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 i don't wanna wait;

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Lee Kessyavatar

THE FREAK ADMIN;
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je suis ici depuis le : 13/06/2010
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animal de compagnie : dopey, un black racer. serpent pour les incultes. et dope pour les intimes - aka les femmes. ah, ouais, attention. il aime pas trop les hommes.
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MessageSujet: i don't wanna wait;   Mer 15 Sep - 16:48

La fin de la soirée avait été particulièrement bizarre; il ne savait pas vraiment s’il avait apprécié protéger les fesses si précieuses de sa jeune cousine ou si ça avait été une pure torture. En même temps, dans son cerveau embrouillé par l’alcool, tout ça ressemblait à un espèce de complot de la part de la jeune blonde. Elle faisait exprès, elle allait le pousser à bout, à bout jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Et comme ça ce soir elle s’assurait une nuit comme elle n’en avait jamais vécu, il en était certain. Oh. Elle n’avait même pas besoin de le faire, ça, cette nuit, elle allait être d’enfer. Dès qu’il arriverait à… mettre… un pied dans ce foutu bateau du moins. « Ça bouge trop. Pourquoi l’eau bouge trop – quelqu’un peut stabiliser ce foutu bateau que je – » Silence. Il tourna la tête, fronça les sourcils, cligna des yeux et secoua la tête. Bah quoi ? Pourquoi on le regardait comme ça ? « Ke… Kessy, le bateau est immobile… » Quoi ? Son attention revint vers le bateau. Non, non pas possible, ce bateau était tout sauf immobile et il voyait déjà les grandes vagues à l’horizon, là, même le quai bougeait trop sous lui. En fait, le plus étonnant dans tout ça, c’est que l’eau, il l’avait complètement oubliée. Lui qui avait prévu se terrer au fond du bateau, là, refusait totalement qu’on l’aide. L’eau ne semblait plus du tout lui faire peur et d’ailleurs, le danger en lui-même ne semblait même pas être présent dans sa tête. Il soupira et fit signe au garçon déjà dans le bateau de s’asseoir. « Dude. Je contrôle la situation. » – il avait abandonné le coréen depuis belle lurette. D’ailleurs, il fallait dire qu’il était chanceux que les gens qui l’entouraient en ce moment comprennent à peu près l’anglais. Au bout d’une longue bataille – qui dura quelques minutes, certainement – il réussit enfin à poser le premier pied dans la barque. Là, le problème, c’était d’y poser le deuxième pied… « Merde. »




Finalement, il avait peut-être retardé les départs suivant le leur – il ne savait pas, de toute façon, il n’arrivait pas réellement à lire ce qui était écrit sur sa montre en ce moment. Tout ce qu’il savait, c’était que la musique était déjà bien forte, qu’elle éclatait ses pauvres oreilles – sa pauvre tête dans laquelle tout semblait résonner. Mais rien ne semblait vraiment le déranger, en fait. Même les personnes qui passaient, le bousculaient et osaient le toucher ne le dérangeaient pas, alors que normalement, il se serait dépêché d’aller se cacher dans un coin pour prendre sa forme féline et ne plus réapparaître de la soirée. Non, ce soir… son regard était totalement concentré envers une seule et bien précise jolie dame. Une bien précise partie de son corps, en fait, ses hanches qui se balançaient devant ses yeux, ses longs cheveux dorés qui volaient au vent, ses lèvres parfaites… ses paupières en devenaient lourdes à force, tellement il se perdait dans ses pensées. Au départ, l’idée d’aller vers la piste de danse ne l’avait pas dérangé. Mais dès l’instant où la jeune femme avait réalisé qu’il n’avait plus assez d’esprits pour danser quoi que ce soit et que son seul intérêt se retrouvait derrière le comptoir du bar, elle semblait avoir changé d’idée. Et cette idée tout particulièrement l’avait fait sourire. Les tentes. N’était-ce pas ce qu’il attendait depuis le début ?

    « J’ose espérer que tu as tout ce qu’il faut pour ce soir, un petit oubli pourrait rapidement rendre la soirée décevante. » Il avait cligné des yeux, en transe. Pourquoi lui faire vivre ce genre de situation ? C’était horrible, quand même. Mais il s’était forcé à tourner la tête, fermer les yeux, compter dix fois jusqu’à cinq, penser à autre chose. Difficile à faire mais pourtant, il y était parvenu, même si tous ses membres commençaient à être engourdis et que la pièce ne semblait pas tourner très ronde. Il avait fermé les poings et s’était finalement retourné lorsqu’elle lui avait posé la question, tentant de se concentrer sur les mots qu’elle venait de dire. Entendre, assimiler, traduire, comprendre. Il devait faire toutes ces étapes, une à une, n’en manquer aucune histoire de ne pas s’imaginer des choses qu’elle n’avait pas dit ou alors histoire de bien comprendre et ne pas faire une gaffe. Après tout jusqu’à maintenant, elle n’avait rien remarqué… si ? Il était un acteur professionnel, de première classe, il avait l’air complètement sobre. Pensait-il avec un petit hoquet. Il avait simplement hoché la tête positivement. Non. Il avait arrêté son geste rapidement et avait finalement hoché négativement la tête. « Ma valise est… sous ton lit. »


Les tentes. Non, en fait, elles n’avaient absolument rien de particulier. Des tentes, normales. Ou pas du tout normales, en fait, puisqu’elles étaient immenses lorsqu’on y pénétrait – mais des tentes quand même. Mais c’était ici, ce soir, que ça allait se passer. Et finalement après toutes ces longues semaines de torture, la belle vélane était là, à ses côtés, prête à assouvir tous ses désirs… du moins il le croyait. Il avait eu du mal à entrer par la porte de la tente. D’ailleurs, en essayant d’ouvrir cette fameuse porte, son doigt s’était coincé. aouch. Il avait abandonné, laissant la tâche difficile qu’était d’ouvrir la fermeture éclair à la jeune femme. Puis il s’était incrusté à l’intérieur sans dire un mot, souriant bêtement, zigzagant jusqu’au centre de la tente – pièce, en fait. C’était grand, la lumière était tamisée et la chambre n’était pas séparée du reste de ce qu’il pouvait appeler leur « mini-appartement » temporaire. Bref, c’était parfait pour un couple. Ce qu’ils n’étaient pas – et ne seraient probablement jamais – mais pour ce soir, l’ambiance lui semblait être parfaite. Il devait simplement laisser descendre l’alcool un peu, reprendre ses esprits. Mais même avec un galon complet de rhum dans le sang, il était certainement capable de faire l’amour comme un Dieu – oh ça oui. Il fit lentement le tour de la grande tente, chancelant, s’étirant finalement de tout son long lorsqu’il arriva devant le lit. Grand, très grand. Du moins assez grand pour contenir au moins quatre Kessy, constata-t-il sans grand intérêt avant de laisser tomber son veston qu’il avait pu récupérer après l’épisode des couloirs avec la blonde à moitié nue. Tout ce dont il avait envie, en ce moment, c’était de se laisser tomber dans ce lit. Lui, Jee Yie, la lumière tamisée… rien d’autre. Mais il devait tout de même reprendre ses esprits; voyons, un peu de nerfs. Il pinça les lèvres et inspira doucement, être un gentleman, ce n’était pas si difficile. Mais être un gentleman se résumait, dans ce genre de situation, à balancer le veston sur le lit et chanceler jusqu’à la jeune femme pour attraper sa main et la tirer à lui, l’attirant lentement jusqu’au matelas, un mince sourire au coin des lèvres et un sourcil haussé. Certes, il avait beaucoup plus de tact et faisait part de beaucoup plus de subtilité en temps normal, mais dans sa tête, tout était parfait. Un maître, un artiste, elle n’avait d’yeux que pour lui et lui était un vrai Dieu. Il la fit doucement tourner jusqu’à ce qu’elle soit de dos au lit, et lorsque les talons de la jeune femme se buttèrent contre la base du lit, le choc eut pour effet de la faire retomber dans le lit. Comme il l’avait prévu – ça au moins, il l’avait bien calculé. Toujours un petit sourire au coin des lèvres, il posa un genou contre le matelas, entre les cuisses de la blonde qui se vit obligée de reculer jusqu’aux oreillers tandis qu’il se glissait au-dessus d’elle, ses mains le soutenant. « Yie, Yie… » sa main gauche se leva jusqu’à son visage, son index venant caresser délicatement la joue de la vélane, son visage se rapprochant du siens et son souffle venant parcourir sa peau blanche. « Cette fois… cette fois, tu ne peux plus te defiler. » Son index se posa contre ses lèvres pour qu’elle ne puisse répondre, sa tête retombant doucement contre son épaule, ses lèvres se glissant finalement contre la peau qu’il avait rêvé de parcourir depuis le début de la soirée. Il prit le temps d’inspirer le délicat parfum de la blonde avant de redresser la tête, ses lèvres se glissant le long de sa gorge pour, enfin, venir capturer ses lèvres.


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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Jeu 16 Sep - 14:59

    Il était étrange, dieu qu’il était saoul. Elle leva les yeux vers le ciel alors qu’il titubait dans l’immense tente dont ils avaient eu droit. Le pauvre, il souffrirait sans doute le lendemain matin et c’est pourquoi devraient-ils être déjà au lit, dormir pour être en forme. Oui, parce qu’évidement; elle jouerait volontiers les infirmières pour son cousin adoré. Oui, malgré la froideur que les gens voulaient bien lui attribuer, la jeune femme pouvait se faire aimante et particulièrement affectueuse avec ceux qu’elle considérait comme méritant cette chance. Elle avait bon cœur, seulement pas avec tous. Elle lui adressa un doux sourire alors qu’il venait la voir, il était mignon, à moitié conscient de ses gestes qui ne manquaient pourtant pas de fluidité. Oui, il était complètement saoul, mais il lui semblait réellement mignon à l’instant même. C’est sans doute pourquoi elle ne résista pas lorsqu’il l’intima de le suivre jusqu’au lit, répondant sans aucune plainte à tout ses désirs. Rien n’était trop beau pour lui, non jamais rien, elle ne lui refuserait rien, encore pire puisqu’elle le savait dans une toute autre stratosphère. Il lui semblait plus affectueux qu’à l’habitude, bien qu’il ne lui aie jamais témoignée aucune attitude de colère, elle pouvait au moins se venter de cette partie; il l’avait toujours adorer, elle sa petite poupée de cousine. D’autant plus que sa mère lui avait clairement dit que les hommes sous l’effet de l’alcool avaient beaucoup plus tendance à vouloir de l’affection qu’à l’ordinaire, kessy était un roi pour elle mais n’échappait – apparemment- pas à la règle général de l’homme. Elle sursauta toute fois alors qu’elle basculait dans le vide, son dos retrouvant le matelas alors que quelque mèche de ses cheveux venait lui barrer la vue. Au finale, peut-être avait-elle beaucoup trop confiance en lui, n’ayant éprouver aucune envie de protection, aucun réflexe de retrouver son équilibre, la poupée s’était sagement laisser tomber parce que le roi en avait décidé ainsi; et qu’elle lui était docile, parce qu’elle l’avait décidée. Seulement maintenant, l’expression qu’il lui donnait, ce sourire assuré et malicieux, n’avait absolument rien pour rassurer la nervosité qui grandissait instinctivement en elle. La jeune femme n’aurait sans doute pas put expliquer l’origine de sa crainte, pourquoi elle la ressentait et surtout pourquoi se sentait-elle soudainement brusqué par son cousin, son chère cousin hee na. C’était ridicule. Elle recula encore une fois parce que c’était ce qu’elle devinait que le plus vieux demandait. Oui, faire ce qu’il voulait, respirer s’il lui permettait. « Yie, Yie… ». Cette fois elle ne put empêcher de sursauter alors que sa main glissait contre la peau de sa joue, s’apaisant doucement alors qu’il ne faisait que la caresser. Ridicule. Elle lui adressa simplement un sourire, se calmant avec succès alors qu’elle songeait encore une fois aux hommes et leurs tendances sous les effets de l’alcool. N’empêche, hee- kessy, semblait être pire que ce qu’elle avait imaginée. « Cette fois… cette fois, tu ne peux plus te defiler. ». Ses yeux s’ouvrirent grand de questionnement, de quoi parlait-il ? Elle ne l’avait jamais fuit, c’était même le contraire en réalité, elle qui l’avait poursuivit comme une dingue, elle qui l’avait invité au bal, lui qui s’était enfuit. Elle s’empressa d’objecter ses paroles, se faisant couper avant même qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit.

    « Maman, pourquoi les hommes et les femmes veulent toujours s’embrasser? »

    Un silence s’en était suivit, sa mère restant pourtant calme devant l’enfant de 12 ans qui l’observait par l’entremisse de la glace. Elle continuait simplement, les yeux ronds et les joues rosies par la gêne de sa propre question. Sa mère était stricte sur le sujet, elle ne voulait pas aborder les choses comme celle-ci avec elle; parce que c’était déplacé. Sa mère fronça simplement les sourcils et continua sagement de la coiffer pour son cours de ballet classique. Il fallait bien s’en douter, la vélane ne lui répondrait certainement pas, ne lui expliquerait pas et ne le ferait jamais. Pourtant elle voulait savoir. Elle était rarement une jeune femme insistante lorsque le sujet était déplacé, mais ça elle voulait réellement savoir.

    « Des gens dans le parc le font souvent, des jeunes comme moi. Hier, un garçon m’as demandé s’il pouvait m’embrasser. »

    Se fut sans doute la seule fois de toute sa courte vie qu’elle put voir sa mère témoigner de la colère, ses mains se faisant plus précise contre ses cheveux, les tirants si forts contre sa tête que la fillette dut mordre le bout de sa langue pour retenir un cri. Elle s’empressa de lui dire qu’elle n’avait pas acceptée, mais ça ne sembla pas la calmer pour autant.

    « Les jeunes femmes qui embrasse autre que leurs époux sont de vulgaire trainée. Elles finissent par devenir une pauvre prostituée qui meurent dans une ruelle parce qu’un homme aura été trop brutale. Tu ne veux pas mourir seule dans une ruelle non? Alors ne va plus jamais dans ce parc et ne reparle plus jamais à ce garçon. ».


    Ses paupières clignèrent plusieurs fois, revenant doucement à la réalité alors qu’elle sentait ses muscles endoloris se détendre doucement. C’était un mensonge, elle le savait parfaitement mais ce n’était pas non plus une raison de se jeter sur le premier homme pour obtenir un baiser. Elle avait toujours pensé ainsi, elle n’irait jamais chercher elle-même ce premier baiser, mais s’il arrivait avant son mariage; alors il en serait ainsi. Le problème était sans doute qu’elle ne croyait pas que ce premier baiser serait accordé à son cousin. Était-ce réellement mal? Elle écarta tout simplement son visage en douceur pour l’observer silencieusement, le regard grave. Était-ce réellement quelque chose de mal, embrasser hee na? Les gens qui s’embrassaient s’aimaient. Certes, elle aimait cet homme de tout son petit cœur de glace, mais elle ne l’aimait pas de cette façon. Elle ne pouvait pas l’aimer de cette façon, tout comme elle était persuadée qu’il ne l’aimait et ne l’aimerait jamais de cette façon. Alors pourquoi l’avait-il embrasser. Pourquoi s’en sentait-elle triste au final? La vie s’en continuerait tout de même, la terre ne s’arrêtait pas de tourner pour un baiser. Pouvait-elle simplement continuer la soirée avec lui, la passant ainsi à l’embrasser? Cette nuit seulement, les deux jeunes gens semblaient simplement avoir besoins d’un peu de chaleur. Une chaleur qu’elle ne comprenait pas, qu’elle ne chercherait pas à comprendre. Ce n’était pas mal, c’était seulement, de la tendresse, de l’affection entre cousins. Le même sang pour la même solitude. Un lien fort pour une simple nuit. Elle baissa doucement les yeux, inspirant discrètement alors qu’elle songeait à ce qu’elle devait faire. Ou peut-être justement devait-elle faire le contraire, agir avec ce qu’elle réfutait réellement; de la spontanéité. Elle s’approcha doucement de lui, fermant les yeux alors qu’elle approchait avec lenteur, ses lèvres effleurant à peine celle du plus vieux. À peine mais suffisamment pour lui couper le souffle et produire une certaine chaleur dans son petit corps de porcelaine. Elle pressa finalement ses lèvres contre les siennes, ne sachant absolument pas ce qu’elle faisait réellement. C’était peut-être instinctif au final, peut-être simplement des bases primaires qui se réveillait naturellement chez l’homme dans des situations pareilles. Des instincts qui lui faisait rapidement perdre la carte et ce par de simple lèvres se pressant contre les siennes. Elle posa sa main contre son torse, glissant celle-ci jusqu’à son cou, ses doigts venant se resserrer contre sa nuque. Un long moment sembla s’écouler alors qu’elle n’y comprenait plus rien, s’écartant finalement pour respirer un peu, à bout de souffle. C’était, étrange, la sensation qu’elle ressentait à l’instant même. L’envie d’en avoir d’avantage sans même savoir ce qu’elle voulait réellement. Étrange, mais loin d’être désagréable. Un peu comme les frissons qu’elle avait ressentit avec lui dans la foret.




    « Si maman savait.»


    Ses seules paroles, oui, si maman savait. Elle l’avait dit dans un sourire, sa main agrippant finalement le collet de sa chemise pour l’attirer à elle une nouvelle fois. Oh ciel, si elle-même savait ce qui venait de se déclancher.

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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Jeu 16 Sep - 16:27

Tendue, surprise. En temps normal, il l’aurait certainement remarqué; aurait compris les signes, aurait rapidement compris que ce n’était pas du tout ce que la jeune femme avait en tête. Mais ce soir, toute sa retenue était disparue, envolée. Ce dont il avait envie n’avait pas de conséquences, visiblement, dans son cerveau. L’idée de retenir ses envies, ses pensées ou alors même ses paroles ne semblaient même pas traverser son cerveau une seule seconde. Démontrer tout, extérioriser tout. Ce n’était pas du tout un problème. Pas ce soir. Alors lorsque ses lèvres s’étaient posées sur celles de la vélane, sa main droite s’était glissée le long de son corps, avait attrapé sa hanche plus doucement que ce qu’il avait calculé puis l’avait attirée à lui. Ses lèvres s’étaient retirées des siennes au bout d’un moment – le baiser n’avait pas été très long, plus rapide qu’autre chose, et, en temps normal, servait surtout à faire le premier pas de la danse. Communiquer un certain désir, un besoin au travers d’un geste aussi simple qu’un baiser. Du moins, pour lui, c’était simple. C’était anodin et c’était tout simplement les premiers pas à faire lorsqu’on avait envie de prouver à une personne qu’on la désirait; qu’on avait envie d’elle. Son regard s’était vaguement posé vers celui de sa cousine une seconde avant qu’il ne ferme les yeux, laisse à nouveau retomber sa tête contre son épaule. C’était une violente vague, une ravageuse envie qui le prenait, et même avec tout l’alcool qu’il avait dans le sang il savait parfaitement que ce n’était pas bien de faire ce qu’il faisait en ce moment. Mais dans cet état, on se disait facilement que l’alcool était le parfait porteur de blâme. Le lendemain, on ne pensait plus de la même façon. Mais le lendemain était bien loin encore, et comme le premier pas était déjà fait, sa seule envie était d’en profiter. Son souffle s’était perdu une seconde contre sa peau; douce, pâle. Ses yeux roulaient probablement sur eux-mêmes mais il se sentait encore suffisamment conscient, suffisamment présent pour être capable d’accomplir ce qu’il voulait accomplir. Non, ce n’était pas vraiment un but, ni même une conquête ou quoi que ce soit. Il redressa la tête pour l’observer à nouveau, soufflant une mèche de cheveux qui passait en travers de son visage, sa langue passant contre sa lèvre inférieure. C’était probablement une obsession malsaine qu’il pouvait trouver au fond de son regard, quelque chose qui l’empêchait de réfléchir correctement, et ça, même lorsqu’il était complètement sobre. Seulement, lorsqu’il était sobre; lorsqu’il avait toute sa tête, ce sentiment-là, plutôt que de le rendre heureux, le frustrait. Faisait naître en lui une colère sur laquelle il n’arrivait pas à mettre le doigt et donc une tempête de toutes sortes d’émotions, de sentiments qu’il ne pouvait contrôler. Et ne pas avoir le contrôle sur quelque chose; ça, ça l’horrifiait. Horrible. Encore une fois, la blonde supprima toutes les chances qu’il avait de réaliser l’erreur qu’il s’apprêtait à commettre lorsqu’elle répondit à son baiser. Plus doucement que lui, ses lèvres se posant délicatement contre les siennes. Il frissonna sous le toucher de la plus jeune lorsqu’elle glissa ses mains contre sa nuque, accentuant le baiser, ses doigts se pressant avec plus de force contre le tissu de sa robe. Entre temps, il se calla un peu mieux entre les jambes de la vélane, écartant doucement ses cuisses pour pouvoir s’y glisser. Là, juste là, il trouvait déjà la place parfaitement convenable à sa personne. Royalement. « Si maman savait. » Finalement; il y avait bien des choses qui pouvaient le déranger, même dans cet état.

« si maman savait »; c’était comme mettre de l’huile au feu et jouer avec ensuite. Dangereusement. Si maman savait; il serait heureux qu’elle le sache, uniquement pour qu’elle puisse voir où il en était. Même si, aux yeux de toute sa famille, de la planète entière, ça pouvait paraitre ridicule, pitoyable comme comportement. Mais justement. Juste pour les insulter de toucher à leur fille si parfaite, de salir une si jolie dame de ses mains apparemment souillées, de faire honte à cette famille de fous. Fous, qui était-il pour dire ce genre de choses ? Cette pensée le fit sourire, d’un sourire particulièrement malin. Oui, si maman savait. Il se laissa attirer à la plus jeune avec plaisir, sa main se frayant un chemin jusqu’à sa cuisse recouverte par le mince tissu de ses collants, remontant le long de cette dernière pour s’arrêter en plein milieu de son chemin. Il agrippa doucement la cuisse de la vélane et se pressa contre elle, coupant le baiser seulement lorsque le besoin d’air se fit ressentir pour lui aussi, sa vue embrouillée, ses sens décuplés à l’extrême et sa tête tournant déjà un peu – dans le mauvais sens. Il hocha alors la tête, pinçant les lèvres, son nouveau problème étant qu’il devait absolument réfléchir à chaque mot qu’il tentait de prononcer, à chaque syllabe pour ne pas se tromper. Au bout de quelques secondes, il laissa tomber, remplaçant les paroles par un faible rire. De toute façon, il n’avait rien à ajouter. Elle ne savait pas ce qui en était de la situation entre sa famille et son cousin. Elle n’avait même pas besoin de le savoir. La seule chose importante, là, c’était elle. Elle, lui, eux, et puis ce lit, et toutes ces idées malsaines qui lui traversaient l’esprits depuis déjà un bon moment. « Tout ce qui importe c’est ce que toi tu veux. » répondit-il finalement, tentant de jouer sur un terrain plus sécuritaire, freinant les paroles suicidaires qui menaçaient de déborder. Au moins ça il pouvait le faire. Du moins, pour le moment. Que voulait-elle réellement, en fait ? La seule réponse qu’il avait envie d’entendre en ce moment était ‘toi’. Lui, rien, personne d’autre, c’était tout ce qui comptait et tout ce qu’il espérait. Mais dans son esprit embrouillé, ça, ce n’était même pas une question. Ça ne se posait – ne se demandait même pas, ne se questionnait même pas, c’était si clair qu’il pouvait aisément passer à une étape supérieure, tout de suite, maintenant. Mais ça, ce n’était pas du jeu.

Ses doigts s’infiltrèrent doucement sous la robe de la plus jeune, se glissant vers la partie supérieure de cette dernière, griffant délicatement le tissu dérangeant recouvrant sa peau. Sa plus grande frustration en ce moment c’était bien ça; ne pas pouvoir toucher sa peau, ou, du moins, pas assez. Le peu lui étant révélé n’était pas assez, même s’il s’acharnait à glisser ses lèvres un peu partout où il le pouvait. Sa gorge, sa clavicule, la petite parcelle d’épaule qu’il pouvait atteindre. Sa peau était douce, pâle – du velours. Mais froide, tellement froide que c’en était presque surprenant. À croire que la vélane était vraiment faite de glace. La réchauffer, faire fondre ces glaces; c’était possible, non ? Elle n’avait d’yeux que pour lui, en général. Même si ce n’était pas bien et, qu’un jour, elle devrait bien réaliser qu’il n’avait absolument rien d’un homme remarquable, du roi qu’elle s’était créée à son image, il aimait bien savoir qu’elle le plaçait tout en haut, qu’il était premier sur le piédestal et qu’il était réellement un roi aux yeux de la blonde. Un jour, le mythe tomberait, et probablement serait-elle déçue de voir l’homme qu’il était réellement. Mais juste pour ce soir, ce roi, peut-être était-il capable de faire fondre ces glaces, justement. La voir fondre sous lui, fermer les yeux, cambrer la tête, murmurer son prénom – même son prénom de naissance, ça lui importait peu, au fond. Mais cette poupée sans vie, si jolie; il ne savait pas pourquoi exactement il avait envie de briser cette image. Peut-être la briser elle aussi, au fond, mais pour le mieux finalement. La voir se libérer, peut-être. Il redressa la tête et murmura son prénom au creux de son oreille, sa main se faufilant un peu plus haut sous son vêtement, touchant finalement la peau de son ventre. « Yie-ah. J’ai tellement envie de toi – depuis la dernière fois. C’est… un manque, tu comprends ? Dis-moi que tu comprends. Tu ressens la même chose, non ? Me fait pas tourner en rond, pitié. »


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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Sam 18 Sep - 13:29

« Tout ce qui importe c’est ce que toi tu veux. »
    Ce qu’elle voulait. Un rire presque ironique s’échappa de ses lèvres alors qu’elle baissait les yeux pour regarder cette main qui s’acharnait contre le fin tissu translucide qui recouvrait la peau de ses cuisses. Ce qu’elle voulait; personne ne lui demandait ce qu’elle voulait. Certes il y avait sully qui se donnait corps et âme pour ses désirs mais ce n’était pas pareil. Ce qu’elle voulait, non, personne ne lui demandait ce qu’elle désirait vraiment. Ce qu’elle avait droit de faire par contre, tous s’empressaient de lui indiquer avec sévérité. Possession, colère, envie, frustration et domination. C’était la triste histoire de sa vie, à elle la poupée d’une beauté artificielle. Il y avait ceux qui contrôlaient sa vie; soumise et docile. Ceux qui devenaient fou face à son pouvoir; crainte, peur, soumission, docilité. Ceux qui la détestaient et qui se faisaient protecteur envers une chose qui ne leurs appartenait pas; elle, oui pour tous elle n’était qu’un objet. Encore était-il presque hilarant que le plus vieux lui dise ces mots précis alors que lui-même tentait de faire la même chose; détruire la seule chose que cette famille avait réussit à contrôler à la perfection. Elle n’avait aucun caractère, que de la froideur, un cœur qui n’était de glace parce qu’elle ne savait tout simplement pas comment réagir avec ceux qui débordaient de tendresse et de générosité. Dégout, voilà exactement ce que ces paroles venaient de faire surgir en elle, dégout et détermination. D’accord, si il disait qu’elle était la seule maitresse de sa vie alors pourquoi ne savait-elle pas ce qu’elle devait faire? Pourquoi ne savait-elle pas si les sentiments qui brulaient dans son ventre étaient normal et pourquoi ressentait-elle l’envie imminente de les extérioriser et ce; sans savoir comment faire. Un cercle vicieux, une perversité innocente à la limite du ridicule. Dégout, dieu; tuez moi avant que je ne soit blessé de ce que je ne comprends pas. Une prière insignifiante à un dieu qui ne l’aimait pas, qui ne la voyait pas, qui ne ressentait pas le besoin de l’aider. Une plainte d’enfant qui ne savait rien du monde. Dégout.

    «J’ai l’impression de bruler mes ailes.»


    Oui, c’était ce qu’elle allait faire non? Elle ne savait pas pourquoi et ni la raison qui faisait qu’elle le savait, mais c’était ainsi. Si elle se laissait prendre par cette vague qui venait et partait pour l’agacer, elle brulerait ses ailes. Elle avait envie de le toucher, toucher juste un peu trop. Même sa main qui s’infiltrait sous sa robe n’était pas assez pour ce qui allait lui bruler les ailes. Non, définitivement pas assez. Un feu froid, agaçant, enrageant, son reflet parfait perçant même les limites de son corps pour venir s’imprimer sur leurs gestes brulant. Elle ferma tout simplement les yeux, soupirant sans même s’en rendre compte alors qu’il posait ses lèvres partout ou ce n’était pas suffisant. Cette nuit surement oui, elle pourrait s’abandonner même à ce qu’elle ne connaissait pas. Parce que de toute façon, ce n’était surement pas mal ce qu’ils faisaient, c’était seulement elle; qui était mal. Elle se cambra doucement alors qu’il touchait finalement son ventre, frissonnant doucement, entrant ses ongles dans la peau de sa nuque, ouvrant un peu plus ses cuisses pour qu’il porte d’avantage son poids sur elle. Il devait se presser d’avantage contre elle. C’était tout, tout ce qu’elle voulait c’était qu’il la touche un peu pour lui donner un semblant d’amour qui n’existait pas. Cette chose que les autres avaient droit et pas eux, parce que les gens de cette famille n’avaient pas le droit au bonheur. Le pouvoir ne touchait jamais au bonheur. Ils étaient en groupe et en couple simplement parce qu’ils n’étaient pas assez stupide pour croire qu’ils pouvaient contrôler le monde seul. Des ingrats manipulateurs inconscients. Frustration, intensification. « Yie-ah. J’ai tellement envie de toi – depuis la dernière fois. C’est… un manque, tu comprends ? Dis-moi que tu comprends. Tu ressens la même chose, non ? Me fait pas tourner en rond, pitié. ». La jeune femme poussa une plainte à peine audible. Comprendre quoi? Que devait-elle réellement comprendre à tout ça, qui avait-il à comprendre à deux corps qui se touchent. Un manque, un manque qui lui coupait l’aire; mais quel manque? C’était énervant à un point démentiel. Oui, elle ressentait un manque, une brulure qui ne voulait pas refroidir mais sans savoir pourquoi et ÇA c’était pire que tout. «Oui, oui, mais arrête cette tempête s’il te plait; elle me rend folle». Stupidité. Quelle tempête? Il ne pouvait pas savoir, il ne pouvait pas comprendre si elle ne le pouvait pas. Elle encercla son cou de ses bras, collant sa joue contre la sienne. Qui pouvait savoir? Elle ne pouvait même pas poser de question, d’autant plus que ce n’était surement pas normal qu’elle se sente ainsi. SI c’était normal alors elle aurait sut pourquoi. Mais non, elle n’en savait rien et elle savait tout. Elle bougea sous lui, sentant ce manque dont il parlait s’atténuer un peu, y trouvant une petite solution, bougeant une deuxième fois pour ressentir cette satisfaction pointer son nez une nouvelle fois. Ça fonctionnait. Yie posa rageusement ses lèvres contre les siennes, mordillant ses lèvres inférieur alors qu’elle se sentait soudainement vulnérable. Ses cuisses se resserrèrent finalement contre ses hanches avec force, elle glissa l’une de ses mains contre son dos, l’autre venant presser ses doigts contre sa mâchoire. Oui, seigneur. Tout ça faisait tellement mal qu’elle en ressentait un sentiment euphorique. Oui si maman savait, elle la giflerait très certainement. Et papa, papa s’il savait lui, les tueraient tout les deux. Pourquoi au final ? Pourquoi savait-elle que ses parents n’en seraient pas contents? S’ils ne faisaient rien de mal. Parce que Hee Na ne lui voulait pas de mal, non il ne lui voulait aucun mal. Ah, oui, peut-être parce qu’elle agissait sans leurs consentement, peut-être oui, que c’était pourquoi ils les tueraient, parce qu’elle vivait au lieu de rester là où elle devait être; à la bibliothèque entrain de lire. Mais non, elle voulait le toucher à la place. Elle voulait de la peau, de la peau chaude contre la sienne froide. Que quelqu’un ose seulement la réchauffer un peu. Que quelqu’un imagine un temps soit peu qu’elle pouvait être belle sans être froide.

    «Réchauffe-moi, je t’en supplie. »

    Voilà, oui. Qu’il la réchauffe lui. Qu’il lui donne un semblant de ce qu’était la chaleur lui qui avait une peau si chaude. Elle posa l’un de ses pieds entre les jambes de Hee Na, le forçant à se presser encore plus contre son petit corps de glace. Elle mordillait sa propre lèvre inférieur avec force. C’était malsain ce qu’elle ressentait maintenant. Elle ne voulait que du mal, réellement être mauvaise. Elle ne comprenait rien et ne voulait rien comprendre, pas maintenant. Elle voulait avoir mal, qu’il tire sur ses long cheveux blonds, qu’il la morde, la blesse. Parce que c’était ce qu’il semblait vouloir faire, lui et ses yeux malins, ils voulaient la détruire et elle aimait ça. C’était surement cette sensation d’étourdit qui lui embrouillait l’esprit, mais elle le voulait ainsi, collé à elle jusqu’au lendemain matin. Ou encore disparaitre maintenant et n’avoir jamais connu cette sensation étrange qui la mangeait de l’intérieur. Elle avait l’impression que quelqu’un s’amusait à griffer ses poumons pour lui interdire de respirer, accentuant l’étourdissement qu’elle ressentait.



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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Sam 18 Sep - 17:05

« J’ai l’impression de brûler mes ailes. »



Était-ce l’alcool qui embrouillait ses pensées et faisait en sorte qu’il n’arrivait pas totalement à comprendre ce qu’elle sous-entendait ou alors était-ce simplement lui ? Il ne savait pas, n’en avait aucune idée, et même si en temps normal il aurait ignoré tout simplement en le camouflant derrière un sourire; cette fois, ça lui semblait impossible. Alors il était resté immobile une seconde, la fixant tant bien que mal, ravalant sa salive. C’était négatif ? Il ne savait pas, n’en savait rien, mais à en juger par les réactions de la plus jeune; ses cuisses qui se resserraient contre son corps, les frissons apparaissant à la surface de sa peau, ou même simplement ses yeux qui se refermaient chaque fois que ses doigts touchaient une nouvelle parcelle de peau, ça ne pouvait absolument pas être totalement négatif. Alors quand ses ongles avaient commencé à torturer son dos au travers de sa chemise, que ses cuisses s’étaient ouvertes un peu plus pour qu’il se presse contre elle, il l’avait fait; se pressant d’avantage contre elle, mordillant d’avantage toute la peau qu’il pouvait à son cou, resserrant ses mains contre la couverture du lit. « Oui, oui, mais arrête cette tempête s’il te plait; elle me rend folle. » Il redressa à nouveau la tête, toujours questionné. Tempête ? La tempête la rendait folle ? Et quelle était la cause de cette tempête en elle-même ? C’était lui, ou il se faisait tout simplement des illusions ? Il souffla contre son oreille, sa tête retombant contre le matelas tout prêt de la sienne alors qu’elle, elle venait coller sa joue contre la sienne, ses bras se retrouvant bientôt contre sa nuque. Il redressa la tête juste à temps pour qu’elle attrape ses lèvres et sa main, celle qui était toujours sous son vêtement, descendit à nouveau le long de sa cuisse, ses ongles passant un peu moins délicatement contre le mince tissus l’empêchant de toucher à même cette peau qu’il se languissait depuis déjà le début de la soirée de toucher; dès le moment où il avait pu poser le regard vers ces maudites cuisses, ce maudit dos, sa nuque, ses lèvres, ses épaules… tout, en fait, tout ce qu’il avait vu et tout ce qu’il n’avait pas eu la chance de voir encore. Un long frisson parcouru son corps entier et l’envie de lui arracher ses vêtements se pointa au fond de son crâne, quelque chose comme ça, dans le genre bestial, du moment où ses vêtements se retrouvaient rapidement au sol en fait; il s’en fichait. Peu importe la façon. « Réchauffe-moi, je t’en supplie. » Peut-être avait-elle un don; ou peut-être partagaient-ils quelque chose tous les deux. Peut-être avait-elle lu dans ses pensées ou alors peut-être le disait-elle simplement sous le sens sexuel. Dans tous les cas, un nouveau frisson s’empara de lui aux mots de la plus jeune et il se pressa avec plus de force encore contre elle, sa main agrippant finalement le collant de la blonde alors qu’il posait son front contre son épaule. Il n’en demandait pas trop, après tout; juste une nuit, et puis c’était fini, après. Ce n’était pas mal – ils partagaient le même sang, certes, mais pas les mêmes parents. Ce n’était pas… ça n’avait rien de… il n’avait même plus envie de réfléchir, en fait. Ses doigts percèrent finalement le collant e la plus jeune, le déchirant sur toute la longueur possible, sa main s’infiltrant finalement sous ce dernier pour enfin pouvoir toucher la peau qu’il rêvait de toucher. La fouler, la salir, peu importe; mais la réchauffer, au moins un peu, comme il le pouvait. Comme elle le lui avait demandé.

S’il y avait bien une personne bien placée pour savoir ce que la jeune femme vivait, c’était lui. Non, il ne l’avait jamais à proprement parlé vécu. Certes, il avait subi l’éducation sévère de ses parents, mais ça n’avait rien à voir avec le traitement qu’avaient les femmes chez eux. Elles étaient des loques, elles ne servaient à rien de plus qu’être une parfaite petite femme entraînée à répondre à tous les désirs de leur mari; à qui elles devaient être fidèle jusqu’à la mort, même si le mari en question n’était qu’un connard qui passait ses soirées à voir ses maitresses. Du moins, c’était comme ça qu’il le voyait, et c’était probablement ce que son père était. Elles étaient de vrais monstres, mais, au fond, elles étaient certainement les femmes les plus soumises qu’il n’ait jamais vues. Jee Yie était la pire. C’était ironique de dire que les vélanes étaient des croqueuses d’hommes, quand même, dans ce cas-là. Son éducation à lui ? L’inverse. Il devait apprendre à traiter les femmes comme de pauvres objets et être un homme respectable. Poli en public, charmant, un vocabulaire d’enfer, mais violent dès que la bonne occasion se présentait. Envers les femmes, bien sûr. Et surtout, on ne fréquentait jamais les moldus; c’était horriblement déplacé. Mais il avait refusé depuis le tout jeune âge de se soumettre à ce genre d’éducation. Jee Yie, elle, n’en avait pas eut la chance. Pour elle, certainement, c’était totalement normal de se soumettre comme elle le faisait. Et derrière cette énorme couche de glace, ce cœur de pierre, se cachait une femme en devenir insatisfaite. Une femme en devenir qu’elle-même ne devait même pas connaître. Une femme en devenir qui ne demandait que ça; être entendue et libérée, finalement. Ce n’était pas comme ça qu’on devenait forte. Pas du tout. Sa main droite relâcha finalement sa cuisse, remontant le long de son corps, faisant glisser la robe vers le haut sur son passage pour révéler à moitié la partie supérieure de son corps, s’arrêtant contre sa joue pour repousser les quelques mèches de cheveux qui s’étaient mises en travers de son visage. Il la força à le regarder un instant avant de poser ses lèvres contre son nez, sa joue, ses lèvres sur lesquelles il s’attarda un moment avant de redresser la tête pour retrouver son regard. « La seule chose à brûler ici c’est toutes les erreurs qu’on t’a appris. Yie-ah; ce dont tu rêves, ce dont tu as envie, c’est toi qui le décide. Si c’est la seule chose qui te reste alors tu dois au moins te battre pour ça. Si tu n’as pas de regrets, alors ce n’est pas mal. C’est toi. Personne d’autre. »

La tendresse qu’il ressentait envers sa cousine était toute particulière; elle lui était toute, entièrement réservée. C’était bien une des seules femmes pour lesquelles il éprouvait tant de respect, si ce n’était pas la seule. C’était exactement la raison pour laquelle il se souciait de son bien-être. Si elle n’avait pas été présente dans sa vie ces cinq dernières années, du moins physiquement, elle avait toujours été là quelque part. Non, ça n’avait rien à voir avec quelconque sentiment amoureux; s’il n’arrivait pas à ressentir ce genre de sentiments en temps réel, encore moins envers sa propre cousine. C’était plutôt ironique, comme ça, puisque le désir sexuel lui il était bien présent. Mais chaque fois qu’il traversait une période difficile, chaque fois que quelque chose n’allait pas, jusqu’à sa dernière année, il n’y avait que deux personnes à qui il pensait; pour qui il se disait, qu’au final, ça valait la peine de poursuivre. Juste pour revenir et finalement revoir ces sourires. Il captura finalement ses lèvres et sa main s’infiltra à nouveau sous son vêtement, passant contre les côtes de la vélane pour redescendre jusqu’à sa hanche où sa main s’insinua entre son corps et le matelas afin qu’elle cambre le dos, la rapprochant de lui au maximum alors que ses lèvres s’aventuraient vers son cou, le creux de son épaule, ses clavicules et finalement son décolleté. Peut-être aurait-il déjà dut réaliser dans quoi il s’engageait, comprendre les signes, savoir, qu’après tout, c’était Jee Yie. Kang Jee Yie, qui n’avait que dix-sept ans et restait une petite poupée fragile et encore beaucoup trop pure pour qu’il n’ose même poser le regard sur le corps de la plus jeune. Et pourtant, il faisait encore bien plus en ce moment, et ses intentions s’élevaient bien au-delà d’un simple regard. Il la redéposa doucement contre le lit et vint chercher la main de la blonde, la posant contre sa chemise, tout prêt du collet. Il la fit lentement descendre jusqu’à ce que ses doigts n’atteignent le premier bouton de la chemise, qu’il détacha lui-même, lui indiquant de poursuivre elle-même alors que sa main retombait sur son corps à elle, se glissant une fois de plus sous son corps pour cette fois glisser ses doigts sous l’agrafe du soutien-gorge. En temps normal, ça, il le maitrisait parfaitement… mais il était tout de suite beaucoup moins habile, là, et il dut prendre bien plusieurs secondes avant d’en venir à bout, un rire vaguement embarrassé se bloquant au fond de sa gorge. Il posa son front contre son épaule et soupira, sa main passant vers l’avant, toujours sous le second vêtement pour se retirer avant d’atteindre sa poitrine. Un peu de tact, un peu de patience. Plus facile à penser qu’à mettre en action, pensa-t-il, alors qu’il faisait glisser la robe un peu plus haut sur son corps pour lui faire lever les bras et la lui retirer totalement. « C’est insupportable… » dit-il, finalement, pour la presser à déboutonner cette chemise. Il s’empressa d’ajouter la suite; « … te sentir si proche et si loin en même temps. »

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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Lun 20 Sep - 16:02

    C’est toi. Personne d’autre. Mais qu’est-ce qu’elle était au fond? C’était de très belles paroles mais elles ne voulaient rien dire. Pourquoi chercher plus loin que les faits. Il n’y avait surement rien de bien mieux dans la vie des autres si ce n’était que de l’incertitude face à leurs futur non? Elle qui était si nerveuse lorsque tout n’était pas prévu d’avance. Encore maudissait-elle sa famille de lui avoir caché tout ce que les autres savaient, encore remerciait-elle dieu d’avoir tombé dans une famille si bien coté monétaire. Ils étaient sévères mais c’était pour son bien, non? Elle terminerait ses études avec mention, épouserait le fils d’un ami de son père et vivrait heureuse; ou pas. Tout dépendrait de ce que l’homme qu’elle épouserait lui permettrait de faire. Si l’un de ses rêves pouvait effectivement être brisé, c’était bien à ce niveau. Elle avait remarquée que ; bien que les gentlemen se faisaient honorable et charmant envers les lady et leurs désirs frivoles, ils n’étaient pas spécialement ravis lorsque leurs femmes travaillaient. Encore là, il fallait même comprendre que l’emploi qu’elle visait ne se contentait pas d’être une simple secrétaire, non les langues de plombs étaient des emplois haut classé et très important. Et ça, c’était bien la seule chose qui lui faisait craindre le future. S’il s’avérait qu’il ne lui laisse pas l’opportunité de faire ce boulot, elle n’aurait pas le choix que de lui obéir et ne pas en faire son emploi. C’était triste mais c’était ce que les femmes devaient faire. Même la princesse au cœur de pierre pouvait ressentir un pincement au niveau de la poitrine lorsqu’elle y songeait. Oui, de toute façon, elle obéirait. Au fond, ce qui comptait vraiment dans toute cette histoire, ce qui faisait flotter un joli sourire émue sur ses lèvres rosées à l’instant même; c’était qu’il y avait quelqu’un ici bas qui ne voulait pas combler ses désirs pour la rendre heureuse, mais plutôt quelqu’un qui l’incitait à faire ce qu’elle voulait pour la voir heureuse. Et ça, ça c’était plus important que tout. Juste pour ressentir cette fierté d’avoir quelqu’un qui croyait en elle, c’était suffisant pour lui donner envie de braver les interdits et devenir ce qu’elle avait toujours eu envie. «Merci Hee- Kessy ». Elle glissa sa main doucement contre sa joue, fermant les yeux alors qu’il posait à nouveau ses lèvres contre les siennes, retenant son souffle alors que ses poumons étaient déjà vides. Elle se cambra d’avantage, inspirant finalement lorsque ses lèvres s’amusaient à la faire frissonner en se promenant doucement contre ses épaules dénudée. C’était étrange du début à la fin, mais au final rien n’était plus étrange que ses propres mains qui s’occupaient de détacher la chemise du plus vieux. Rien de plus étrange que son envie grandissante de voir et de toucher cette peau qu’elle avait pourtant de graver dans son esprit. Son souffle s’en faisait de plus en plus tremblant, pour finalement s’arrêter alors qu’il dégrafait son soutien-gorge. Elle ne se souvenait même pas qu’il ait relevé sa robe. En fait, ses sens c’étaient légèrement envolé dès l’instant où ses ongles avaient percés le fin tissu qui recouvrait ses cuisses, ses mains chaudes se posant contre sa peau glacé.

    Elle sentait parfaitement son corps qui voulait doucement onduler contre le sien, un appel qu’elle ne comprenait pas, ou encore qu’elle pouvait associer avec des choses communes de la vie. Oui, c’était un peu comme si son propre corps demandait à danser avec le plus vieux, oui son corps demandait à danser, danser couché dans ce lit mais danser quand même. Le sentir danser aussi contre elle. Ses dents se serraient avec force, résistant à cette envie d’entrer ses ongles profondément dans sa chaire, simplement parce qu’elle voulait le sentir contre elle avec trop de puissance. S’amplifiant chaque fois d’avantage lorsqu’il se pressait contre elle. Un envie vorace et frustrante, voilà. « C’est insupportable… te sentir si proche et si loin en même temps. ». Elle soupira avec honte. Ses doigts avaient tout simplement des difficultés à défaire le vêtement avec aisance, elle tremblait probablement trop d’un manque qu’elle cherchait encore la cause. La jeune femme sursauta un instant alors qu’il passait sa main contre sa poitrine. En temps normal elle ne l’aurait pas laissé faire. En temps normal elle ne l’aurait même pas laissé l’embrasser. La soirée n’avait pourtant rien de réellement spécial pour qu’il puisse la toucher ainsi à sa guise. Elle ne comprenait peut-être pas ses réelles intentions sexuelles mais elle savait quand même que ces parties là devaient rester intimes. Elle leva toute fois les bras docilement, laissant la robe valser hors du lit, ses joues se tintant d’un rouge vif alors qu’elle fermait les yeux pour échapper à son regard. Elle ne voulait pas voir ses yeux l’observé mise à nue. Pourtant, dénudée, la jeune femme ressentait d’autant plus le désir de le sentir contre elle, sa peau contre la sienne.


    «Enfin!»


    Elle vint finalement à bout de ce fichu vêtement, susurrant les paroles au même moment. Elle ouvrit directement la chemise, dénudant finalement légèrement les épaules du plus vieux, glissant avec délicatesse le tissus contre sa peau, découvrant peu à peu la peau qu’elle était curieuse d’observer. C’était une totale fascination qui se lisait dans ses yeux, sa main glissant lentement contre son torse, son ventre, remontant lentement pour venir effleurer son cou, ses épaules. Elle déposa délicatement ses lèvres contre les siennes, le débarrassant finalement avec douceur de cette chemise. C’était peut-être le fait de le retrouver qui la rendait si avide de lui, leurs retrouvailles qui leurs faisaient faire des folies. Qui la faisait se partager entre l’envie de le sentir contre elle d’une façon presque animale par moment, et que là maintenant, la douceur suivait chacun de ses mouvements. Chaque seconde se faisait contradictoire, insensée. Elle se trouvait littéralement ridicule ainsi en sous-vêtement – encore lui restait-il maintenant que le bas - , comme elle aimait voir son corps à lui. Son corps, elle n’avait jamais vue un homme si nu de sa vie, ce qui n’aidait en rien à ses joues qui se rougissaient à chaque fois qu’elle touchait d’avantage de peau. Mais il était beau, ainsi il était réellement beau. Elle pinça les lèvres, encerclant son cou de ses bras alors qu’elle l’attirait finalement à elle, leurs corps se touchant concrètement pour la première fois, un soupire de soulagement s’échappant douloureusement de sa gorge, fermant les yeux alors qu’elle resserrait son étreinte. C’était comme si elle le retrouvait réellement à ce moment là. Comme si justement d’être ainsi vulnérable la faisait retourner 5 ans plutôt. Là où Kessy était son grand chevalier. Des souvenirs se faisaient de plus en plus présent dans son esprits, sentant de pathétique larme rouler contre ses joues. Elle n’était pas triste, seulement beaucoup trop heureuse de l’avoir retrouver. Elle posa ses mains un instant contre ses joues, l’observant l’instant d’une seconde avant de poser ses lèvres avec empressement contre les siennes, ses mains se posant finalement contre son dos. Elle l’explorait d’avantage, embrassant chaque parcelle de son visage. Soulagement de l’avoir dans ses bras, s’assurant qu’il était bien là, découvrant toutes les traces que sont corps avaient accumulé au cours des années disparut, les cicatrices qu’il avait surement dut se faire lorsqu’il était aux états-unis. Ces émotions semblaient si contradictoires encore une fois et pourtant elle ne s’était jamais sentie plus en vie qu’à l’instant même. La poupée de porcelaine craquait doucement sous la chaleur de son corps. Ses lèvres se faisaient plus précises, plus gourmandes, plus avides. Voilà donc les tempêtes qui ravageait avec force l’intérieur de son petit corps.

    «Si tu ose quitter ce lit, je te tue.»

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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Lun 20 Sep - 17:38

Son sourire était précieux; plus précieux que n’importe quoi. Ça aurait été malsain de dire qu’elle était importante comme une sœur pour lui, surtout en ce moment, et ce devait être la raison pour laquelle il n’osait pas avouer de tels sentiments envers la jeune femme. Oui : la voir heureuse. C’était tout ce qu’il désirait de sa part, il voulait qu’elle puisse aller loin. Il avait eu la chance d’être libéré des liens de cette bon Dieu de famille de fous; pas comme elle. Parallèlement elle, au moins, elle n’avait jamais eu à ressentir ce manque que l’on ressentait constamment. Être rejeté de la famille, être le mouton noir, cette chose répugnante dont on ne voulait plus, qu’on ne voulait même plus associer à notre sang. Parce qu’ils étaient trop royaux, ceux-là. La vélane semblait avoir eu un peu de mal à détacher tous les boutons de sa chemise – c’était peut-être parce que ses doigts tremblaient. Nerveuse ? Ou alors peut-être parce qu’elle était trop concentrée à ne pas quitter ses lèvres, ou alors quelque chose dans le genre. En même temps, le félin ne faisait absolument rien pour l’aider, pour lui donner un coup de pouce ou pour ne pas la déconcentrer dans sa tâche. À présent tout ce qu’il voulait c’était de pouvoir sentir son corps contre le siens, sa peau contre la sienne, réchauffer cette peau comme elle le lui avait demandé. C’était tout ce qu’il désirait en ce moment, peu importe le prix qu’il devrait en payer par la suite; il acceptait même de prendre tout le blâme, en entier, sur ses épaules s’il le fallait. Tant que ces besoins-là, ceux qui le cisaillaient en ce moment, étaient satisfaits. Il n’aurait pu dire si ce n’était pas plus émotif que sexuel, ou si c’était l’inverse, mais de toute façon… évidemment, qu’il s’en fichait. Il n’avait même pas envie de se poser des questions, n’avait même pas envie de savoir ce qu’elle en pensait, tant qu’il pouvait la sentir frémir sous lui et savoir qu’elle se portait bien, qu’elle ressentait au moins à peu près ce qu’il ressentait lui aussi. Qu’elle brûle de l’intérieur parce qu’il ne demandait que ça; brûler ses glaces, la faire fondre, briser cette glace jusqu’à ce qu’il puisse réellement savoir qu’il la touchait, qu’elle était présente, complètement lucide sous ses mains mais totalement perdue vers un univers cinquante fois supérieur à celui dans lequel ils se trouvaient en ce moment. Voilà, c’était de ça qu’il parlait. La faire fondre, totalement. Son regard s’était inévitablement posé contre le corps dénudé de sa jeune cousine; était-elle intimidée ? Il pouvait déjà remarquer ses joues qui se teintaient d’un léger rose. Soit par gêne, soit par… non en fait, il ne voyait vraiment rien d’autre que la gêne. Et pourtant, elle n’avait absolument aucune raison de se sentir honteuse ou alors gênée. Absolument pas. Il se retint de faire un commentaire – ça n’aurait servi à rien, sauf peut-être la gêner encore plus. Elle parvint finalement à bout des boutons, et un sourire amusé vint couronner ses lèvres lorsqu’elle s’exclama en victoire à sa réussite. Ça avait pris un peu de temps, mais, il s’était bien occupé de toute façon. Il baissa la tête, suivant du regard la main de la vélane qui se promenait à présent sur son corps, pour finalement fermer les yeux et inspirer lentement.

C’était l’alcool qui l’étourdissait, ou alors simplement sa présence imposante ? Parce qu’il fallait l’avouer, la blonde avait définitivement un pouvoir sur lui. Toujours cette même chose qui le rendait impuissant face à ses propres émotions, face à cette femme qu’il aurait normalement pu qualifier comme ‘horrible’ – si seulement ce n’était pas du charme qu’elle dégageait et de sa beauté naturelle. Chaque fois qu’il la regardait dans les yeux, quelque chose se passait. Même si, après toutes ces années, il avait appris à faire attention à ce genre de charme… c’était plus fort que lui. Il n’avait jamais vraiment fait face à cette situation, au fond, puisqu’aucune vélane n’avait réellement déjà tenté d’utiliser son pouvoir sur lui – quoi que si, une fois, mais ça, ce n’était pas naturel. Le pouvoir d’une vélane était-il plus puissant lorsqu’il était sincère ? Était-il, dans ce cas, involontaire ? Il redressa la tête et croisa son regard à cet instant, une immense vague de… il ne savait quoi, en fait, traversant son corps en entier. Il inspira, doucement, confus. S’y abandonner, ça, il l’avait toujours refusé. Il avait toujours opposé résistance, n’avait jamais pensé aux bienfaits que ces… sentiments incontrôlés pouvaient lui apporter. Il ne se sentait pas particulièrement apaisé, non – mais plutôt insatisfait, irrévocablement attiré, profondément bien malgré l’insatisfaction pesante sur ses épaules. Non, il se sentait bien; c’était comme… avoir un ange juste pour lui, le paradis dans son lit, quelque chose qui s’y apparentait du moins si ce n’était pas une déesse. Il ravala difficilement sa salive et posa une main plus délicate contre le corps de la plus jeune avant de se laisser aller à son étreinte. « Si tu oses quitter ce lit, je te tue. » Nouveau sourire. Pour quitter ce lit, il fallait considerer quitter la jeune femme. Quitter la jeune femme, c’était comme laisser tomber le paradis auquel il n’accéderait probablement jamais au bout de sa vie; impossible.

« Si je quitte ce lit il vaut mieux que tu me tue de toute façon. » Son nez revint se nicher au creux de son cou, s’enivrant de son parfum. Il était difficile, très difficile d’apprécier le parfum d’une femme lorsqu’on avait un odorat si sensible; pourtant, celui-là, il était parfait. Paradisiaquement parfait, voilà. Il avait fermé les yeux quelques secondes, profitant simplement de l’étreinte, résistant à ses profondes envies de tout accélérer maintenant pour, peut-être, pouvoir goûter plus concrètement à ce paradis. Pour, plutôt, profiter du moment présent. La tendresse, non, ça ne faisait jamais de mal. Du moins, en ce moment, au moins, il le croyait. Demain, ça serait une autre histoire, certainement. Là, il n’y avait que le moment présent qui comptait. Il redressa la tête seulement lorsqu’il sentit une des larmes de la jeune femme couler contre sa propre joue. Inquiet, il écarquilla légèrement les yeux en voyant les larmes fouler ses joues de porcelaine, s’apprêtant à lui poser des questions avant qu’elle ne se mette elle-même à couvrir son visage de baisers, partout où elle le pouvait. Qu’avait-il fait pour la mettre dans cet état ? L’avait-il brusquée ? Pourquoi ces larmes coulaient-elles le long de ses joues ? S’il y avait bien une chose qui l’horrifiait, qui lui brisait le cœur, c’était ça; les larmes de sa jeune cousine. N’avait-il pas le premier à lever le ton, à protester lorsqu’on lui faisait de la peine tout au long de sa jeunesse ? Oui, toujours, même si les larmes n’étaient pas permises à la maison. C’était justement ce qui l’enrageait. Si cette poupée n’avait pas droit de pleurer en temps normal, qu’avait-il bien pu faire pour qu’elle pleure maintenant ? Il retint le nouveau frisson qui menaçait de faire surface lorsque ses mains glissèrent le long de son dos, soufflant avant de redresser un peu mieux la tête et poser sa main contre sa joue, essuyant les quelques larmes qui perlaient toujours sur cette dernière à l’aide de son pouce. « Yie-ah… pourquoi est-ce que tu pleures ? Qu’est-ce que j’ai fais ? » Les craintes, celles qu’il aurait peut-être dut avoir dès le début, lui vinrent enfin en tête. Et puis, au fond, si elle n’avait pas réellement envie et qu’elle se retrouvait présentement dans une position qu’elle n’avait absolument pas envie de vivre ? Elle était si soumise que ça n’aurait pas été étonnant. Particulièrement à lui, elle avait toujours eu du mal à admettre lorsqu’il avait tort et à lui refuser quelque chose. Mais ça… enfin, même ça ? C’était impossible qu’elle n’arrive pas à faire la différence, à marquer ses propres limites. Ne lui avait-il pas déjà dit nombre de fois que c’était à elle de décider ? Elle savait, pourtant, qu’avec lui elle avait entièrement le droit de dire son propre mot. Même s’il lui arrivait parfois de profiter de sa crédulité et de s’amuser gentiment à ses dépens… au travers de ses inquiétudes, le garçon n’avait même pas pensé une seule fois que ces larmes pouvaient être des larmes de joie. En fait, il n’avait tout simplement pas fait le lien. Il avait tellement peur de lui faire du mal qu’au final, dès que ces larmes avaient foulées ses joues, il avait pensé que c’était totalement négatif, que ce n’était pas de la joie mais de la peine; peut-être un cœur brisé, ou il ne savait quoi encore. Malgré tout, il voyait bien que ce n’était pas la tristesse qui était imprimée sur son visage. Il contrôlait toujours tout, il comprenait toujours tout, il retenait tous les bouquins possibles par cœur et pouvait même citer un chapitre entier de n’importe quel manuel si on le lui demandait et qu’il l’avait bien lu; il savait amadouer une femme, avait appris à savoir parler aux femmes, avait appris beaucoup de choses d’elles lorsqu’elles s’étaient confiées à lui. Mais les sentiments ? … c’était bien navrant, mais ça ne s’apprenait pas dans les bouquins. La colère, la rage, la peine, l’affection, ou même l’amour, ça… il ne savait pas gérer. Si ça avait été une autre personne, ça ne l’aurait jamais fait paniquer; mais pas quand c’était Jee Yie qui se retrouvait sous lui. Alors, Dieu, comment pouvait-elle sourire et pleurer à la fois ? Était-ce même possible ? Hallucinait-il seulement parce qu’il ne voulait pas voir qu’elle pleurait ou… peut-être qu’il avait bu plus qu’il ne le croyait – était-ce possible de boire jusqu’à un certain point où on hallucinait ? Pas à son souvenir, pas à sa connaissance, ça au moins il le savait. Était-ce seulement réel ? Sa main droite glissa le long de son corps, se posa contre sa hanche, ses doigts caressant délicatement sa peau. Les mots, les bonnes questions à poser… il ne les avait pas. Et il n’était qu’un pauvre, ridicule, pathétique garçon. « Tu… ne veux pas de moi ? Tu souris ? Tu es triste ? » demanda-t-il, finalement, la confusion et l’inquiétude visibles sur tous les traits de son visage.

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MessageSujet: Re: i don't wanna wait;   Mar 21 Sep - 14:36

    L 'inquiétude dans son visage était percevable sur son visage, ne l'arrêtant pourtant pas dans sa lancé. Il lui posait des questions, qu'elle ne pouvait lui fournir la réponse. Au final elle ne comprenait pas plus toute les contradictions qui se passaient dans son corps. Elle n'était pas plus avancé coté relation inter personnelle que le plus vieux, c'était un fait. Même que celui-ci avait au moins la connaissance sexuel et savait en quelque sorte ce qu'était une amourette, contrairement à elle. Elle n'était pas triste, seulement tellement heureuse et ça elle pouvait au moins le comprendre. Heureuse au point étrange où des larmes coulaient sur ses joues, heureuse au point où elle avait envie de le serrer tellement fort qu'il s'intégrerait en elle, la comblant littéralement. Elle ne pouvait pas dire pourquoi elle comprenait mais elle avait en effet le sentiment atroce de le sentir si près et si loin en même temps. Que pensait-il, que voulait-il ? Était-il aussi heureux qu'elle de l'avoir ici avec lui? Elle agita rapidement la tête en signe de négation lorsqu'il lui avait demandé si elle ne voulait pas de lui. Pourquoi le rejetterait-elle? Bien entendu elle n'avait pas le même sens de vouloir que lui avait en tête, mais pour elle c'était formel, elle avait envie de lui. Elle ne voulait pas le quitter, pas qu'il la quitte ... encore. Parce que cette nuit, où il était partit, un vide immense c'était encré dans son cœur. Elle avait passé nombreuse nuit et jour à attendre sagement qu'il revienne la voir, qu'il vienne la chercher pour sortir un peu dehors. Ce qui n'était finalement jamais arrivé. C'était surement la réponse à beaucoup de question sur son fonctionnement; à savoir pourquoi avait-elle autant peur de l'imprévu et pourquoi était-elle aussi insécure. Pourquoi aussi la belle n'avait jamais réellement voulut se donner la peine de s'attacher aux gens si ce n'était autre que Sully. Sully lui était fidèle, elle ne la laisserait jamais tomber. Non, jamais. Elle réalisait simplement trop tard que le plus vieux lui avait manqué, un manque énorme qui s'extériorisait à l'instant même, alors qu'il caressait doucement sa peau satinée. Parce qu'il la touchait, elle comprenait sa présence, parce qu'il l'embrassait, elle comprenait son importance pour lui. Il l'aimait, même s'il ne voulait sans doute pas l'admettre lui et son égo masculin, il l'aimait. Elle frissonna, restant pourtant silencieuse à ses questions. Non, elle n'était pas triste et oui elle souriait. Elle ne pouvait pas lui répondre, sa voix se briserait et c'était un signe de faiblesse. Elle n'avait jamais eu le droit de pleurer à la maison, elle devait être forte et simplement s'adapter aux situations pour rester une femme froide et intouchable. Si elle ne voulait pas qu'il entende sa voix, c'était bien parce qu'elle en montrait déjà trop de ses larmes qu'elle n'avait sut retenir. Elles étaient si nombreuse ses larmes, une larme pour chaque jour à espérer qu'il pointe le bout de son nez. Une larme pour chaque 25 décembre où le père-noël n'avait pas reçut sa lettre, lui apportant le seul cadeau qu'elle avait demandé. Chaque fois le même, chaque fois une déception. Comment pouvait-il autant compter pour elle? Comment quelqu'un arrivait à compter autant pour une personne? Si elle ne pouvait que faire un souhait dans sa vie c'était sans doute d'être aimer de la même façon et d'aimer quelqu'un exactement comme ça. C'était bien d'aimer son cousin inconditionnellement mais un amoureux ... l'aimer ainsi, qu'il nous aime ainsi, ferait de sa vie un paradis.

    « Je ... je suis simplement vraiment très heureuse et. Oppa ! Je ne comprends pas ce qui arrive. Je suis peut-être malade, je crois que je suis malade.»


    Voilà, c'était sans doute ça. Toutes les hausses de températures et les millions de frissons qui se faisaient sentir depuis un petit moment ... c'était ce que l'on ressentait lorsque nous étions en proie de fièvre. Stupide, elle qui n'avait pas sut comprendre ce qui était la source de ses étourdissements. Elle était si prévoyante et connaissait chaque malaise causé par les maladies en temps normal. Sans doute, oui sans doute, qu'elle était beaucoup trop heureuse pour voir les signes. Elle posa sa main contre son front et son autre contre celui du brun, haussant les sourcils avec stupeur. Oh seigneur, il était aussi brulant qu'elle ! Ils étaient tout deux malades. « OPPA ! Toi aussi tu es brulant ! Est-ce que tu es étourdis et a des petits frissons partout? Parce que nous avons sans doute la même chose et donc je suppose que tu a les mêmes symptômes que moi ! » Elle se tortilla vivement sous lui pour se redresser doucement, oubliant complètement sa nudité partiel. Quand la maladie était de la partie, la jeune femme savait mettre de coté de quelque notion et se concentrer uniquement sur le problème. Oh, son pauvre Hee Na avait trop but pour se rendre compte qu'il était malade ! Une fois assise, la jeune femme porta directement ses mains contre son visage, affichant un air inquiet. Elle déposa un baiser contre son front, se redressant pour être à genoux. Elle l'attira rapidement contre son corps, le forçant à poser sa joue contre sa poitrine, fermant les yeux. C'était si dramatique qu'ils soient tous deux malades le soir de son premier bal ! Elle caressa doucement sa chevelure, glissant son autre main contre la peau de son dos, ses doigts effleurant chaque bosse de sa colonne vertébrale dans une douceur qui se voulait rassurante. Malade ou pas, elle devait avant tout prendre soins de son homme. Ce n'était théoriquement pas son homme et ça ne le serait jamais mais elle se devait - tel que son éducation lui avait apprit - de s'occuper de l'homme qui était en peine. Elle le força donc à se coucher sur le lit, exactement où elle s'était trouver peu de temps avant, venant prendre place sur son bas ventre, posant ses mains contre son ventre. Ce qui était dangereux avec la fièvre, c'était que si elle augmentait trop, il pouvait perdre conscience. Encore pire, sa maladie pouvait s'empirer durant la nuit et il pouvait malheureusement mourir ici. Non, elle ne le laisserait pas tomber, il ne mourrait pas ce soir, pas après leurs si courte retrouvaille. Elle se pencha vers l'avant, se couchant contre lui, nichant son nez dans le creux de son cou. « Je prendrai soin de toi ce soir et demain tout ira mieux ! » Sa main glissa contre sa mâchoire pour venir lui caresser la joue, déposant quelque baiser tout près de son oreille. Horrible était la sensation de le sentir frissonner de la sorte. Et pourtant, pourtant la température dans son corps semblait augmenter d'avantage. Elle n'était sans doute pas dans un meilleur état, si elle en jugeait aussi le chatouillement qu'elle avait dans le creux de son ventre. C’était une bien drôle de maladie en fait. Elle n’avait jamais ressentit des symptômes pareille et elle n’aurait put dire quel en était la souche. Seulement maintenant, elle avait envie d’être une gentille fille, et de lui donner de l’amour, le guérir de ses mains. Comme si caresser son ventre comme elle le faisait maintenant l’aiderait à aller mieux, qu’elle le soulagerait simplement par des baisers contre son oreille. Il irait mieux, oui il irait mieux avec elle.

    «Tu dois avoir envie de repos.»




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