… Repousse-moi. Allez… Vite.
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MessageSujet: Re: "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung   Mar 31 Aoû - 23:01

Comment pouvais-je, moi qui étais accroché au mur des dortoirs de centaine de demoiselles au moins, me retrouver en compagnie de cet énergumène ? Oui. Oh Chang Lim était un phénomène à lui tout seul. Lorsqu’il ne me suivait pas à la trace, il semblait voyager sur une autre planète. Déambulant tel un zombie dans les couloirs, toujours ce sourire aux lèvres. Comme s’il fut le plus heureux du monde. Qu’est-ce qu’il peut m’exaspérer ! Et, il était là. Juste devant moi. Pour vous dire la chance que j’avais. Toujours Vil en main. Cherchait-il les ennuis ? Tout le monde savait que lorsque l’on posait ses mains sur mon hibou, il ne fallait pas long feu pour que j’étripe la personne. Mais lui. Lui. Il osait. Je n’étais pas jaloux de l’attention qu’il portait à Vil. Loin de là. Mais je voulais être au courant de ce que le yongwang lui avait murmuré. Certainement une ânerie. Une grande et belle ânerie que seul un hibou pouvait comprendre. Je ne détournais pas le regard. J’étais calme, flegmatique. Alors que l’envie de lui asséner un coup dans son minois montait en moi. Il glissa contre le mur et fini par s’accroupir pour ensuite fermer les yeux. Verserait-il quelques larmes ? En ce lieu ? Pauvre de moi, maintenant je devais aussi assister à un tel spectacle. Quelle honte ! Je vous jure. Que pensait-il ? Je ne le consolerai certainement pas ! Hors de question. Poser mes mains sur son corps, était une vision dénuée de sens. Et tout bonnement impossible. J’avais les poings serrés et la mâchoire crispée. Je désirais tellement le réveiller, le secouer de toutes mes forces et saisir mon hibou de ses mains. Ensuite m’enfuir. Le plus loin possible de sa personne. Je me sentais confus lorsqu’il était dans mon champ de vision, près de moi. Je ne comprends toujours pas la raison. Certainement de la colère. Je me dirigeai vers lui mais n’eut pas le temps de réagir qu’il se releva enfin, posant Vil au sol et s’approchant de moi. Un sourire en coin illumina mon visage. Sur le coup, j’admets que je souhaitais impérativement le remettre à sa place. Il n’avait toujours pas dis un mot et semblait me prendre de haut. Quelle arrogance. J’entrouvris de ce fait la bouche. Trop tard. Ces mots, que Chang Lim prononçait avec une telle aisance, claquèrent à mes oreilles comme le bruit du tonnerre auquel on ne s'attend pas. Avec une violence que je n’aurai jamais imaginée de sa part. Etrangement, j’apportais une grande importance à son discours. Pourquoi ? Il n’était rien. Mes yeux écarquillés, ma gorge nouée, mon regard perdu. Pourtant, je souffrais. Les mots raisonnés dans ma tête. Pour ne pas devenir comme moi ? Mais ! Tout le monde rêve de devenir comme le grand Kwon Na Yung. Et ce gueux ! Ce misérable se permettait d’affirmer le contraire. Il voulait me rendre la vie impossible. Son but depuis le début. Depuis notre rencontre. Il avait posé les yeux sur moi, pour ne plus me quitter à présent. Je ne bougeais pas d’un centimètre. Comme apeuré. Je ressentais toujours cette cérébrale violence. J’étais en totale insuffisance. Quelle dureté. Dans ma tête, il régnait une telle agitation. Un être comme lui ne pouvait me procurer un tel effet. J’essayais de me raisonner. Il en profita pour m’enlacer et poser sa tête sur mon épaule. Papillons dans le ventre. Je ne faisais pas attention à ma baguette dont il s’empara sans plus attendre. Non. Il ne devait pas me toucher. Je ne lui accordais pas cette permission. Jamais ! Pas après ce qu’il venait de me cracher à la figure. Ma peau frissonne. Qu’il arrête ! Maintenant. Sur le champ. Sinon.. Voici que Chang Lim repartait de plus belle et me supplier à présent de le repousser. De l’insulter. Qu’il se taise ! Oui. Tais-toi je t’en prie ! J’essayais de repousser sa main sans ménagement mais sans m’en rendre compte, nos doigts s’étaient entrelacés.. Ma main serrait dès lors la sienne. D’une telle force, que cela me donnait le vertige. L’intonation de ma voix avait changé.

« Chang Lim… »

Dis-je dans un soupire qui ressemblait à un cri de grâce. Il y avait dans mon souffle, dans mon inflexion unique, tout le désir du monde. Mais je ne m’en rendais pas compte et n’y prêtais pas attention. Une soif furieuse de lui montait en moi. Ma respiration s'accélérait. Je m’approchais brusquement de Chang Lim, le forçant à reculer, le poussant, pour ensuite le plaquer contre le mur. Jusqu'à ce que nos deux corps se touchent à nouveau. Mes yeux plongés dans les siens un bref instant. La digue crève. Mon désir m'envahit. Sans plus attendre ni réfléchissant à mes actes, je posais résolument mes lèvres sur les siennes. Elles se faisaient insistantes. Jusqu’à le mordre parfois. Je l’embrassais comme si j’éprouvais ce besoin ardent depuis toujours. L'humidité de sa bouche me procurait un tel plaisir. Je ne pensais pas du tout aux conséquences de mes actions. Ni aux sentiments de mon acolyte. C’était horrible. Totalement excitant. Je ne pouvais me défaire de cette bouche. J’en voulais encore plus. Je souhaitais que mes paumes se baladent sur sa peau. Mais mon corps semblait ne pas suivre mes ordres. Agissant à sa guise. Je n’étais plus maître. Je n’écoutais pas non plus ma raison. Que m’arrivait-il ? Jusqu’où irai-je ? Je ne pouvais me retenir. Mon hibou en décida autrement et vînt à mon secours en m’agrippant à l’épaule. Petite douleur. Je me détachais alors de Chang Lim. Reculant d’un pas, puis de deux. Je m’arrêtais. Désarçonné. Ne détournant pas le regard, fixant le jeune homme, interloqué. Je passais une main sur ma bouche. Je venais de faire une énorme bêtise. Pour quelle raison m’étais-je comporter de la sorte ? Non. Je n’éprouvais rien pour le noir et or. Bien sûr que non. J’avais commis une erreur. Je n’aimais pas les hommes. Je possédais une attirance pour les femmes. Néanmoins... lui… il… Sa faute. Certainement. Tout était de sa faute. Je le lorgnais du regard et serrais le poing pour l’intimider.

« Arrêtes de me tourner autour. Vois-tu, notre haine est réciproque. Rien que de te voir trainer partout où je me trouve, la colère s’empare de moi. Tu m’énerves tellement. Avec ton air candide et enjoué. Après tout ce que tu m’as fait. Effectivement. Je ne peux oublier. Je n’accepterai jamais tes excuses. Comme tu l’as si bien expliqué, vu que tu sembles me connaître, je suis rancunier. Cependant je ne te permets pas de dire de telles choses négatives à mon sujet. Ne me juge pas. Je ne suis pas n’importe qui. Contrairement à toi. Les autres me respectent. J’ai une forte personnalité. Je ne suis guère un pantin, un clown, qui fait de son mieux pour amuser la galerie alors qu’il n’apporte que de la pitié. Oui. J’ai pitié de toi. Oh Seung Lim. A cause de toi ma popularité risque de diminuer fortement. Maintenant. Une fois pour toute. Je ne le répéterai pas. Ecoutes bien. Et comprends. Je ne veux plus te croiser sur ma route. Je ne souhaite pas respirer le même air que toi. Tu ne m’attires en aucunement. Je ne suis pas de ce bord-là. Ne penses plus à moi. Oublies-moi. Pigé ? »

Il devait comprendre que nous n’étions pas faits du même monde. Et j’avoue que j’éprouvais un malin plaisir à le nommer comme son frère pour attiser sa colère. Je faisais très bien la différence entre les deux. Ce qui était tout à fait surprenant puisque je ne m’occupais habituellement que de ma petite personne. Je portais une attention toute particulière envers lui. Chang Lim ne passait pas inaperçu. Remarque, si. Exactement. Il était transparent. Invisible. Du moins, je souhaitai m’en convaincre. Ne pas lâcher prise. M’enfuir. Je n’osais plus poser les yeux sur Chang Lim. Je me retournais. L’obscurité sans fin de ce couloir me glaçait le sang mais je pris mon courage à deux mains et continua le pas. Ce fut court à cause de ce pincement au cœur dont je ne connaissais pas l’origine. Nul doute. Simplement de l’irascibilité. Je m’accotais contre un des murs. S’éloigner de Chang Lim m’avérait être une excellente solution. Cependant, la distance qui nous séparée était infime..
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MessageSujet: Re: "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises" || Kwon Na Yung   Ven 17 Sep - 9:59

    Je le laissai faire. Nos mains étaient nouées. Nos corps collés. Je le regardais. Du moins je tentais de le faire. Et même si nous étions dans la pénombre... Je voyais son visage. Je voyais ses formes. Je voyais, et sentais tout. Je me sentais bien. Oui. Cette sensation... Qui me rend... incontrolable. Avec lui... Avec Nayung... il n'y a rien à faire. Je ne suis plus moi même. Je suis dans un autre monde. Il me contrôle. Complêtement. Et il le sait. Il sait très bien ce qu'il fait. Et d'une certaine façon... Je l'admire. Je l'admire parce que...Parce qu'il est Kwon Na Yung ? Ouais... Sûrement. Mais...Il a cette chose... Personne peut lui résister... Et entre lui et moi, je sais qu'il y a quelque chose... Rien que sentir, actuellement son corps contre le mien... me procure une sensation de bien-être. Je ne bouge plus. Je ne sais plus quoi faire. Je le repousse ? Non. De toute façon. Si je l'ai enlacé... ce n'était pas pour le relaché quelques secondes plus tard... Puis il murmura mon prénom. C'était magnifique. Il y avait dans sa voix... Une intonation particulière...Qui me rendait toute chose. Je me retrouvai soudainement,coincé entre le mur et le capitaine. Il me regarda dans les yeux très brievement. Et l'obscurité rendait la scène encore plus excitante. Oui. Voilà. "Excitant" était le mot exact. Son corps collé au mien. L'une des choses dont je rêvais le plus... J'avais quatre souhaits... Le premier, me coller à NaYung, le deuxième, embrasser NaYung, le troisième, sortir avec NaYung ou du moins... Ouais sortir avec lui. C'est ça. Le quatrième, réussir ma vie. Je n'eu pas le temps de me ressaisir, de me rendre compte de ce qu'il se passait...Je sentis ses lèvres prendre les miennes en otage. Surprit. Oui je l'étais. J'aurai voulu le repousser. Juste. Pour voir s'il était . Cependant je ne pouvais pas. Pas avec NaYung. Il m'embrassait. Alors qu'il soit sincère ou non je me devais de répondre à ce baiser. Ce que je fis sans hésiter. Mes yeux se fermèrent. Mes mains effleurèrent son visage. Je voulais continuer. Ne pas m'arrêter. J'étais autre part. Je voulais,à ce moment, me donner à lui. Complètement. Je voulais qu'il me touche. Qu'il me caresse. Qu'il me dise qu'il m'aime. Que sans moi il n'était rien. Je voulais qu'il me fasse l'amour. Oui. Mais tout cela était impossible. Il était beaucoup trop... Populaire pour perdre son temps avec moi. Pour ne serait-ce s'interesser quelque peu à moi. Subitement, les lèvres de mon acolyte cédèrent. Je le regardai, surprit. Malgré la faible lumière, j'arrivai à le distinguer. Il s'était reculé. Me regardant de nouveau dans les yeux, il prit soin de passer sa main sur sa bouche. Comment pouvait-il faire ça en face de moi ?! Il était déçu c'est ça ? Ou peut-être qu'il regrettait ce que nous venions de faire... Je ne sais pas... N'empeche que les mots qu'il était actuellement en train de prononcer... Me faisaient mal. Mal au coeur. Oui. Directement. Qu'est-ce qu'il voulait à la fin ? Pourquoi m'avait-il embrasser pour... pour ensuite me demander de l'oublier. Pour me dire que nous avions rien en commun... Qu'il n'était pas du même bord que moi. Il me traitait... comme une merde. Comme si j'étais une sous-espèce. Pour qui se prenait-il à la fin ?! D'accord, il était beau. Il avait toute l'intelligence du monde. Il était fort. Mais... Mais... Qu'est-ce qui lui permettait de me traiter de la sorte ? Et m'appeler Seung Lim... Comment osait-il !? Alors qu'il y a peine deux minutes il... il avait prononcer mon nom de la plus jolie des façons... Où allait-il ? Pourquoi partait-il ? Ah oui... C'est vrai... il ne voulait plus rien avoir avec moi. Je restai appuyé sur le mur. Baissant le regard. Que m'arrivait-il ? Non. Non je ne pleurais pas. Bon... Peut-etre qu'une larme coulait sur ma joue. Une oui. Non. Deux. D'accord... Trois, quatre, cinq... ça y est elles s'enchainaient. J'avais 23 ans. Je ne devais pas pleurer...Pas pour... un amour non réciproque. Pas à mon age... Et puis j'étais un homme tout compte fait... Un mal de tête me prit tout à coup.

    -Je... NaYung... S'il te plait. Essaye de me comprendre. Arrête de. Je t'en prie... Arrête de dire que je ne suis rien. Car tu ne t'es pas vu. Ta façon de te tenir en cours... De parler aux autres. Nous ne sommes pas tes chiens. Y'a quoi dans ta vie à part toutes ces putains de groupies qui n'en veulent qu'à ton corps !? Hein ? Y'a quoi ?! Ah oui... Y'a toi bien sûr. Toi ! Le beau et jeune Kwon Na Yung ! Agé de 21 ans ! Etudiant en 6 année. Faisait parti de la maison des Geobuk ! Ah et n'oublions pas le meilleur ! Monsieur est le capitaine de son équipe de quidditch ! Donc monsieur se croit tout permis. Pour qui te prends tu dis moi ?! De quel droit tu oses me dire que... Comment peux tu... Je.... Arrête. Je t'en prie ! Arrête. Car je vais vraiment m'énerver. Et je vais faire un truc que je regrette. Je...Na Yung. Pourquoi tu m'a embrassé ? C'est tellement bien de jouer avec les sentiments des autres ? Les draguer... Puis les envoyer balader deux minutes plus tard ?! Pourquoi tu fais ça ?! C'est quoi ton problème ?! Je... J'en peux plus. J'en ai marre... Et... Personne ne te connaît. Tout le monde pense que t'es parfait. Que tu sais mieux que tout le monde. Que tu es gentil. Mais en fait, rien du tout. T'es juste une belle et grosse ordure. Et ne me réembrasse plus jamais. Pigé ?! Tu te prends pour mon boy ou bien ?! Sale con ! Je te hais ! Vil...Ne te mérite pas ! Tu...Je... Veux plus te voir NaYung.

    Je repris mon souffle. Mes larmes se faisaient de plus en plus nombreuses. Un mal d'estomac s'installa ensuite. Effectivement, j'étais relativement triste. Il n'y avait plus vraiment de doute. Je l'aimais. Et ça me rendait malade. Aimer le pire des abrutis... Aimer LE garçon inaccessible... Celui qui... en un regard vous faisait succomber. Il avait fallu que ça tombe sur lui. Pourquoi ? Bonne question... J'essayai tant bien que mal de me ressaisir. Je n'arrivai pas à me faire à l'idée. Il me détestait. J'avais eu beau lui... Je ne savais plus quoi faire... Lui avouer enfin mes sentiments ou... continuer à le chercher... Je ne savais plus. Je passai mes mains sur mes joues, essayant de sécher le plus de larmes possible. Je ne voulais pas qu'il s'en rende compte. Il me prendrait pour un faible. Et il en profiterait. Mes spasmes au niveau de l'estomac continuaient. Une soudaine envie de vomir. Cela m'arrivait souvent quand je me sentais vraiment pas bien. NaYung s'étant éloigné. Je ne savais pas où il était. Il ne devait pas être loin. J'aurai pu utiliser ma baguette pour éclairer le couloir mais j'en décidai autrement. J'étais fatigué. Là tout de suite. Je voulais aller dormir. Et oublier tout ça. Oublier qu'il m'avait de nouveau traité comme un moins que rien... Oublier qu'il m'avait embrassé comme si nous n'attendions que ça depuis des mois. Je m'engageai lentement dans le couloir puis je bousculai le capitaine. Ma tête me faisait de plus en plus mal. Mes mains glissèrent sur le dos de NaYung, comme pour m'y accrocher. Je ne m'étais jamais évanoui. Je n'allais pas le faire maintenant. J'en étais presque sûr.

    -NaYung...
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