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  ;the stupid idea of the day

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Ok Min Gukavatar

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je suis ici depuis le : 08/07/2010
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love status : Quoi, de l'amour ? La bonne blague. Le jour ou Min Guk tombera réellement amoureux, ce sera tellement incroyable que même jimmy n'y croira pas.
animal de compagnie : Un.. crapaud. Pourquoi est-ce qu'il possède ce stupide animal, déjà ? Ha, ouais. Parce qu'il aime rien d'autres, et parce qu'un crapaud, ça demande pas beaucoup d'entretien ni d'affection. Son nom ? Il en a jamais eu, il hérite de petits noms tous plus ingrats les uns que les autres.
je me trouve ici : Ici ? Actuellement, il se trouverait dans sa salle commune en train de parler tout seul, puisqu'il ne se passe rien d'intéressant dans sa vie. Ou peut-être quelque part dans les couloirs en train d'embêter Mee Kyung qui essaye de réviser.

MessageSujet: ;the stupid idea of the day    Ven 17 Sep - 14:55

Il ne comprenait toujours pas comment il avait pu terminer sa course ici, même après avoir repassé encore et encore les derniers instants dans sa tête. Cette journée avait été un véritable cauchemar de toute façon, dès le départ. Mais ce qu’il se demandait le plus, c’était certainement ce qu’il avait bien pu faire de mal pour mériter ça ? Le destin s’acharnait beaucoup trop contre lui, et en bon paranoïaque qu’il était, il savait que ce n’était pas là qu’un hasard. Résumons la situation proprement; actuellement, il se retrouvait pris dans une espèce de plante immonde, énorme et pleine de lianes dégoutantes. Encore pire, la nuit était à présent tombée, pour en rajouter un peu plus à son stress grandissant. Il essayait tant bien que mal de ne pas paniquer mais c’était bien plus fort que lui, malheureusement. Il n’était pas doué en botanique, mais il n’y avait pas besoin d’être un génie pour deviner que cette plante ressemblait trait pour trait à un filet du diable, ils étaient faciles à identifier après tout, surtout maintenant qu’il en arrivait à sa cinquième année à Akiwa. Vous savez, ce sont ces espèces d’horribles choses qui vous attrapent et essayent de vous étouffer si vous bougez un peu trop.. charmant, non ? ha, vraiment. Et il était trop stressé pour remarquer que la plante en question ne bougeait pas du tout autant qu’elle aurait dû, il était persuadé qu’elle attendait juste le bon moment pour l’avaler entre ses tentacules, et qu’il allait finir par s’enfoncer de plus en plus jusqu'à perdre conscience et mourir quelque part en dessous de la plante. Peut-être même que personne ne le retrouverait jamais. Et le mieux qu’il pouvait faire en ce moment, c’était se retenir d’hurler, à tout prix. Parce que même dans cette situation, il pensait toujours à sa petite fierté personnelle. Il était un Yongwang, après tout ! Et par conséquent, il ne pouvait pas risquer qu’on le retrouve dans cet état pathétique. En plus de ça, il était trop désorienté pour ne serait-ce que penser à attraper sa baguette – qui de toute façon était surement hors de portée, vu à quel point il avait réussi à s’empêtrer dans cet amas de lianes visqueuses. Alors, il essayait de se dégager par lui-même, mais rien n’y faisait. Au bout de quelques dix minutes à se débattre, il avait arrêté de bouger, poussant un soupir et fermant les yeux un instant, en priant pour un miracle. Que pouvait-il faire d’autre ? Si seulement il avait réfléchit avant de sortir de sa salle commune un peu plus tôt..

~

« Vous savez, il paraît qu’un loup-garou vit dans la forêt ! » – « Quoi ?! Non, les professeurs ne laisseraient jamais une chose pareille vivre ici ! » – « Je te dis que oui, je l’ai entendu hurler ! Et je ne suis pas la seule ! » Il poussa un soupir agacé, reprenant la lecture de son livre avec un sourire dédaigneux, sans trop y porter attention toutefois, plus focaliser sur la discussion des jeunes filles derrière, bien malgré lui d’ailleurs. Un loup-garou ? Sans rire, la semaine d’avant, ils étaient tous persuadés qu’une colonie de vampires s’était installée à Atlantis, rien que ça. Et celle d’avant encore, c’était un œuf de dragon qu’un élève avait soi-disant trouvé dans la forêt. Et pourquoi pas un basilic dans les toilettes aussi, hein ? Min Guk s’amusait en général beaucoup des rumeurs qui courraient dans l’école, allant même souvent jusqu’à les propager lui-même, pour ensuite contempler avec satisfaction le chaos qu’il avait partiellement crée chez les élèves, surtout les plus jeunes. Un vrai petit fauteur de trouble, quand il s’y mettait. Mais ces derniers temps, chaque rumeur gagnait un cran en stupidité et il était agacé, mais il ne pouvait simplement pas s’empêcher d’écouter tout ce qui pouvait bien se dire dans les couloirs – ou les salles communes, pour le coup. Comme s’il devait tout savoir à tout prix, ça semblait faire partie de sa nature profonde. Il se redressa un peu, tournant la tête vers le petit groupe qui discutait encore, sans se soucier de sa présence. « On devrait aller voir si c’est vrai ou pas, un jour.. » - « T’es complètement folle ! C’est beaucoup trop dangereux ! » Et soudain, un rire avait traversé les lèvres du jeune homme, attirant l’attention sur lui. Celle qui semblait être partante pour aller dans la forêt lui lança un regard assez intrigué. Il la détailla un instant, blonde (décolorée, bien entendu), plutôt petite, un air effronté au visage. Le genre qu’il aimait bien persécuter. Il avait fini par se lever complètement, époussetant sa veste d’uniforme pour finalement retourner son attention sur elle la seconde d’après. « Qu’est-ce qui est si drôle, hm ? » Il posa les yeux sur la blonde un instant, les bras croisés, tandis qu’il réfléchissait. Il faisait maintenant face à un vrai dilemme. Soit il la provoquait pour s’amuser parce qu’il savait que même si elle parlait beaucoup, elle n’aurait jamais le cran d’y aller en pleine nuit, dans cette forêt... Soit.. Il se lançait encore dans une action stupide, pour en récolter une satisfaction tout aussi stupide. N’importe quelle personne saine d’esprit aurait choisi la première option (ou n’en aurait choisi aucune des deux, au fond) – mais, Ok Min Guk n’était pas une personne saine d’esprit, comme bien des élèves semblaient le penser d’ailleurs. Alors, des deux idées, il n’avait pas eu à réfléchir bien longtemps pour réaliser que la deuxième lui paraissait beaucoup plus amusante, et beaucoup plus glorifiante. C’est vrai, sa réputation n’était pas vraiment au beau fixe ces derniers temps, il pouvait en profiter pour se faire passer pour un super-héros, et ainsi faire oublier à tous et toutes les bruits qui courraient actuellement sur lui dans les couloirs.

- Un loup-garou, hein ? Moi, je suis partant pour y aller dans cette forêt, vous le trouver, et l’éliminer !

La blonde eu l’air surprise un instant, avant de finalement sourire, croisant également les bras sur sa poitrine. Elle le provoquait, non ? Et les deux plus jeunes –il supposait- restaient silencieuses derrière elle, presque apeurées par la tournure des choses, quel tableau stupide. « Toi ? Tu t’es regardé au moins ? Eliminer un loup-garou, c’est dur tu sais.. ça nécessite de la force.. » Oh, elle était marrante. Il fallait qu’il apprenne son nom quand il rentrerait à celle-là. Il leva les yeux au ciel, un sourire toujours esquissé sur son visage, tandis qu’il prenait la direction de la porte, se retournant finalement vers la jeune femme avant de sortir.

- Comme tu veux, mais quand je reviendrais, soit pas étonnée si t’entend par hasard qu’Ok Min Guk a terrassé à lui tout seul un horrible loup-garou..

Elle avait soupirée avant de s’enfuir vers le dortoir, entrainant ses deux chiens de garde avec elle, grommelant des injures – surement à son encontre. Bon, ça, c’était fait, il n’avait encore pas pu s’empêcher d’ouvrir la bouche et de faire parler de lui. Bon point de la journée, youpi. Après – il se posait maintenant une question importante. Devait-il y aller jusqu’au bout ou ne pas y aller jusqu’au bout ? Parce qu’en y réfléchissant, s’il n’y allait pas dans cette forêt, il ferait pâle figure une fois que la blonde se serait calmée et viendrait lui demander une preuve de sa petite excursion – parce que oui, elle avait l’air du genre à revenir à la charge même si lui préférait les blagues les plus courtes. Elle manquait cruellement d’humour, de toute façon, c’était évident. Et il ne voulait pas perdre la face, parce que s’il avait un défaut majeur, c’était son acharnement à toujours gagner ou avoir raison. Et puis, il était toujours partant pour s’amuser.. Certes, une excursion en soirée dans la forêt c’était risqué et pas amusant pour tout le monde, mais pour lui ça l’était. Manquait plus qu’il trouve une sale bestiole morte à ramener pour le glisser dans le lit de la bl- non, ça, c’était trop stupide, même pour lui, autant ne pas y songer. Suffisait qu’il disparaisse assez longtemps pour qu’on parle de lui, et il serait déjà content. Alors, ce fut tout insouciant et joyeux qu’il se dirigea vers l’extérieur, tandis qu’il ne réalisait même pas à quel point l’idée était dangereuse, bien entendu. On ne peut pas chasser le naturel de certaines personnes, après tout, et celui qui réussirait un jour à mettre du plomb dans la tête de Min Guk, il n’était pas né.


~

Une plainte légère s’échappa d’entre ses lèvres, pour la énième fois depuis qu’il était coincé ici. Qu’il était bête – heureusement qu’il n’y avait pas réellement de loup-garou entre les arbres, sinon, il n’aurait pas donné cher de sa peau. C’est vrai, il était prisonnier de la plante, à la merci de la première créature dangereuse qui pourrait passer ici et en faire son repas, sans parler de la plante elle-même dont il avait toujours peur qu’elle puisse se mettre en mouvement et l’ensevelir sous ses tentacules.

- Haa.. Mais pourquoi ça m’arrive toujours à moi ces conneries là, sérieusement..

Il parlait à voix haute, pour détourner sa propre attention de la situation actuelle. Il cherchait à se rassurer, ou plutôt, se changer les idées. Mais malgré tous ses essais, il n’y arrivait pas, ses mains tremblotantes traduisant parfaitement bien l’état de stress dans lequel il se trouvait encore et toujours. Et dire que tout ça au départ, c’était de la faute de cette fille. Parce qu’il n’irait jamais reconnaître que c’était sa propre faute à lui, et à lui-seul. Il lui fallait un coupable, et la jeune fille avec qui il avait eu cette altercation un peu plus tôt était une victime toute trouvée. Autant dire qu’il la détestait, actuellement. Et puis pourquoi il s’était enfoncé ici déjà, pour trouver un fichu loup-garou dont l’existence n’était qu’hypothétique ! Fort heureusement, il n’eut pas l’occasion de continuer plus loin dans son début de crise d’hystérie, un craquement se faisant très distinctement entendre dans la pénombre, tout proche de lui. Il releva les yeux, apercevant une forme un peu plus loin. Une forme humaine.

- HEY ! J’AI BESOIN D’AIDE ! TOI, VIENS ICI TOUT DE SUITE !

..Et s’il pensé à ajouter un petit je te l’ordonne, il l’aurait fait, croyez-moi. Il se fichait bien de qui ça pouvait être, tant que ça avait forme humaine et que ça ne semblait pas agressif, c’était une bonne chose pour lui, il n’aurait qu’a le menacer de faire de sa vie un enfer s’il osait parler de ça à qui que ce soit une fois au château. La seule chose qu’il espérait, c’est que ça ne soit pas une grosse brute d’Ineo – et si ce n’était pas le cas, il l’avait, son miracle tant attendu.


Dernière édition par Ok Min Guk le Sam 18 Sep - 19:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Ven 17 Sep - 16:11

Le mur trembla sous la force qu’il avait utlisé sur le première année en l’écrasant contre ce dernier. Et, forcément, le regard des autres se tournaient tous vers lui. « Je, j’ai pas, c’était pas pour faire mal, j’ai juste, je croyais que ça te dérangerait pas, enfin je pensais que tu m’appréciais bien, alors je pensais que - » Le félin soupira, fermant les yeux une seconde, posant une main contre son front avant de cracher toute sa colère sur le plus jeune. « Parce que j’ai l’air d’un gentil petit chaton amical qui passe ses vêtements à n’importe quel idiot, c’est ça ducon ? » La seule raison pour laquelle il n’avait pas encore défoncé la tête de cet idiot était probablement la raison pour laquelle il avait également envie de le faire. Ouais, non, il n’allait tout de même pas salir son propre t-shirt. En premier, il allait l’enlever. Ensuite… ensuite, il ne savait pas. Il le laissa brusquement retomber au sol, et, tandis que le garçon lâchait une longue plainte, tourna la tête vers la porte de sa chambre de dortoir, là où une petite foule s’était rassemblée. Il haussa un sourcil et pencha doucement la tête vers l’avant. Non mais il avait l’air de blaguer, là ? C’était qui le suivant sur la liste ? Il grogna, posa deux doigts contre sa tempe. Et l’autre pensait pouvoir s’échapper entre temps. Voilà, voilà, il adorait qu’on le prenne pour un imbécile. La pointe de son soulier se posa contre les doigts du garçon au sol et il tourna lentement la tête vers le premier année. Le garçon grimaça et lui, il haussa simplement un sourcil. Il n’avait donc toujours pas compris ? « T’enlève ce truc, maintenant. Non, ferme-la, j’ai dis maintenant. Oui, oui maintenant, oui devant tout le monde, j’en ai rien à foutre. MAIS MERDE FERME-LA TU - » Un long cri résonna dans la salle commune; et probablement même à l’extérieur, dans le couloir, mais ça, ce n’était pas comparable au bruit des doigts du garçon qui craquaient sous son pied.


Miracle, tu parles. Après avoir récupéré ce foutu t-shirt, il s’était automatiquement éclipsé. Qu’on ne vienne pas lui en parler; de toute façon, il l’avait déjà, cette réputation de monstre. Ça lui passait, parfois. Des excès de colère qu’il n’arrivait tout simplement pas à contrôler. Après, il ne regrettait pas particulièrement – en fait, il s’en fichait, surtout. Mais il réalisait au moins qu’il n’aurait peut-être pas dut commettre ce genre d’actes. Il n’était pas dangereux pour autant, ou, du moins, il osait le croire. Il avait simplement… un tempérament quelque peu susceptible lorsqu’il s’agissait des gens qui osaient poser leurs pattes sur les choses qui lui appartenaient. Il n’avait pas passé cinq années de sa vie à bosser comme un débile pour rien. C’était pas un gosse de quinze ans avec encore la couche au derrière qui allait lui piquer ses trucs. Ça, non. Le félin s’était donc éclipsé vers la première salle de bain qu’il avait pu trouver, seulement pour en ressortir sous la forme qu’il appréciait le plus, passant entre les jambes des professeurs qui se ruaient vers la salle commune des Ineo. Comment allaient-ils prouver que c’était lui, maintenant, si, à cet instant, personne ne l’avait même vu sortir du château et qu’il revenait beaucoup plus tard au cours de la soirée ? Bon, certes… il y avait toujours ces cinq ou six élèves qui avaient vu toute la scène, mais voilà. Généralement, c’était lui qu’on croyait, et pas les autres. Surtout lorsqu’il s’agissait des élèves de la même maison que la sienne. Non, il n’avait absolument pas honte de le dire; ça servait, d’être apprécié par les professeurs. Après s’être glissé sans grande difficulté entre les portes qui se refermaient, ses pattes foulèrent finalement l’herbe – qui commençait à se faire froide, en direction de la forêt. Ah oui, tiens, il commençait déjà à se faire tard, apparemment. Enfin, tard… il faisait noir, du moins. Ses pupilles s’habituèrent rapidement à la noirceur ambiante alors qu’il se rapprochait de la lisière de la forêt, ralentissant la cadence, se faufilant déjà au travers des diverses plantes inconnues. A vrai dire, jusqu’à maintenant, il n’avait jamais visité la forêt; apparemment, là-dedans, il y avait pleins de trucs dangereux. Des plantes bizarres, des créatures monstrueuses. Mais s’il y avait bien une personne qui n’avait rien à craindre à ce niveau-là, c’était lui, pensa-t-il en tournant la tête vers la plante qui venait d’engloutir deux ou trois poils de sa queue en se refermant. La bête cracha, insultée, prenant une petite pause toilettage avant de reprendre son chemin.

L’ombre que projetait la lune au sol se métamorphosa doucement après qu’il se soit considérablement enfoncé dans la forêt; passant étrangement d’une forme féline à ce qui ressemblait à un humain. Oui, voilà, un humain. Les premières fois, ça faisait toujours étrange; ce n’était pas très agréable, et même peut-être un peu douloureux tous les changements que son corps subissait en si peu de temps. Le plus douloureux c’était lorsque la métamorphose n’était pas complète, et ça, il avait dut le vivre quelques fois avant de réellement y arriver. Maintenant, ça allait; on s’habituait, au final. Et… – « HEY ! J’AI BESOIN D’AIDE ! TOI, VIENS ICI TOUT DE SUITE ! » Les oreilles du garçon frémirent. Pas besoin de gueuler, merde – oui, bon. Pas besoin de préciser non plus les sens aiguisé du garçon, surtout en pleine nuit, surtout après la métamorphose. Il pinça les lèvres, grimaça, ses oreilles frémissant au bruit sourd qui venait de lui éclater les timpans, à à peine quelques mètres de là. Immobile, figé. Il tourna la tête en direction de la voix qui venait de le demander en aide, fronçant les sourcils, tentant d’apercevoir qui était la personne en question qui venait de lui demander – crier – à l’aide. Et là, il le vit, au travers des feuillages. Un garçon. Mais il ne le voyait pas complètement, quelque chose bloquait sa vue, quelque chose d’étrange. Mh. Passer son chemin était tentant. Faire demi-tour comme s’il n’avait rien entendu, partir en douce, ne pas répondre et laisser croire à cet idiot qu’il venait simplement d’halluciner ce qu’il venait de voir. Mais, non, ça ne tenait pas vraiment, il se tenait là, immobile, depuis déjà quelques longues secondes. Et puis, rentrer maintenant, ce n’était pas réellement possible. Surtout qu’il n’avait pas prévu de rentrer avant que le couvre-feu ne soit tout prêt… il grogna une énième fois, secoua la tête et la leva au ciel, ses bras retombant contre son corps en signe de désespoir. Sérieusement, qu’avait-il fait aujourd’hui pour mériter cette série d’emmerdes ? Ça, ça devait être la punition qu’il se méritait après avoir cassé les doigts d’un pauvre garçon inoffensif – inoffensif mon œil oui. Il fit alors volteface et s’approcha du garçon. « Dude, c’est quoi le pro… » Il s’arrêta net lorsqu’il put enfin apercevoir ce qu’était cette ‘chose’ étrange qui lui bloquait la vue. Une plante. Ouais, ça, encore, c’était pas particulièrement étonnant… non, c’était plutôt les longues – choses – tentacules ? – qui retenaient prisonnier le garçon en question qui l’inquiétaient. Ses lèvres s’entrouvrirent alors, laissant parraître la surprise sur son visage. Un filet du diable ? Non, ça, non, ce n’était pas possible, franchement. Le garçon serait déjà engloutit depuis bien longtemps si c’était réellement le cas. Attends, la plante devait s’être endormie après avoir coincé le garçon, se préparant à un long processus pour l’engloutir et n’en faire qu’une bouchée. Et lui ? Oui, c’est clair, il allait réveiller cette foutue plante et se faire bouffer lui aussi. Non, il n’était quand même pas suicidaire à ce point, et ça, il n’y pouvait rien, alors le garçon allait perdre la vie seul; c’était sans façon, il n’allait quand même pas…

« Guk ? … » Alors là, c’était un peu différent. Allez savoir pourquoi le félin s’était attaché au dragon, à cet espèce d’imbécile sur pattes, cet espèce de transsexuel manqué. Mais laisser Min Guk comme ça c’était tout simplement impossible. D’ailleurs, là, maintenant qu’il pouvait voir la panique sur le visage du Yongwang, une seule envie lui prenait; rire. C’était peut-être nerveux, ou alors simplement parce qu’il était vraiment hilarant comme mec, et pas possible accessoirement, mais il dut se retenir sur le coup. Il ravala difficilement sa salive et s’approcha, posant avec toute la délicatesse du monde un pied devant l’autre jusqu’à être à moins d’un mètre de la chose. « Comment t’as fait pour te foutre dans une telle merde, sale crétin ? » dit-il finalement, constatant la gravité de la situation. Il se pencha lentement, s’appuyant contre ses cuisses pour ne pas tomber à l’avant. Bon c’est sûr qu’après, si la plante se réveillait et le coinçait, lui, il pouvait toujours tenter de se défiler sous sa forme féline. Il n’était pas certain que ça fonctionnerait, mais au moins, il aurait essayé. Pour le moment, en fait, mieux valait… « Le filet du diable. Elle aime l’obscurité et l’humidité, déteste la lumière… et possède la capacité d’étrangler à mort n’importe quel être vivant présent aux alentours. » Il leva la tête, tirant sa baguette d’une de ses poches. « Plus tu opposes résistance, plus elle exerce de force. Arbres carnivores du monde, chapitre treize. » conclu-t-il avec un sourire. « Elle doit être au repos. Sinon tu serais déjà… tu sais, comme une banane ? » Il leva les mains vers son visage et fit mine de serrer une chose invisible, ajoutant le ‘pop’ à la fin, juste pour lui montrer ce qu’il voulait dire. Quoi que, en fait, il devait déjà s’en douter, de ça. Mais le faire flipper, au final, c’était bien drôle. Même s’il était partiellement honnête dans tout ce qu’il faisait en ce moment, et que ce n’était pas particulièrement pour se moquer de lui uniquement… mh. Il pointa finalement sa baguette vers la partie la plus éloignée de la plante – parce qu’il ne voulait tout de même pas crâmer le plus jeune, hein. – et murmura un faible ‘incendio’. Des flammes surgirent alors de nulle part et il se redressa lentement, observant les flammes danser sous ses yeux, soufflant. Dieu, mais quelle odeur immonde. Il y avait juste un problème, là. « Euh. J’ai une bonne, et une mauvaise nouvelle. On va commencer par la bonne. C’est pas un filet du diable. » Il réfléchit quelques secondes. Bien sûr, il y avait bien une plante qui ressemblait énormément au filet du diable; seulement… il n’en avait jamais vu – ni en image – de si grosses. Il leva alors la tête vers le garçon et haussa les sourcils. « Par contre, je ne sais pas si je peux réellement faire quelque chose pour toi. … ça, c’était la mauvaise, au passage. »

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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Ven 17 Sep - 18:07

Il le voyait, et l’abruti, qui que ça puisse être, restait pourtant planté là à observer. Il pouvait bien comprendre que l’obscurité rendait les choses peu claires et la présence de la plante peut-être moins évidente que pour lui à l’inconnu qui s’était aventuré par ici, mais quand quelqu’un appelle à l’aide, est-on censés rester à observer la scène avec un air impassible ? Bon dieu, non. Enfin, il exagérait, vu qu’il ne pouvait qu’a peine deviner sa silhouette, il n’avait aucune idée de l’air qu’il pouvait avoir.. il imaginait, simplement. Et Guk avait toujours été assez pessimiste, dans ce genre de situation. Et comment est-ce qu’il était venu jusque-là sans que Min Guk ne puisse le voir, aussi près ? La panique lui faisait surement perdre la tête, et la comportement (ou plutôt le non-comportement) étrange de la plante encore un peu plus, mais il était sûrement incroyablement chanceux vu qu’il pouvait toujours respirer parfaitement normalement, et qu’en dehors de ses propres mouvements.. il n’y avait rien de réellement louche ou d'inquiétant qui se passait, au fond. Il était juste emmêlé, situation qui devait paraître cocasse au nouveau venu. « Guk ? … » Pardon ? Il releva la tête en entendant son prénom, ou en tout cas une partie, plus par instinct qu’autre chose. Par curiosité aussi, il fallait bien l’avouer – certes, les gens connaissaient souvent son nom, que ce soit par les rumeurs qui courraient ou les évènements auxquels il prenait part dans l’école, mais ceux qui osaient lui parler aussi familièrement, il les connaissait toujours un minimum. Il releva bien la tête, tandis qu’il essayait de se redresser, ce qui fut peine perdue, la plante obstruant tous ses mouvements, non pas parce qu’elle bougeait, mais par son volume imposant. Sans compter sur le dégout naturel du Yongwang pour les choses visqueuses en tout genre. Il plissa alors les yeux, tandis qu’il essayait de voir convenablement le visage du jeune homme. Et il ne lui fallut pas longtemps pour le reconnaître, maintenant qu’il s’était approché un peu plus et qu’il semblait concerné par la situation. Lee Kessy, d’un an son ainé, Ineo. Un des rares Ineo qui étaient supportables (voir même agréable quand ça lui prenait) d’ailleurs, pas le genre abruti qui essaye de faire la loi par ses muscles –de toute façon, il ne semblait pas en avoir des particulièrement développés, lui, de muscles..- mais plutôt le genre rusé, doué d’intelligence et d’ingéniosité, malgré des airs froids et supérieurs incroyablement énervants quand il le s'y mettait. Mais de tout les Ineo qui aurait pu passer par ici, Kessy était sûrement celui qu’il était le plus heureux de voir. Lui, il allait peut-être l’aider. Il était bien heureux que ça ne soit pas une fille non plus – aucune fille n'aurait pu le dégager de là, de toute façon elles n’étaient toutes bonnes qu’a chialer et- ..ce n'est pas le sujet, oublions ça. « Comment t’as fait pour te foutre dans une telle merde, sale crétin ? » Il poussa un soupir agacé devant la question du plus vieux, ne relevant pas réellement l’insulte par contre. Il aurait bien aimé le savoir aussi, mais il avait juste.. mis les pieds l’un devant l’autre sans avoir la merveilleuse idée de regarder par terre, idée que n'importe qui aurait eu, bien entendu. Cette forêt voulait sa peau. Non, cette école toute entière avait toujours voulu sa peau ; il avait manqué de mourir chaque année après tout, il en était persuadé.

- C’est marrant parce que j’adorerais le savoir aussi.. – ravi de te voir, sinon.

Il leva les yeux au ciel même si l’autre n’avait certainement aucune chance d’avoir vu ça, avec la nuit qui était à présent complètement tombée, sans compter que le ciel ne semblait pas dégager du tout aujourd’hui. Par contre, la pointe d’ironie dans le ton de sa voix, ça, il avait certainement dû le cerner. Mais allez vous mettre à sa place aussi, il avait des véritables raisons d’être contrarié, et donc ironique. Ce n’était pas son jour, vraiment pas, il l’avait su dès le départ, il n’en avait juste fait qu’à sa tête sans en prendre considération, une fois encore. Et voilà que le rouge et or inspectait calmement la plante – c’est sûr qu'il y avait sûrement des millions de raisons de s'intéresser à cette plante plus qu'a son sauvetage, sûrement.. Une passion pour la botanique ? Ce serait bien marrant, mais pour le coup, il ne s'y intéressait pas réellement. « Le filet du diable. Elle aime l’obscurité et l’humidité, déteste la lumière… et possède la capacité d’étrangler à mort n’importe quel être vivant présent aux alentours. Plus tu opposes résistance, plus elle exerce de force. Arbres carnivores du monde, chapitre treize. Elle doit être au repos. Sinon tu serais déjà… tu sais, comme une banane ? » Là, ce n’était pas juste de l’agacement qu’on aurait pu lire sur le visage du Yongwang, si il y avait eu un peu plus de lumière. C’était un très fin mélange d’agacement, de surprise, et de consternation. Parce qu’en plus il lui citait des passages de bouquin ? C’était encore pire que ce qu’il avait pensé. Finalement, il aurait préféré ne pas voir Kessy peut-être. Il ne se souvenait plus d’à quel point il pouvait être agaçant quand il s’y mettait, mais encore une fois, peut-être était-ce là l’énervement qui lui donnait l’impression que le monde entier était dressé contre lui – mais c'est vrai pour le coup, il avait la très ferme impression que l’Ineo n’était qu’une espèce de pervers sadique qui allait se délecter en le regardant mourir étouffer par cette stupide plante. Il eut une grimace de dégout quand il repensa à sa comparaison, et à ce que ça aurait pu être si la plante n’avait pas été au repos, comme il disait. Il secoua légèrement la tête pour ne pas y penser d'avantage, alors qu’il posait les yeux sur ce qu’il devinait être la baguette du jeune homme, maintenant que ses yeux habitués à la pénombre arrivaient à distinguer les formes. Qu’il était lent, s’il n’avait pas usé toute sa salive pour des explications foireuses, ce serait peut-être déjà fini.

- Toi, on a raté ta répartition. Parce que ça c’était digne des Muneo les plus soporifiques de l’école, tu sais. Sans rire, si tu cites encore une seule fois un bouquin, je te le fais manger ce filet du diable. Maintenant, SORS-MOI DE LÀ.

Si il n’était pas aussi fier, et s’il n’avait pas ce réflexe, idiot certes mais humain de déverser sa peur au travers de ses paroles pleines de cynisme, il aurait presque pu pleurer, ou supplier, ou quelque chose d’humiliant comme ça. Heureusement qu’il lui restait encore assez d’amour propre pour rester un minimum digne, même dans la situation où il se trouvait. De l’extérieur, le tableau devait être ridicule. Et par ‘de l’extérieur’ entendons, non pas du point de vue de Kessy, mais d’un point de vue encore plus extérieur. Parce que leur petit échange devait être la cerise sur le gâteau, comme qui dirait. Bien vite, Min Guk dû se soustraire à ses pensées délirantes, alors que l'autre se décidait à agir. Il avait entendu la formule prononcée par le rouge et or, et devant le sort en question, il avait voulu vivement s'opposer à son idée – mais c’était trop tard, un feu avait déjà prit, trop éloigné pour le toucher fort heureusement, mais assez proche pour que le yongwang ait poussé un cri suraigu, surpris et en même temps terrifié. Que disais-je, un tableau ridicule, et ajoutons-y pathétique pour la peine. Et pourtant, là ou tout autre filet du diable se serait rétracter avec un bruit sinistre, celui là ne faisait que brûler doucement, dégageant une odeur infecte, mais restant pourtant au même endroit, de la même taille, et sans aucun bruit si ce n’était celui du crépitement des flammes. La mine dégoutée à cause de l’odeur, le yongwang fronça tout de même les sourcils devant le non-comportement, encore une fois, de la plante. Les filets du diable pouvaient se suicider ? Non, surement que non. Il y avait quelque chose de pas clair, dans tout ça. Et l’Ineo semblait l’avoir vu aussi. Puisqu’il lui annonçait deux secondes plus tard que non, ce n’était pas un filet du diable. Min Guk ouvrit de grands yeux surpris d’abord, puis finalement, il esquissa son premier sourire de la soirée. Alors, il était tiré d’affaire, c’est ça ? « Par contre, je ne sais pas si je peux réellement faire quelque chose pour toi. … ça, c’était la mauvaise, au passage. » Et son sourire disparu instantanément. QUOI ? Oh non, ça n’allait pas se passer comme ça. Cette chose était amorphe, et elle n’avait pas tentée une seule fois de l’asphyxier, si ce n’est quand elle s’était mise à brûler, et la seule chose qu’elle faisait, c’était de lui donner envie de vomir, au final. Il n’allait pas rester ici toute sa vie, bon dieu !

- Pardon ? Ca fait des heures – bon, non, j’exagère peut-être, mais ça fait je-ne-sais-pas-combien-de-temps que je suis coincé ici et qu’elle a même pas bouger d’un MILLIMÈTRE. Alors tu vas tout de suite me dire pourquoi, exactement, tu ne peux rien pour moi !

Il n’irait pas l’admettre, mais d’un sens, il avait la trouille, oui. Il savait que c’était étrange, il s’en rendait compte, mais il réalisait aussi que peut-être, cette fois, il était allé trop loin dans ses excès et dans la provocation, dans sa recherche perpétuelle de reconnaissance. Assez loin pour que sa vie soit menacée ? Ha, il allait vraiment finir par pleurer, et montrer encore une fois à quel point il pouvait être faible quand il perdait ses moyens. Et pourtant, il essayait de garder son air dédaigneux au visage, de rester fier et de jouer au plus fort et à celui qui a toujours le dernier mot. Quelle soirée stupide, décidément.

- Sérieusement, à ce train-là, c’est d’ennui que je vais mourir..

Un rire forcé passa ses lèvres, alors qu’il ne bougeait plus vraiment. Il ne se rendait même pas compte qu’au final il aurait juste fallut réfléchir un peu et essayer de se démêler, et il serait déjà sorti de l’amas de lianes depuis un moment, à n'en pas douter. Mais il n’avait pas cherché si loin. Peut-être même qu’il existait un sortilège capable de le sortir très simplement de là, mais quand Min Guk paniquait, son cerveau semblait prendre mystérieusement des vacances. De même que son self-control, d’ailleurs, bien malheureusement pour les personnes qui étaient à proximité dans ces moments là.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Ven 17 Sep - 20:03

Rictus. Min Guk pensait-il réellement qu’il ne pouvait pas voir toutes les emotions passer par son visage ? Certes, il ne fallait pas s’attendre à moins de la part d’un Yongwang; il y en avait des plus chiants comme il y en avait des moins. Celui-là, par contre, à ce niveau-là, il ne semblait jamais avoir de limites. Parce que chaque fois qu’il se retrouvait avec lui, il y avait toujours quelque chose – toujours un petit détail ou alors une situation, un évènement quelconque qui faisait en sorte qu’ils devaient à tous les coups s’engueuler, se prendre la tête. Pour Kessy, c’était la façon qu’avait le plus jeune de s’énerver et tout dramatiser, d’être convaincu qu’il valait mieux que le reste de la planète entière, ses caprices; pour l’autre, certainement, ça devait être ses paroles toujours détachée et son air supérieur qui remplaçait le flot de paroles que Min Guk avait tendance à lui offrir. Non parce que, avouons-le, à part lorsqu’il s’agissait de, justement, faire part de ses connaissances… l’ineo ne parlait pas beaucoup, et rarement en plus. « Ravi de te voir, sinon. » Il avait haussé un sourcil, reprenant un sourire en coin, se contentant, comme à son habitude, de ne pas répondre. Que pouvait-il bien lui répondre, de toute façon ? ‘moi aussi, je suis ravi de te voir’ ou pas. Disons que pour lui; c’était ni chaud, ni froid. Autant sa présence l’amusait bien en ce moment, autant, de l’autre côté de la médaille, son attitude le repoussait à un point tel qu’il avait simplement envie de lever sa baguette à la gueule du jeune homme. Silencio, voilà son fantasme présent. Mais, non, il ne le ferait pas, simplement parce que les paroles incessantes du plus jeune le permettaient de se distraire et, éventuellement, parce que, comme ça, il savait au moins s’il ne s’était pas évanoui sous la pression et la peur qu’il devait ressentir en ce moment. Parce qu’il fallait le dire; il ne s’exciterait pas à ce point s’il ne ressentait pas la moindre once de peur. Ça, au moins, il l’avait remarqué. Il adoptait ce genre de comportement uniquement lorsque quelque chose l’énervait profondément ou… sous l’effet de la panique. « Toi, on a raté ta répartition. Parce que ça c’était digne des Muneo les plus soporifiques de l’école, tu sais. Sans rire, si tu cites encore une seule fois un bouquin, je te le fais manger ce filet du diable. Maintenant, SORS-MOI DE LÀ. » Tiens, ça aussi, c’était bien drôle. Muneo ? Ça non, jamais il n’aurait voulu faire partie de ces rangs; ils étaient trop ennuyeux. Certes, vu de loin, l’ineo n’était pas… très amusant non plus. On ne le voyait jamais dans les soirées, il ne prenait jamais non plus le temps de manger avec les autres – en fait, mis à part la sale réputation qu’on lui donnait, il n’était rien d’autre qu’un pauvre fantôme, à l’école. Mais Muneo, sa place ? Non… non, jamais, définitivement pas, non. Il avait tout simplement roulé les yeux, s’affairant à ses affaires. Et le silence, alors, il préférait ?

Pour en revenir à la plante, non, ce n’était définitivement pas un filet du diable. Mais ça, au fond, il aurait dut s’en douter depuis le départ. C’était une des premières plantes ayant attiré son attention lorsqu’il avait ouvert son premier bouquin de botanique. Les professeurs lui avaient dit que c’était de trop haut niveau pour ce qu’il était; et qu’il n’avait pas à l’étudier de suite, puisqu’il avait déjà quatre ans d’études sorcières à reprendre en une année. Beaucoup de cours, non ? Mais ça, c’était futile. La botanique en général ne l’attirait pas particulièrement, ça n’avait jamais été une grande passion. La seule raison pour laquelle il s’y intéressait un minimum était la matière première dans laquelle il excellait; les potions. Et là, on devine facilement que c’est pour les ingrédients que peuvent contenir les plantes, qu’il les étudie réellement. Autrement, rien à faire. Même si, pour sa propre connaissance personnelle – et également pour s’en débarrasser avant toutes les autres matières – les bouquins de botanique étaient généralement ceux qu’il lisait en tout premier histoire de pouvoir passer à la matière suivante. Dans des situations comme celle-là, cependant, la botanique devenait tout de suite beaucoup plus intéressante. Et il était vrai, qu’au fond, avec les potions… il n’y avait jamais vraiment d’action; et il doutait franchement un jour devoir confronter un loup-garou, même si étudier la bête en question l’aurait intéressé plus que n’importe quoi. Parallèlement, en ce moment, il ne se retrouvait pas du tout face à un loup-garou – mais bien face à un de ces idiots de première. Oui, il entendait bien par-là les Yongwang. Et même si son meilleur pote en était un, il n’arrivait toujours pas à penser autrement, parce que, franchement, son meilleur pote non plus n’était ni très futé, ni très supportable lorsque l’envie lui prenait. « Alors tu vas tout de suite me dire pourquoi, exactement, tu ne peux rien pour moi ! » – il revint soudainement à la réalité et redressa la tête, l’air presque surpris. Ah, oui, Guk était coincé dans une plante et il s’apprêtait à bien le faire flipper… après longue réflexion, il posa finalement un index contre la plante, le glissant lentement contre une des branches qui retenaient Min Guk, récoltant la dite substance visqueuse, s’arrêtant lorsque son doigt vint justement toucher la peau du plus jeune. Il leva alors la main au niveau de ses yeux, observant la substance en question, pinçant les lèvres. Au bout de plusieurs secondes de réflexion, il soupira, essuyant bêtement son doigt sur le vêtement de l’autre. De toute façon, un peu plus, un peu moins… il en était couvert, et même s’il sentait la crise venir, il ne lui laissa toutefois pas le temps de protester quoi que ce soit. « Je ne savais pas du tout que ces plantes-là pouvaient atteindre cette taille, mais, visiblement, ce n’est qu’une voltiflor. C’est… inoffensif et decoratif. » Il haussa les épaules et se gratta la tête une seconde. « Et quand je dis que je ne suis pas certain de pouvoir faire quoi que ce soit, j’entends par là que si tu avais pris le temps de te calmer un peu, d’arrêter de te faire des scénarios, eh bah, tu serais certainement réussit à t’en sortir seul. Et on dit que les Yongwang sont débrouillards… téméraires je veux bien, mais là… »

Il n’avait même pas levé le regard vers son visage en prononçant les derniers mots. Seulement, à nouveau, il était disparu de son champ de vision pour se pencher un peu plus sur la dite voltiflor. Alors, pour s’y coincer, c’était certainement, uniquement et entièrement de la faute au garçon, et pas de la plante. Alors, en clair : il passait pour un idiot. Mais ça, il ne le relèverait pas. Bon, déjà, en premier… il leva à nouveau sa baguette vers le feu, pour murmurer cette fois un faible ‘aguamenti’, un jet d’eau s’échappant de sa baguette pour éteindre le feu. La fumée s’échappa rapidement et le garçon dut tourner la tête une seconde pour ne pas lui-même s’asphyxier. Insupportable, vraiment. Maintenant, il devait voir s’il n’y avait pas un sort pouvant aider à défaire les liens. Oh allez, il y en avait tellement, il devait bien y en avoir juste un tout petit ridicule qui pouvait aider en quelque chose… le problème, là, c’était justement ça. Il y en avait trop et il ne savait absolument pas lequel utiliser. Au mieux, ça n’aurait aucun effet sur la plante; au pire, il empirerait la situation. Ça, il ne le voulait pas, au risque de devoir supporter encore des heures et des heures les caprices et les crises du brun. Destructum ? Non, non, ce n’était pas un enchantement ni un sortilège, c’était simplement une plante à découp – ah, bah, voilà. Découper la plante. Il redressa la tête pour le regarder, lui montrant clairement qu’il avait peut-être la solution au problème. Puis il reporta son attention vers un des liens, celui qui, plus précisément, retenait une de ses chevilles. Il la pointa de façon à ce que sa baguette ne vise pas le corps du jeune homme et murmura ‘diffindo’, cette fois, traçant une ligne avec précision sur la branche qui se découpa en partie. Nouveau problème; il ne pouvait pas vraiment utiliser ce sortilège comme il le voulait puisque, derrière tout ça, il y avait un humain – qu’il était supposé sauver, et pas découper en morceau. Il passa sa main sous la branche qui retenait sa cheville et tira sur cette dernière, l’arrachant sans grande difficulté, puis il hocha la tête, l’air de se convaincre. « Eh bah, on va devoir faire à moitié avec la baguette et l’autre moitié avec les mains. Si tu m’aidais un peu aussi… quoi que non, laisse tomber. Tu risques de t’emmêler encore plus si tu bouges. » Non, il n’avait pas fini de le traiter comme s’il était le pire des idiots. Mais, au fond – il l’espérait – l’autre devait savoir que s’il prenait la peine de le traiter de la sorte, c’était forcément parce qu’il avait au moins un peu de respect envers lui. Autrement… il ne prendrait certainement même pas le temps de lui adresser la parole. En fait, il ne serait même pas à genoux devant son altesse royale. Il se redressa à nouveau. En fait, en y pensant bien, c’était beaucoup plus logique de commencer par le haut. Et puis, les pieds, après, ça serait du gâteau, surtout si l’autre avait les mains libres. Il pointa la baguette au niveau de son torse et répéta les mêmes paroles, toujours avec la même minutions, les sourcils légèrement froncé – juste assez pour montrer sa concentration. Sa main se glissa sous la branche, passant contre son torse, et il dut s’arrêter un moment pour lever la tête et hausser un sourcil, croisant son regard. Oui, c’était un avertissement. Le côté physique, lui, il le rendait tout de suite moins amuse. Il reposa cependant bien rapidement son attention vers la plante, répétant les mêmes gestes, et ainsi de suite – mais c’est qu’il y en avait beaucoup. Et chaque fois qu’il en brisait une, une autre semblait venir de nulle part. C’était à peine s’il avait réussi à libérer son torse, en fait, jusque-là. Bientôt, il poussa un juron, posant un pied contre une des branches pour s’élever juste assez pour pouvoir voir le plan de plus haut, penchant la tête au-dessus de l’épaule de Min Guk, tentant de voir combien de couches il y avait à cette foutue plante. En même temps, comme ça, il pouvait simplement découper les branches sans craindre de pointer un membre du dragon. Il remarqua à peine le souffle de l’autre tout prêt de sa joue – c’était un détail, maintenant, il était un peu trop concentré sur sa tâche. Finalement, il réussit à au moins libérer un de ses bras et redressa la tête, son regard croisant le siens. Et visiblement, il commençait à s’énerver. Il n’avait pas du tout envie d’y passer la nuit. Mais vu comment c’était parti… « Tu sais que tu m’énerves ? Sale gosse. »

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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Sam 18 Sep - 11:39

Il n’avait jamais réussi à établir une réelle discussion avec Kessy, maintenant qu’il y pensait. Et c’était bien plus de sa propre faute que de celle de l’Ineo, il fallait bien l’admettre. Pourtant, leur relation était.. Certes, pas réellement amicale, mais plutôt neutre, ou même positivement neutre, pourrions-nous dire. Et Min Guk n’était pas connu pour être très ami avec les Ineo pourtant, même s’il partageait nombre de points communs avec eux ironiquement. Mais d’un autre côté, il était bien heureux que ça ne soit pas un autre Yongwang qui soit passé par là. Bien sûr, il adorait sa maison, il la soutenait, et il en était très fier, mais.. Les élèves de Yongwang brillants en cours, ils étaient rares, si rares qu’au final, Min Guk était bien heureux que sa vie soit entre les mains du rouge et or actuellement, parce qu’il avait bien plus de chance de survivre ainsi. Et puis, il avait l’avantage d’avoir été trouvé par quelqu’un qui le connaissait un minimum. Et même s’il devait présentement avoir la folle envie de l’étrangler, il devait aussi bien comprendre pourquoi Min Guk était encore plus insupportable que d’habitude. N’importe qui, coincé dans un filet du diable (ou en tout cas quelque chose qui y ressemble) paniquerait, non ? Oui, bien sûr que oui. Ou en tout cas, Min Guk essayait de s’en convaincre.

Mais si les paroles incessantes du Yongwang énervaient Kessy, l’inverse était tout aussi vrai. Le silence du rouge et or le rendait complètement fou. C’est peut-être pour ça qu’il se sentait obligé de continuer à déverser des paroles insensées à tort et à travers. Il faisait partie de ces gens qui se sentaient rassurés par le bruit plus que par le silence, ça l’aidait aussi à se concentrer sur autre chose que sur la plante. Il s’apprêtait encore à reprocher quelque chose à son vis-à-vis qui restait beaucoup trop calme pour lui face à la situation actuelle, quand soudain il sembla.. Revenir à la réalité. Il posa les yeux sur le doigt du jeune homme, qui vint toucher –presque délicatement- une des tentacules immondes qui le retenait prisonnier. Il eut une grimace de dégout en le voyant faire. Cette substance, c’était la dernière chose à laquelle il voulait penser. C’était bien plus fort que lui, il avait toujours eu un gros problème avec les matières visqueuses. Il eut un frisson quand finalement il sentit le doigt du plus vieux s’arrêter contre sa peau, un frisson.. D’horreur ? Il n’en avait aucune idée, mais c’était franchement désagréable. Et lorsqu’il se permit de l’essuyer sur ses vêtements, ce fut encore pire. Quel sale.. Ha, il essayait vraiment de le tuer. Il allait justement lui répondre -ou plutôt exploser dans une colère noire- mais l’autre avait apparemment prévu le coup, puisqu’il ne lui laissa même pas le temps d’ouvrir la bouche. « Je ne savais pas du tout que ces plantes-là pouvaient atteindre cette taille, mais, visiblement, ce n’est qu’une voltiflor. C’est… inoffensif et decoratif. » Après avoir assimilé les paroles du plus âgé, il avait ouvert de grands yeux. Pas surpris, mais plutôt comme ’Pardon ? C’est une blague ?’ voilà, dans ce genre-là. Parce que, la chose dans laquelle il s’était emmêlé n’était pas, mais alors pas du tout décorative, selon lui. Non, en fait, c’était une vraie monstruosité. Attendez, qu’il se remémore ses cours de botanique. Les voltiflors, ils les avaient brièvement étudiées en.. Quoi, en première ou en deuxième année ? Bien avant les véritables filets du diable en tout cas.. C’était des plantes en pot, d’habitude ! Décoratives, effectivement. Et moins gluantes que ça normalement, aussi. Mais comment il avait pu se coincer dans une voltiflor ? Il devait vraiment être le plus stupide de tous les Yongwang, au final. Il se souvenait avoir mis les pieds dedans d’abord, avoir perdu l’équilibre, et s’être mis à paniquer. Et il avait bougé, beaucoup bougé et au final, il avait tellement bougé qu’il s’était retrouvé pris dans toutes les lianes de la plante, la substance dont elle était recouverte n’aidant pas, puisque c’était gluant et collant.

- Dé-décoratif ? Peut-être que quand elles ont leurs taille normale, on peut dire ça mais.. mais là, c’est vraiment. – oh et puis, toi aussi, t’as bien cru que s’en était un de filet du diable au début.

Lui, vexé ? Oh, parfaitement. Il n’aimait pas passer pour l’abruti de service, parce que même si c’est ce qu’il était de temps en temps, il avait cette fierté propre aux Yongwang. Et en temps normal, il n’était pas si idiot que ça. Il était même plutôt futé et ingénieux quand il prenait le temps de réfléchir. Mais il n’avait pas toujours le réflexe d’essayer de se servir de son cerveau, malheureusement. C’est pour ça d’ailleurs que le destin lui avait envoyé un cerveau sur patte comme sauveur, semblait-il. Et celui-ci semblait enfin avoir une bonne idée ; éteindre le feu qu’il avait allumé quelques instants plus tôt. Et encore une fois, une odeur insoutenable était sortie de la plante. C’était vraiment affreux. Min Guk observait les réactions de Kessy en attendant. Il sembla réfléchir un instant –ce qu’il faisait le plus depuis le début de cette mascarade- avant de relever les yeux vers lui. Le noir et or pensa décidément qu’il n’avait que des idées dangereuses, quand il le vit pointer sa baguette contre un des liens qui l’enserrait, et murmurer une formule qu’il connaissait bien. Il allait vraiment finir par croire qu’il tentait de le tuer. Quel idée de découper les liens à coup de baguette magique ! Un dérapage est si vite arrivé. « Eh bah, on va devoir faire à moitié avec la baguette et l’autre moitié avec les mains. Si tu m’aidais un peu aussi… quoi que non, laisse tomber. Tu risques de t’emmêler encore plus si tu bouges. » Un air de reproche s’afficha sur le visage du noir et or. Il aurait pu lui dire qu’il était un crétin sans aucune utilité que l’effet n’aurait pas été plus vexant. En attendant, il ne lui répondit pas, attendant simplement qu’il ait fait le plus gros du travail par lui-même, puisqu’il semblait vouloir tout faire tout seul. Un soupir passa entre ses lèvres, tandis qu’il levait simplement les yeux au ciel, pour la deuxième fois en dix petites minutes.

Il avait fermé les yeux un moment le temps que quelques liens soient coupés. Il ne voulait pas voir ça si la baguette déviait. Et s’il se mettait à saigner ou quelque chose dans le genre ? il ne voulait définitivement pas voir ça. Puis quand il n’avait plus rien entendu, il les avait rouverts, et avait senti la main du rouge et or appuyer contre son torse – par la même occasion, il avait croisé son regard. Il y avait quelque chose d’étrange. Comme.. Une aura qui se dégageait de lui, malgré l’espèce d’avertissement qu’il pouvait voir au fond de ses yeux, il y avait quelque chose d’autre. Il devait devenir fou sous le coup du stress, mais il aurait juré avoir vu quelque chose d’incroyablement attirant au fond de ses yeux. Quelque chose qui lui avait fait perdre ses moyens d’une façon bien différente que la panique l’avait fait. Un cours instant, il aurait juré avoir eu une réaction – vous savez, il avait grandi avec un don rare et très difficile à contrôler, alors, maintenant qu’il le contrôlait, il savait très précisément quand il y avait des petits dérapages. A chaque ‘transformation’ non contrôlée, il pouvait ressentir un espèce de picotement parcourir son corps, et ses traits se crisper, sans qu’il ne puisse rien y faire. C’est exactement ce qu’il venait de ressentir, mais il n’avait pas pu réellement réaliser si l’autre avait pu voir quelque chose d’anormal – parce qu’il était complètement désorienté. Même si l’effet bizarre qu’il avait ressenti un peu plus tôt se dissipait, il restait confus, et la proximité entre lui et l’Ineo restait très gênante, même si la connexion entre leurs regards avait été coupée. Depuis quand est-ce qu’il ressentait ce genre de chose à proximité de ce gars-là ? Il n’avait jamais eu d’attirance pour lui, d’aussi loin qu’il se souvienne. Et il n’avait jamais ressenti quelque chose d’aussi fort se dégager de lui. C’était la première fois qu’il le ressentait, mais d’un autre côté, c’était la première fois qu’ils étaient si physiquement proches l’un de l’autre. Il secoua légèrement la tête, reportant son attention sur les branches et les lianes qui l’enserraient encore. Il s’énervait aussi, entre les sensations qu’il pouvait avoir d’un côté et ses membres restreint par le végétal de plus en plus envahissant de l’autre.. Il avait retrouvé l’usage d’un bras au moins, et comme tout bon Yongwang qui se respecte et qui perd patience, il avait empoigné les liens qui étaient encore autour de sa taille, tirant dessus assez fort pour en arracher quelques-uns. « Tu sais que tu m’énerves ? Sale gosse. » Il soupira, retournant finalement son attention vers l’autre, en essayant de ne pas baisser les yeux ou avoir une réaction stupide qui pourrait trahir les pensées qu’il avait eu un peu plus tôt.

- Je suis sûr qu’en tirant dessus ça ira plus vite !

Et comme pour illustrer ses paroles, il en avait empoigné une autre, l’arrachant également. Qui était l’idiot qui avait pensé à grossir ces pauvres plantes ? Déjà qu’en pot, Min Guk ne les avait jamais vraiment trouvées charmantes, mais à cette taille-là, c’était un véritable cauchemar. Encore heureux, ils commençaient à en voir la fin, puisqu’il ne restait que quelque lianes qui s’accrochaient à lui, les autres gisant à présent à ses pieds.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Sam 18 Sep - 12:54

Il était peut-être trop concentré à sa tâche; mais, dans tous les cas, il n’avait rien remarqué d’étrange lorsque son regard avait croisé le siens. Lui-même, à vrai dire, avait tendance à oublier la seconde – minime – particularité que lui avait transmise sa mère. Enfin, le monstre qui l’avait mis au monde… de toute façon, honnêtement, les vélanes étaient toutes des espèces de pimbêches trop fières, des croqueuses d’hommes, des idiotes par-dessus tout. Elles n’étaient pas particulièrement intelligentes; juste assez rusée pour pouvoir survivre, en fait. Du moins, c’était ce qu’il en pensait. Évidemment, là, on pense à une vraie vélane; le monstre, la chose hideuse lorsqu’elle était sous sa forme naturelle. Il avait eu la chance de voir une seule fois sa mère en colère; une seule fois, il l’avait vue sous sa forme naturelle. Depuis, il ne la voyait plus du tout de la même façon et n’arrivait pas du tout à comprendre comment il avait bien pu naître d’une telle chose. Ah, oui, dans sa mémoire était bien ancrée aussi l’image du grand tableau au bout du couloir, juste avant sa chambre. Sa grand-mère – un autre monstre. Mh. Parlant de monstre, celui qui s’agitait devant ses yeux était de niveau aussi. Et voilà qu’il reprenait avec sa fierté sans limites. Bla bla bla, bla bla – il leva d’ailleurs une main et fit le signe, comme pour lui montrer à quel point toutes ses paroles étaient inutiles, qu’il n’écoutait même pas. De toute façon, pourquoi ressentait-il le besoin de sortir les grands mots avec lui ? Peut-être ne le connaissait-il pas encore assez, mais s’il y avait bien une personne qui ne disait rien et se fichait bien des rires qu’il pouvait en tirer; c’était lui. Tiens, il avait même promis à un garçon de son équipe de quidditch qu’il raconterait à tout le monde qu’il s’était évanouit juste pour sauver la fierté du rouge et or. Quelle surprise avait-il eut lorsque Kessy l’avait réellement fait. Et puis, que Guk aille raconter à tout le monde que c’était lui qui l’avait sauvé ou ce qu’il voulait, ça aussi, il s’en fichait. Au fond, ça ne ferait que justifier son absence et montrer à tout le monde qu’il n’était pas coupable d’avoir brisé les doigts du pauvre garçon. Hé, après tout, c’était de sa faute à lui, hein.

« Je suis sûr qu’en tirant dessus ça ira plus vite ! » Le félin grogna aux paroles du plus jeune. Si, bien sûr qu’il aurait pu se mettre à tirer dans tous les sens juste pour le libérer; se faire mal ou lui faire mal, tout salir – quoi que rendu au point où ils en étaient… - et puis risque de tirer sur une mauvaise liane. Voilà, comme c’était brillant comme idée. Le plus vieux recula alors d’un pas et l’observa quelques secondes faire, croisant les bras, levant les yeux au ciel et soupirant. Il allait le laisser s’exciter quelques secondes, attendrait qu’il s’arrête. Mais non, ça ne fonctionnait pas comme ça avec Min Guk. Il était vachement entêté, ce gamin. Il secoua la tête et revint vers lui, attrapant une liane, le stoppant dans sa lancée au passage. « Oui bien sûr que c’est une bonne idée. » Il tira contre la liane en question et cette dernière se désista. Bien. Puis il en attrapa une autre, sur laquelle il tira avec force. Mais, cette fois, la liane ne se désista pas. « Tirer sur n’importe quelle branche, tirer comme un débile, s’emmêler un peu plus mais on s’en fiche puisque… oh bah oups. » Lorsqu’il avait tiré contre la liane en question, une autre s’était resserrée, brutalement, contre ses cuisses, les resserrant violemment l’une contre l’autre. Il haussa un sourcil à son adresse. « C’est sûr que c’est une très bonne idée, ça. » Il ne le laissa pas souffrir trop longtemps, cependant, levant sa baguette au niveau de ses cuisses. Et ça, ça avait le mérite d’être flippant puisque la découpe était tout prêt de son entrejambe. Il découpa la liane, qui se désista à son tour, libérant les cuisses du garçon. Il commençait vraiment à l’énerver, pour le coup. Peut-être que s’il arrêtait de se plaindre et qu’il le laissait faire les choses de la bonne façon; alors peut-être qu’il serait déjà sorti de cette merde. Suffisait de réfléchir un peu pour savoir que ça, c’était définitivement pas la bonne façon de faire les choses. Et puis, avec le temps, il avait appris à se servir de la magie à défaut de pouvoir user la force; parce que la force n’était pas toujours utile. Heureusement, il avait presque terminé de le sortir de là. Heureusement, parce qu’il n’aurait pas été capable de passer encore ne serait-ce qu’un tout petit dix minutes en sa présence, pas dans cette situation-là. Oui, Min Guk était un garçon bien drôle, il l’aimait bien, il n’avait pas spécialement quelque chose contre lui et lui non plus; du moins, pas à ce qu’il sache. Mais là, ça commençait à faire. Il libéra finalement son second bras, puis parvint à libérer le haut de son corps, tout ça en moins de cinq minutes. Au niveau des jambes, c’était un peu plus délicat. Les lianes semblaient être encore plus emmêlées à ce niveau-là. Mais, au moins, maintenant, il était assuré que l’autre pouvait parfaitement respirer, même s’il bougeait dans tous les sens. Sa main se glissa contre une des lianes, la plus serrée, celle qui barrait sa cuisse gauche, délicatement pour ne pas lui faire de mal. Il tenta de passer un doigt sous la liane mais réalisa bien rapidement qu’elle était dangereusement serrée – et pas seulement ça, elle faisait bien le tour complet de sa jambe. La découper serait difficile, et probablement un peu douloureux. Il réfléchit quelques secondes, à toute vitesse, avant de grimacer. Il n’avait pas vraiment d’autre option, au fond, et il savait parfaitement qu’il n’avait pas le choix de lui faire mal… au moins un peu. Il devait tout de même s’assurer que l’autre ne bougerait pas trop, qu’il ne regarderait pas ce qu’il faisait et, aussi, espérer qu’il était toujours capable d’effectuer une formule sans même la prononcer.

Le plus vieux se rapprocha donc considérablement du dragon, son visage à quelques centimètres à peine du siens. S’il réussissait à défaire celle-là sans trop de sang, alors ils étaient sortis d’affaire. Sa main libre se leva au niveau de son visage, son index se posant sous son menton pour qu’il redresse la tête. Son regard se posa d’abord vers ses lèvres, puis vers ses yeux à lui alors qu’il tapotait discrètement la liane de la pointe de sa baguette. Il lui fit signe de se calmer et hocha doucement la tête. « Tu ne vas pas être très content, mais ça va aller. » Expliqua-t-il, sur un ton beaucoup plus doux, son pouce caressant avec toute la délicatesse possible la peau du plus jeune. S’il n’avait pas la réputation d’être délicat, doux et même d’être plutôt violent, colérique et très peu conciliant, il savait parfaitement reconnaître lorsque le temps était venu de l’être. La liane se découpa, lentement, entaillant en même temps la cuisse du jeune homme. Il aperçut alors l’éclair de douleur traverser le visage du dragon et pinça les lèvres. Ses doigts se resserrèrent contre sa peau, l’obligeant à redresser la tête et à le regarder dans les yeux. « Guk, ça va aller j’ai dis. Regarde-moi. » Lorsqu’Il réussit à obtenir toute l’attention du garçon, il hocha la tête, positivement. Le pire dans tout ça, c’était que ça ne passait pas spécialement rapidement puisqu’il devait ralentir la découpe histoire de ne pas réellement le blesser – ne pas l’entailler trop profondément et passer tout droit. Surtout que, là, il ne pouvait pas réellement regarder ce qu’il faisait. C’est au bout de quelques secondes, cependant, qu’il remarqua le changement de couleur des yeux du plus jeune. Bleus. Bleu clair, même, ce qui lui semblait être impossible dans l’optique où le garçon était lui aussi purement asiatique; à moins qu’il ne sache pas certaines choses à son sujet. Et puis, de toute façon, depuis quand ses yeux étaient-ils bleus ? Il avait froncé les sourcils, questionné. Mais ses traits s’adoucirent graduellement alors qu’un long frisson courrait le long de son échine, de tout son corps en fait, jusqu’à la pointe de ses orteils; quelque chose d’étrange, mais de bien présent. La douleur n’était même plus présente sur son visage. Quelque chose se passait, mais quoi, ça, il n’aurait pu le dire. D’ailleurs, les frissons le parcourant étaient de plus en plus puissants. Ça, il n’arrivait pas à l’expliquer. Il entrouvrit les lèvres pour parler mais n’eut pas le temps; la liane se désista soudainement et, sous le choc, le garçon tomba vers l’avant, son poids s’écrasant sur le plus vieux qui, sur le coup, n’eut pas le temps d’éviter l’inévitable; et ils tombèrent, tous deux, s’étalant au sol comme des imbéciles. Il cligna des yeux, plusieurs fois, immobile sous l’autre garçon. Plusieurs – longues – secondes se passèrent avant qu’il ne réalise qu’un liquide chaud, consistant, imprégnait à présent sa propre cuisse. Il repoussa alors le Yongwang pour inverser les positions, se retrouvant au-dessus de ce dernier, sa main se posant directement sur la blessure de laquelle s’échappait une bonne quantité de ce liquide rouge. Autrement dit, du sang. L’entaille était plus profonde que ce qu’il n’avait prévu. Il appuya contre la blessure de toutes ses forces avec une main, tâtant le sol de l’autre main pour trouver sa baguette, poussant un juron. Évidemment, elle devait avoir roulé à dix pieds de l’endroit où ils se trouvaient, c’était toujours comme ça.

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je me trouve ici : Ici ? Actuellement, il se trouverait dans sa salle commune en train de parler tout seul, puisqu'il ne se passe rien d'intéressant dans sa vie. Ou peut-être quelque part dans les couloirs en train d'embêter Mee Kyung qui essaye de réviser.

MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Sam 18 Sep - 15:27

C’est précisément parce qu’il le connaissait que Min Guk s’emportait mentalement. Parce que, il savait, il avait su dès la seconde où il l’avait reconnu que l’autre resterait de marbre face aux bêtises qui sortaient de sa bouche toutes les dix secondes, il savait que ça lui faisait rien du tout, ni chaud, ni froid. Et ça, c’était frustrant. C’est vrai, les gens normaux répondaient à ses provocations, pas parce qu’ils voulaient particulièrement faire mumuse avec le Yongwang, mais parce qu’il arrivait toujours à trouver un point sensible chez eux qui les faisaient sortir de leurs gonds. Sauf l’Ineo, là. Il ne parlait jamais de toute façon, ou uniquement quand il avait quelque chose d’utile à dire. A croire qu’il ne savait pas plaisanter.. Guk avait arrêté d’essayer de le mettre en colère pour sa propre satisfaction, parce que ça ne faisait que le frustrer. Mais ils se chamaillaient tout de même gentiment à chaque fois qu’ils se voyaient ; tenez, comme là. Il pouvait très bien le voir sur le visage de l’autre qu’il en avait assez, et pourtant, il ne disait toujours rien, s’affairant à sa tâche. Alors pour le coup, Min Guk essayait de se taire – autant qu’il le pouvait en tout cas, parce que parler pour lui c’était presque comme respirer, plus qu’un hobby, c’était vital, point. En attendant, il se disait qu’il pourrait profiter de la non-implication du plus âgé une fois rentré au château pour s’éviter de paraître ridicule, c’était toujours ça de gagné.

Le Yongwang s’était arrêté de bouger dans tous les sens quand l’autre avait attrapé une liane, une grosse d’ailleurs. Il leva un sourcil, sceptique. Il allait enfin mettre en application ses conseils ? Tant mieux ! un rictus amusé s’était formé sur ses lèvres, alors qu’il était persuadé d’avoir trouvé la solution miracle. Un air satisfait s’afficha sur son visage quand le premier lien scéda, par contre, le deuxième fut une très mauvaise et douloureuse surprise. « Tirer sur n’importe quelle branche, tirer comme un débile, s’emmêler un peu plus mais on s’en fiche puisque… oh bah oups. » Il allait le tuer, ou ils allaient tous les deux s’entretuer, au choix. Il avait cherché à répliquer, mais se trouvant en tort –et en ayant conscience même s’il n’allait jamais l’avouer- il choisit de se taire, devant l’avancement des choses. Très bien, tirer comme un bourrin, ça ne marchait pas, il l’avait assimilé, mais c’était sa seule idée. Il avait baissé les yeux vers la liane qui enserrait sa cuisse, par instinct plus qu’autre chose, et avait ouvert des yeux horrifié quand l’autre l’avait finalement libéré. Un soupir, de soulagement, s’échappa d’entre des lèvres. Un peu plus, et il perdait un membre très important de son anatomie. Dieu merci, l’autre ne s’était pas raté. Il l’aurait hait jusqu’à la fin de sa vie si ça avait été le cas. Petit à petit, Min Guk retrouva l’usage de ses membres ; d’abord les bras qu’il était bien content de pouvoir enfin bouger comme il le voulait, puis le haut du corps sur lequel Kessy s’était acharné un moment avant de venir à bout de tous les liens végétaux qui l’emprisonnait. Même s’il pouvait respirer et bouger les bras, marcher, c’était encore bien loin de sa portée. Il les sentait, les lianes. Faire le tour de ses jambes, se glisser derrière ses cuisses, le laissant dans une position très inconfortable, d’ailleurs. Comment il allait venir à bout de toutes ces saloperies, sérieusement ? La magie pouvait-elle tout faire toute seule ? Il n’en savait rien, mais il l’espérait de tout cœur.

Il manqua d’avoir une attaque, alors qu’il voyait à présent le visage du plus âgé si proche du sien. Il semblait avoir un air grave d’ailleurs, et Min Guk perdait de plus en plus ses moyens en plus de sa raison qui l’avait doucement quittée à partir du moment où il s’était pris les pieds dans la plante. Il ne comprenait pas non plus l’espèce d’effet bizarre que l’autre dégageait, effet qui agissait particulièrement bien. C’était quoi exactement, ce type ? Un monstre ? C’était peut-être lui qui perdait la tête encore un peu plus aussi. Mais avec une telle proximité, il ne faisait qu’a peine attention à ses paroles, il paniquait, et d’un autre côté, il semblait.. frémir, à cause du contact, presque tendre. C’était flippant, étrange et flippant, voilà ce que c’était. Il avait cherché à fermer les yeux pour se soustraire à ces sensations inexplicables, mais l’autre l’en avait empêché. « Guk, ça va aller j’ai dis. Regarde-moi. » Il cherchait son attention, apparemment. Et Guk la lui donna, autant qu’il le pouvait, en tout cas. Il tremblotait, c’était son corps, il était bien placé pour le savoir. Il ne remettrait plus jamais les pieds dehors après le couché du soleil, ça, il en était sûr. Ça lui servirait de leçon, tient. Mais en même temps qu’il lui avait laissé son attention, il remarqua.. que quelque chose d’étrange se passait, définitivement, et des deux côtés. Il tenta de ne pas paraître remarquer l’air du garçon. Surpris, peut-être ? Encore qu’il ne voyait pas très bien dans le noir, mais il devinait qu’il s’était passé quelque chose. Les métamorphoses accidentelles étaient rares chez Min Guk, mais elles étaient présentes, comme chez tout métamorphomage. Aussi bien qu’il puisse contrôler son don, ça faisait aussi partie du jeu d’avoir parfois des accident, ce n’était pas comme une métamorphose normale, après tout, c’était.. en lui, c’était inscrit dans son code génétique. Et même s’il pouvait parfois se contrôler, là, la situation l’en empêchait. Mais d’un côté, c’était amusant de deviner ainsi que l’autre avait peut-être vu quelque chose, et qu’au final, il ne lui posait aucune question. Tant pis, tant mieux ? Ses pensées avaient été détourné de ce petit détail stupide pour, encore une fois, ressentir une impression.. de bien-être ou d’euphorie passer dans son corps, il n’arrivait pas bien à l’expliquer. Comme si chaque contact, visuel ou physique, avec Kessy était absolument incroyable. Et même s’il essayait de garder cohérence dans ses réflexions, il n’y arrivait simplement pas à cause de cette.. cette chose qu’il n’arrivait même pas à qualifier. C’était tellement puissant qu’il avait perdu la notion du temps et des actions de l’autre, il restait là, immobile, à le regarder le délier d’un œil vide, tandis qu’il essayait de ne pas laisser transparaître l’état dans lequel il pouvait se trouver actuellement.

Il eut une légère prise de conscience quand, d’un seul coup, il sentit qu’il perdait pied, alors que plus aucune liane ne le retenait prisonnier, il ne l’avait pas vu venir aussi vite.. et, il ne l’avait pas vu venir du tout, à vrai dire. Ils tombèrent tout les deux, s’écrasant au sol avec un bruit sourd, et un gémissement surpris de la part du Yongwang, encore déboussolé. Il sentait quelque chose, un picotement. Mais il n’arrivait pas à dire si c’était de la douleur ou si c’était son imagination. Comme.. Comme s’il était encore un peu déconnecté de la réalité. Il fut soudain sur le dos, surement parce que l’autre l’avait poussé, et il essayait de reprendre son souffle tant bien que mal, tandis que ses yeux se posèrent sur l’Ineo, et là, il vit le sang qui s’échappait de sa propre chair. Il ouvrit de grands yeux, il le voyait, c’était affreux, encore plus apeurant que la plante. Et pourtant il ne réagissait pas vraiment. Il observait, c’était bien la seule chose qu’il était capable de faire. L’autre sembla chercher des yeux quelque chose, tandis que Min Guk laissait aller sa tête sur le côté, exténué, fermant les yeux quelque secondes. Quand il les ouvrit à nouveau, il put voir.. une baguette. Celle de Kessy ? Très certainement. Il releva son bras, au prix d’un effort qui lui semblait incroyable sur le coup, et attrapa le morceau de bois, qu’il tendit vers l’Ineo alors qu’il se redressait, s’appuyant sur un de ses coudes comme il le pouvait.

- ça- ça pourrait t’être utile.. je crois.

La confusion était-elle détectable même dans sa voix ? Il n’en savait rien, mais ça l’angoissait. Si l’autre remarquait qu’il avait provoqué quelque chose d’aussi étrange chez le dragon, qu’allait-il bien pouvoir penser, hein.. Qu’il était face à un pervers ? Un fou furieux peut-être même ! Soupirant de plus belle, il se laissa retomber contre le sol, en se promettant que ça ne durerait que quelque seconde.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Sam 18 Sep - 17:55

N’importe qui aurait pu dire qu’il était trop fort; qu’il s’en sortirait à merveille, dans ce genre de situations. Que de toute façon, la magie faisait toujours tout. Sans elle, en effet; il ne se serait jamais sorti de ce genre de situation. Il ne savait pas vraiment ce qui s’était passé, ne comprenait pas trop et ne savait pas non plus s’il n’avait pas, au final, empiré la situation. À la base, il ne devait pas le blesser. Ou, du moins, pas à ce point-là. Cela dit, c’était beaucoup plus difficile à imaginer lorsqu’on se retrouvait dans la situation en question, qu’on ne l’avait jamais vécue, surtout. Certes, il s’était déjà blessé lui-même, et de nombreuses fois, en plus. Mais il n’avait jamais été la cause d’une blessure possiblement grave chez une autre personne. En ce moment, ça lui semblait pire. Peut-être que c’était l’idée de se retrouver en plein milieu d’une forêt possiblement dangereuse, ou, peut-être, comme on le racontait, il y avait des créatures assoiffées de sang. Bon, il ne le croyait pas totalement, mais dans ces moments-là, la panique l’emportait sur le sang-froid. C’était bien rare qu’il perdait son sang-froid, et même encore, il se contrôlait plutôt bien pour un garçon intérieurement, et profondément, paniqué. Lorsqu’il avait tourné la tête pour jeter un œil à la blessure du plus jeune, ses mains étaient à présent toutes rouges. Il avait ravalé sa salive, difficilement, et levé la tête juste à temps pour voir le jeune homme qui lui présentait sa baguette. Mais plutôt que de prendre sa baguette, sur le coup, son regard se posa plutôt vers le visage du garçon, qui commençait franchement à se faire pâle. Le siens aussi, d’ailleurs, devait commencer à se faire pâle. Mais ça, il l’espérait du moins – à moins qu’il ne soit un espèce d’alien sorti de nulle part, ce dont il, franchement, commençait à douter sérieusement. « ça- ça pourrait t’être utile.. je crois. » Il avait finalement hoché la tête et saisit la baguette en vitesse, l’abaissant vers la blessure en question. Merde, merde. Il ne se rappelait absolument plus de la formule. Il dut réfléchir de longues, très longues secondes avant de trouver la foutue formule. Il n’avait jamais eu à l’utiliser, après tout, et ça, c’était plus normal qu’autrement qu’il ne se rappelle pas de tous les détails de son bouquin de sortilèges. Parce qu’il fallait avouer que, les sortilèges, c’était emmerdant à un certain point. Bon, pas autant que l’histoire de la magie, c’est sûr, mais… ‘Vulnera Samento' il retira sa main juste au bon moment. Le flot de sang commença à diminuer, jusqu’à ne plus être. ‘Vulnera Samento’ répéta-t-il une seconde fois. Cette fois, la plaie se referma totalement et il put voir une grimace se former sur le visage pâle du garçon. Il murmura de faibles excuses avant de prononcer une troisième fois le sortilège. Et, cette fois, la blessure disparut presque totalement; se cicatrisant rapidement. La seule chose qui trompait, à présent, c’était le sang imprégné sur le pantalon du plus jeune. Il fut immobile un long moment, à seulement fixer le sang ayant tâché le vêtement du dragon, sans bouger, comme muet. Puis, finalement, l’autre bougea, donnant enfin un signe de vie. Il soupira et rampa jusqu’à sa tête qu’il souleva pour poser contre sa cuisse – la propre – ses doigts passant devant ses yeux fermés. « Guk ? Ça va ? »

Pas un mot. Mais le garçon ouvrit finalement les yeux et le plus vieux les ferma en retour, soulagé. Il n’aurait manqué plus que ça, qu’il crève devant lui, et sa journée aurait été complète. Il était bon pour la prison, quoi. Et Dieu seul savait à quel point la prison chez les sorciers, c’était… ouais, horrible. Pas moyen de s’échapper de sa cellule simplement en se transformant en chaton; rien à voir avec la prison moldue. Pas qu’il l’avait déjà essayé, mais… bon. Il glissa ses mains sous les bras du plus jeune pour le redresser, l’aider à s’asseoir afin qu’il puisse s’appuyer un peu mieux contre lui, sa tête se posant au niveau de son torse. Il lui tapota finalement l’épaule, l’air de lui dire, sans mots, qu’il avait bien réagit. Enfin, finalement, il n’avait pas flippé là où il aurait dut flipper le plus. En fait, là, s’il avait crié comme un cinglé, il ne lui en aurait probablement même pas voulu. Après tout, il n’avait pas perdu une toute petite quantité de sang. D’ailleurs, il baissa la tête et observa sa main, toute rouge. C’était gore, quand même. A voir la scène, on aurait dit qu’il venait de tuer une personne de ses propres mains. Et cette personne en l’occurrence se nommait Ok Min Guk. Alors que tout ce qu’il avait fait, en fait, c’était le sauver. Le sauver était peut-être un grand mot, mais, en y réfléchissant… pas tant que ça. Il essuya sa main contre son pantalon. Dommage, mais vu son état, déjà, ça n’allait pas changer grand-chose. Et puis, au final, il préférait vachement que ce sang se retrouve sur son pantalon que sur sa main. Il essuya rapidement son visage à l’aide d’une manche. S’il avait froid il y avait de cela à peine quelques minutes; maintenant, il avait drôlement chaud, et à en juger la mince couche humide sur le front de l’autre garçon, lui aussi, il en avait souffert et avait eu chaud. Quoi que, lui, il devait plutôt avoir eu peur pour sa propre vie plus qu’autre chose. Il posa sa baguette contre le torse du jeune homme et murmura un faible ‘revigor’, juste pour lui redonner de l’énergie. Doucement, son corps sembla reprendre un peu plus de vie, mais il ne le repoussa pas pour autant, le laissant reposer contre son corps à lui un moment avant de finalement oser parler. « Si un jour j’aurais cru te redonner de l’énergie volontairement… » Il grimaça et lui adressa un sourire moqueur. Au moins, après ça, ils pouvaient bien se détendre, non ? C’est au bout d’une bonne minute qu’il tapota l’épaule du dragon pour lui indiquer de se redresser. C’était pas tout, mais lui, il était inconfortable avec sa jambe repliée sous son corps et sans absolument aucun appui pour supporter son poids. Il se recula jusqu’à l’arbre le plus prêt. Il s’y appuya et observa l’autre un moment, levant le doigt, puis laissant tomber ensuite pour réaliser qu’il s’apprêtait à lui dire de reprendre sa place. Bulle d’air. Il redressa la tête, la laissant se reposer contre l’arbre derrière lui et soupira. Étrange, étrange soirée. Il ferma les yeux et profita du nouveau calme, bien apprécié pour le coup. Puis, en fermant les yeux, les images lui revinrent en tête.

Ses yeux avaient changés de couleur. Encore là, ça le perturbait, limite plus que la blessure qu’il venait de soigner. Il n’avait certainement pas fait ça volontairement, et s’il s’en fiait à ses croyances, c’était arrivé sous l’effet d’une émotion forte. Il y avait bien quelques élèves, ici, à akiwa, qui possédaient quelques particularités. Lui en premier lieu, puis il avait rencontré quelques élèves qu’il soupçonnait de posséder quelconque don. Mh, un métamorphomage ? C’était facile à reconnaître, quand même, mais sur le coup, il n’y avait pas forcément pensé. Il baissa la tête et ouvrit les yeux en direction du plus jeune, brillants dans le noir. Puis il gonfla les joues, réfléchissant. S’il se rappelait bien, les métamorphomages avaient bien tendance à changer lorsqu’une émotion trop forte les prenait; les cheveux ou, comme dans le cas présent, les yeux. Ça aussi, après tout, il avait dut l’étudier de prêt histoire de réussir lui-même à devenir animagus. Et, pour cause; c’était dans le même domaine, c’est-à-dire, la métamorphose. Il laissa le silence se prolonger un moment avant de se redresser pour s’écarter un peu de l’endroit où ils se trouvaient, s’enfonçant dans les bois pour aller repérer quelques branches, des grosses et des petites. Ils en auraient besoin. Il n’osait pas vraiment lui poser des questions; de toute façon, même s’il lui en posait, il connaissait déjà les réponses. Ou, en tous cas, il avait de gros doutes derrière la tête. Il rangea sa baguette dans la poche arrière de son jean pour pouvoir ramasser le plus de branches possibles avant de revenir vers l’endroit où ils étaient. Dans le noir, là, Min Guk n’avait probablement même pas remarqué qu’il s’était absenté une ou deux minutes – sauf si, évidemment, il avait parlé dans le vide pendant ce temps-là. C’était à lui de faire ça, de toute façon, autant réduire l’utilisation de la magie au nécessaire histoire de ne pas trop en abuser. Parce que c’était connu, s’il abusait un peu trop de sa baguette, on enquêterait forcément sur son cas. Et il n’était pas totalement sûr que la soirée qu’ils passaient en ce moment était totalement… permise. Pas du tout, en fait, comme la raison pour laquelle les deux étaient venus dans la forêt était futile. Parce qu’au final, ils s’étaient tous deux mis en danger, c’était évident. Il laissa retomber les quelques branches là où il n’y avait ni herbe, ni plantes, ni feuilles. Autant prévoir, il ne manquait plus que ça, qu’il cause un incendie en pleine forêt. Belle fin d’histoire quand même. Il leva la tête vers l’autre, qui semblait le regarder avec ce qu’il conclut être un air questionné. « Tu penses quand même pas qu’on va pouvoir rentrer au château à cette heure-là, hein. Il faut bien se réchauffer. » Il leva sa baguette vers le tas de bois et, pour la deuxième fois en une soirée, murmura ‘incendio’, des flammes surgissant du tas de bois.

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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Sam 18 Sep - 19:19

Il ne comprenait pas très bien ce qu’il se passait, mais c’était quelque chose d’anormal. Il avait l’impression d’avoir été complètement drogué, pendant quelques minutes. Est-ce que ça venait de la mystérieuse aura que dégageait l’autre garçon ? Il n’en savait rien, et même s’il avait voulu y réfléchir, il n’y serait pas parvenu, pour la bonne raison qu’en plus de dissiper sa douleur, ça dissipait également sa capacité de réflexion, déjà bien altérée par le stress et la panique qu’il avait pu ressentir au long des dernières minutes. Des choses étranges se passaient à Akiwa en permanence, pourtant, et lui-même avait déjà assisté à des choses peu singulières – mais, ça, c’était encore quelque chose d’inconnue, et dans un sens, c’était affreusement enivrant. D’une part parce que l’effet en lui-même était agréable, d’une autre parce qu’il était prit d’une vive curiosité, maintenant, à l’encontre de.. ça. Et de Kessy par la même occasion, d’ailleurs, puisque tout semblait venir de lui. A vrai dire, le flot de sang qui s’échappa de sa cuisse, même si c’était horrible et profondément choquant pour lui de le voir, il n’arrivait pas à assimiler que ça puisse réellement arriver. Le choc devait jouer aussi, bien évidemment, il ne s’était pas attendu à finir blessé.. Il s’était attendu un bref instant à mourir, certes, mais pas à finir allonger sur le sol avec la cuisse en sang et le cerveau si perdu qu’il ne fonctionnait même pas à moitié. Il lui avait passé sa baguette, par reflexe. Parce qu’il avait songé que c’était la meilleure chose à faire s’il voulait survivre, cette fois encore. Il semblait que malgré tout, il faisait confiance à l’Ineo. Et pourtant, il n’avait pas confiance en beaucoup de gens.. Mais encore une fois, n’était-il pas, de toute façon, obligé d’avoir confiance en lui en cet instant ? Il était presque handicapé, il n’avait plus aucune force, c’était à peine s’il ne voyait pas trouble. C’aurait été suicidaire que de vouloir s’en sortir tout seul, cette fois.

Pendant une éternité, il eut l’impression de seulement sentir le sang couler, et il se demandait ce que l’autre pouvait bien fabriquer – il allait le laisser mourir là peut-être ? Vaudrait mieux pas, parce que ça ne devait pas être très agréable d’être envoyé à Azkaban pour une bête histoire de timing. Et puis, il lisait tellement de bouquins, il devait bien connaître un sort pour guérir ça. Pile quand Min Guk commençait à y penser, il entendit prononcer une formule, qu’il ne connaissait pas cette fois, ou qu’il avait peut-être simplement oubliée – ou jamais utilisée, ce qui était fort possible aussi. Il serra les dents, son visage se crispant. C’était douloureux, ça. Bien plus que la blessure en elle-même, et apparemment, l’espèce de charme bizarre qui l’avait empêché de ressentir le moindre mal un peu plus tôt se dissipait doucement. Il passa un bras au-dessus de sa tête, l’appuyant contre ses yeux. S’il versait la moindre petite larme, personne ne devait le voir. Ou en tout cas, Kessy lui, ne devait absolument pas le voir ; il n’aurait pas fait attention si ça avait été un ami réellement proche ou une fille, mais là, il avait une fierté à tenir, dans sa tête. Et puis, ça ne faisait pas si mal, ça piquait affreusement, juste. De plus en plus, au fil que la plaie se refermait. Forcer une plaie à se refermer, c’était logique ça fasse mal, après tout, ce n’était pas naturel du tout de ne pas la soigner de façon normale. Et lui qui avait grandi dans un univers partiellement moldu pouvait bien le dire, certes, la magie était bien plus pratique pour soigner, mais alors, dans le monde moldu il serait sûrement déjà dans un bon lit d’hôpital, avec un bandage, et des cachets pour dormir. Et il n’aurait pas à vivre ça – et de toute façon, dans le monde moldu, il n’aurait jamais pu se prendre les pieds dans un voltiflor. Donc, tout cela ne serait jamais arrivé – ha dieu, il y avait des moments comme ça ou la magie lui paraissait être plus dangereuse qu’utile. Fort heureusement, ça lui passait toujours très vite, dès qu’il était question de nettoyer quoique ce soit.. par exemple. En tout, il avait fallu la réutiliser trois fois, il avait compté très attentivement dans sa tête. Ce n’était pas dramatique, mais ça ne devait pas être joli non plus. Il poussa un soupir, reposant son bras au sol, ouvrant finalement à nouveau les yeux pour voir un Kessy qui lui semblait.. désolé, et presque inquiet. « Guk ? Ça va ? » Il essaya d’esquisser un sourire, qui ressembla plus à une grimace au final, tandis qu’il essayait tant bien que mal de se redresser un peu. Il n’arrivait pas vraiment à parler encore, même si il était tenté de lui répondre avec l’ironie qui le caractérisait si bien, mais pour le coup, il préférait ne pas faire d’efforts superflus. La seule chose qu’il réussit à faire, ce fut de pousser une légère plainte, pas vraiment de douleur, mais plutôt pour signifier à l’autre qu’il était bien vivant et conscient, malgré tout ; ça ne se voyait pas, mais il était solide, quand il voulait.

Il fronça les sourcils alors que l’autre l’aidait à se redresser. Encore une fois, il aurait bien aimé protester, mais il en était incapable, son état ne le lui permettant pas, alors il se laissait faire comme une gentille petite marionnette, en attendant. Il saurait se rattraper, de toute façon. Oh, il aurait bien aimé crier pendant tout le processus, mais c’était ce foutu.. cette.. chose, là. Cette aura, ce sort. Non, ce n’était pas un sort ? Il ne savait pas ce que c’était, et maintenant qu’il pouvait à peu près faire fonctionner ses neuronnes, il réfléchissait encore et encore, et ne trouvait toujours pas ce que ça pouvait bien être. Une attirance irrémédiable, une impression d’euphorie, incroyablement agréable et trop fort pour qu’on puisse y résister.. Si l’autre avait été une femme, il aurait été persuadé d’avoir en face de lui une vélane, l’espace d’un instant. Ce n’était pas là les symptômes de l’état qu’elles provoquaient sur les hommes ? Même lui s’il se retrouvait face à une vélane, il n’y pourrait rien, tient. Mais la question ne se posait pas, puisque qu’aussi loin qu’il sache, Kessy était un homme. De sexe masculin. – peut-être devrait-il vérifier. Devant une pensée aussi absurde, il avait failli rire, il l’aurait fait s’il en avait eu la force. Mais actuellement, même bouger le petit doigt lui demanderait beaucoup de concentration et d’énergie, énergie qu’il préférait économiser. Il baissa soudain les yeux vers la baguette pointée sur lui, se tendant alors qu’il ne comprenait pas ce que l’autre allait encore lui faire. Et une fois le sort jeté, eh bien.. Il pouvait constater qu’il se sentait beaucoup mieux. Une bonne chose. Un instant il avait eu peur que l’autre ne l’achève – oui, bon, ridicule, admettons. « Si un jour j’aurais cru te redonner de l’énergie volontairement… » Il rit pour de vrai cette fois, tandis qu’il ne bougeait pas le moins du monde, restant contre le torse du plus vieux. Il n’irait pas le lui dire directement, mais, il n’avait pas vraiment envie de se relever, pour le coup. Il se sentait bien, ici, maintenant qu’il n’avait plus aucune raison de s’inquiéter pour sa survie. Mais comme toute bonne chose à une fin, bientôt, Kessy le poussait légèrement, comme pour lui dire de se redresser, ce que Min Guk fit, comprenant le message. Il avait du mal à tenir debout, mais il essayait. Bien vite, ses sens revenaient à lui, comme ils étaient en temps normal. Tout ce vilain cauchemar était terminé, mais maintenant, le château était fermé, et Jimmy devait monter la garde pour distribuer des retenues. Et Min Guk ne voulait pas réellement en obtenir une de plus, la dernière qu’il avait faites avec l’octopus ayant été relativement traumatisante pour le pauvre maniaque de la propreté qu’il était. Il observa un moment l’autre, resté contre un arbre. Ils s’observaient tous les deux, pour être plus juste. Min Guk le savait, il savait qu’il s’était passé quelque chose. Des deux côtés, il s’était passé quelque chose d’étrange. Pour le Yongwang, ce n’était pas dur de deviner ce qui avait bien pu lui arriver, un changement de couleur ? Sûrement, il ne pourrait pas dire quoi, mais il pouvait dire que c’était rentré dans l’ordre, il le sentait. Après tout, c’était son corps, il savait ce qu’il pouvait bien faire contre son gré de temps en temps. Et Kessy, s’il n’était pas trop idiot, avait sûrement dû deviner son petit secret – qui n’était pas si secret que ça. C’était l’inverse qui l’intriguait, parce que, c’était bien moins facile de dire pourquoi il avait eu cette attirance envers l’Ineo. Un philtre d’amour ? Qui était assez stupide pour utiliser ça encore de nos jours.. Il se traita mentalement d’abruti avant de détourner les yeux, essayant au final de penser à autre chose. Il observa Kessy disparaître dans les bois, avant de revenir avec de quoi faire un feu. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il était habile et qu’il se repérait facilement dans le noir, celui-là. D’ailleurs, il était étrange, de toute façon. C’était quoi, une espèce de mutant ? Certes, Min Guk était mal placé pour penser comme ça, mais.. Avouez que ce n’était pas clair du tout, cette histoire. Après un temps de réflexion, il croisa finalement les bras, s’appuyant contre un arbre. Il était sceptique. Il voulait sortir de cette forêt pour sa part, et au plus vite. Pas qu’il avait la trouille, mais.. Si un peu. Sans compter sur le cadavre de voltiflor qui restait à deux pas de là, et il n’approcherait plus jamais de sa vie ce genre de plante, c’était sûr et certains. « Tu penses quand même pas qu’on va pouvoir rentrer au château à cette heure-là, hein. Il faut bien se réchauffer. » Il haussa les épaules, alors que le feu prenait soudainement. Il fit quelque pas en arrière, là où les arbres étaient un peu plus écartés, levant les yeux vers le ciel. Il était clair, maintenant. Bien plus dégagé qu’un peu plus tôt.

- Je sais qu’on ne peut pas rentrer, mais, on aurait peut-être pu retourner un peu plus proche du lac ou.. à un endroit sans arbres et sans plantes bizarres, quoi.

Ce n’était pas vraiment avec un ton de reproche qu’il le disait, c’était une idée, une supposition. La forêt, il l’avait assez vu, maintenant. Et même si rester proche du feu était appréciable, il avait peur que Jimmy puisse le voir, également. C’était une trop bonne façon de se faire prendre dehors au mauvais moment, ça. Il avait retrouvé tous ses esprits, et maintenant, il ne faisait que réfléchir. Il se demandait bien quelle heure il pouvait être aussi, combien de temps s’était-il débattu avec la plante ? L’attente d’être libéré lui avait paru durer une éternité, mais peut-être qu’il n’y avait même pas passé une heure aussi… Quoique, à voir le ciel, il se doutait que la nuit était à présent bien avancée. Il soupira pour la énième fois, faisant part de sa contrariété, à nouveau, avant de finalement s’asseoir contre un arbre, ramenant ses genoux contre son torse. Un véritable enfant perdu et capricieux, voilà ce qu’il était. Il allait bouder toute la nuit peut-être, ou ressasser cette mauvaise expérience. Si seulement il était resté sagement dans sa salle commune avec un livre, rien de tout cela ne serait arrivé. Fichu destin.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Dim 19 Sep - 14:17

Le feu avait bien pris et il se réchauffait les mains, les frottant douloureusement tout prêt des flammes qui dansaient joyeusement sous ses yeux. La nuit s’annonçait froide, drôlement froide. C’était à croire que Dieu avait tout fait pour ne pas leur faciliter la tâche, ce soir. Comme s’il avait quelque chose en tête; et que cette chose, là, elle devait absolument se réaliser. Que ce n’était absolument pas pour rien s’il avait décidé de leurs mettre tout ça, toutes ces obstacles en travers de leur chemin. Il avait tout simplement haussé les épaules lorsque l’autre avait affirmé savoir qu’ils ne pouvaient rentrer mais auraient pu trouver un meilleur endroit. Plus proche du lac ? Et il avait une meilleure idée pour se faire attraper, oui ? De toute façon, qui ne savait pas que, plus on se rapprochait de l’eau, plus il faisait froid ? Et puis, pour le moment, la forêt lui semblait – contrairement à ce que semblait penser le dragon – être le meilleur endroit pour se cacher. Après tout, les professeurs ne venaient que rarement fouiller la forêt pour voir si des élèves s’y cachaient. Autrement, c’était presque de l’harcèlement la forêt était beaucoup trop grande pour se mettre à y chercher des heures et des heures durant la trace d’un élève. Puis, honnêtement… ils s’étaient enfoncés bien profond dans la forêt; ça, il ne savait pas si l’autre l’avait réalisé, mais il préféra ne pas faire de commentaire, si jamais, juste pour ne pas le faire flipper encore plus. Pour là, il se contentait de reprendre un air totalement relaxé, comme pour montrer à l’autre que rien n’allait mal et que plus rien ne pouvait réellement leur arriver. C’est vrai, quoi – en y réfléchissant, qu’est-ce qui pourrait bien arriver de pire ? Les créatures ne s’aventureraient pas volontairement jusqu’à eux, pas avec la proximité d’un feu. Généralement, les créatures qui grouillaient dans cette forêt préférait plutôt rester dans les coins les plus sombres et ne pas trop s’approcher de la lumière. Elle n’appréciait pas la présence humaine et n’attaquaient uniquement que lorsqu’elles se sentaient menacées; alors, à moins d’être des créatures purement méchante, dangereuse et mangeuses d’hommes, ils ne craignaient rien. Et puis, franchement, le directeur n’était quand même pas assez stupide pour permettre à ce genre de créature de fouler le terrain de l’académie… si ? Cette simple pensée suffisait à le rassurer, et s’il avait eut un peu plus de volonté, s’il n’était pas si épuisé et s’il avait un peu plus envie de faire la conversation, il aurait communiqué toutes ces pensées à l’autre. En attendant, il restait muait. Il redressa la tête et observa le plus jeune, à quelques mètres de là, qui s’était assis contre un arbre et tenait à présent ses jambes serrées contre son corps. Avait-il froid ? Sûrement. Allait-il le dire ? Sûrement pas. Il réfléchit quelques secondes à ce qu’il pouvait bien faire. Ils étaient en pleine forêt et devaient y passer la nuit; le mieux, c’était qu’ils dorment, tous les deux, histoire que le temps passe plus rapidement. Mais même en essayant de se rassurer avec tous les arguments qu’il avait cité un peu plus haut; c’était impossible de ne pas avoir au moins un peu peur. Alors, au pire, s’il le devait, il se sacrifierait et ne dormirait pas de la nuit – ou, du moins, jusqu’à ce que le jour se pointe. Ce qui était difficile à imaginer, comme il n’avait pas très bien dormi la nuit d’avant et qu’en temps normal… il pouvait bien dormir au moins trois jours en ligne si on ne le réveillait pas. Il s’étira donc de tout son long et se laissa à nouveau retomber au sol, un peu plus près du jeune homme cette fois. « Faudrait se reposer… on marchera vers la lisière quand le soleil se pointera. »

L’idée de dormir en pleine forêt n’avait pas semblé plaire au jeune homme, en tous cas. Il avait même grogné un peu, avait peut-être protesté, mais le plus vieux n’avait rien ajouté de plus. Il avait simplement tourné la tête vers le feu et attrapé une plus longue branche pour s’occuper du dit feu. Comme ça, il trouverait moyen de s’occuper; s’occuper du feu, justement, histoire qu’il ne s’éteigne pas. Le problème, dans tous ça, c’était que le feu avait tendance à endormir les gens. D’ailleurs, au bout de quelques minutes, il dut tourner la tête et frotter ses yeux, tentant de se débarrasser du sommeil. En tournant la tête, il le vit, là, à moitié allongé, endormi. Son sommeil semblait agité, mais, au moins, il se reposait. Puis, s’ils étaient tous les deux en mauvais état, l’excuse de la ‘maladie’ était toujours bonne pour ne pas aller en cours le lendemain; parce que, oui, il y avait cours le lendemain, et il doutait franchement que ni l’un ni l’autre ne soit réellement en état d’assister à leurs cours, aussi passionnants – ou pas – soient-ils. Il soupira et tourna à nouveau la tête vers le feu. Quelques minutes passèrent encore avant que le félin ne succombe à son tour au sommeil envahissant, ses paupières se faisant lourdes, sa tête retombant vers l’avant. Tout humain avait ses limites; surtout un félin, en fait, dont l’existence tournait essentiellement autour de deux choses. Bouffer, et dormir. Et comme la première option était la plupart du temps exclue pour quelques raisons obscures dans le cas de l’Ineo, on pouvait donc dire que dormir était son passe-temps favori. Les minutes s’écoulèrent rapidement, mais lentement à la fois; et il avait plutôt l’impression de s’épuiser encore plus à tenter de dormir contre un arbre, dur, froid – sans compter la petite brise froide et le sol froid, lui aussi. C’est au bout d’une trentaine de minutes que son sommeil fut perturbé lorsqu’il réalisa qu’il commençait à pleuvoir. Au départ, c’était plutôt flou. Un spasme, un clignement de paupières, rien d’alarmant, jusqu’à ce que la pluie devienne de plus en plus forte et qu’il se voit obligé d’ouvrir les yeux. Son cœur sauta un bond lorsqu’il remarqua toutes les perles d’eau qui se glissaient contre sa peau, le feu éteint, ses vêtements qui se trempaient doucement. Il fut immobile, un long moment, figé, apeuré à l’idée de se retrouver sous la pluie. D’ailleurs, son souffle commença à s’accélérer à ce moment-là – horrible. On disait souvent que pour affronter sa peur, il fallait y faire face. Malheureusement, il y avait fait face de nombreuses fois, à sa peur. Notamment, chaque fois qu’il devait prendre sa douche. Ou plutôt; un bain, parce qu’il ne supportait absolument pas de se retrouver sous un jet d’eau. Alors chaque fois qu’il devait prendre un bain, il s’assurait que personne n’était aux alentours. Puis, il s’assoyait contre le bord du bain, se lavait avec délicatesse jusqu’à ce qu’il se sente prêt à finalement y plonger pour en ressortir le plus rapidement possible. Du moment où il contrôlait l’eau, ça passait toujours… un minimum. Du moment où il n’y avait personne, qu’il n’y avait rien qui pouvait lui sembler un minimum menaçant et qu’il pouvait quitter cette eau dès qu’elle devenait trop étouffante. En l’occurrence, la pluie, elle… il ne la contrôlait pas du tout. Il tourna la tête vers le plus jeune, sa tête commençant à tourner soudainement. La fatigue, la peur, le froid, probablement un mélange de tout ça, mais il trouva tout de même la force de se relever en vitesse pour aller secouer le dragon.

Une course dans la forêt d’Akiwa, à la recherche d’un endroit possiblement sec pour se protéger du froid et de la pluie, tout ça, en compagnie de Min Guk. Il n’y aurait jamais cru si on le lui avait dit, ça, définitivement pas. Mais pour le moment, ce n’était pas particulièrement l’inusité de la scène en question qui l’inquiétait. Rien ne l’inquiétait réellement, en fait, puisqu’il se sentait doucement mais sûrement déconnecter de la réalité. Ses pas devenaient lourds, ses membres s’engourdissaient, et s’il ressentait une certaine douleur au niveau des poumons et de ses jambes il y avait de cela à peine quelques minutes parce qu’il n’en pouvait plus de courir; maintenant, il ne ressentait absolument plus rien. Seulement un énorme mal de tête, ses dents qui claquaient, et le reste de son corps qui semblait se paralyser en douce. D’ailleurs, il avait ralenti la cadence, apparemment, puisque le plus jeune s’était écarté de plusieurs mètres de lui. Il posa sa main contre un arbre et s’arrêta, se pliant littéralement en deux, tentant de retrouver l’air qui ne voulait plus retrouver ses poumons, tentant de retrouver l’usage de ses membres qu’il perdait de plus en plus. Ça devait être passager, ça allait arrêter bientôt, ils y étaient presque et il voyait la grotte à moins de cinq mètres. Min Guk qui s’était finalement retourné pour voir où il en était. Il se redressa soudainement, usant de toute la force qu’il lui restait pour marcher jusqu’à la grotte. Quatre mètres. Trois mètres. Deux mètres. Un… ses jambes ne tenaient plus le coup; ni le reste de son corps, d’ailleurs, et, incapable de faire un seul effort de plus, il se laissa retomber au sol, immobile, grelottant de tous les endroits possibles – et impossibles.

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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Dim 19 Sep - 15:24

Il avait fait la moue au départ, réalisant que peut-être se rapprocher de l’école n’était en effet pas une bonne idée. Mais il ne pouvait pas s’en empêcher. La forêt ne le rassurait pas, mais alors pas du tout. Au contraire. Peut-être était-ce la plante qui lui avait enfin ouvert les yeux sur les dangers qui pouvaient bien se trouver entre les arbres, parce qu’auparavant il n’y avait jamais pensé et était déjà venu faire des petits excursions ici souvent, mais.. Maintenant, il pouvait le dire, il n’avait qu’une seule envie; que la nuit passe et qu’il retourne très vite dans sa salle commune, dans son dortoir, puis dans sa chambre. En ligne droite. Il n’allait même pas faire attention aux autres élèves, à tous les coups. Et c’était hors de question qu’il aille en cours le lendemain, ou s’il y allait, il y dormirait.. Et il préférait ne pas tenter le diable, sa punition serait surement plus sévère s’il était pris à faire une sieste en cours d’histoire de la magie plutôt que s’il était retrouvé au fond de son lit. Il pouvait toujours prétexter un réveil difficile – tu parles, une nuit entière très difficile, et ça ne serait même pas un mensonge vu la situation. Il ne faisait plus réellement attention à l’Ineo à vrai dire, il passait son temps à regarder derrière lui, sur les côtés.. Pas qu’il puisse avoir peur qu’un basilic ou une autre créature cauchemardesque puisse surgir d’entre les plantes – il n’était pas assez naïf pour penser qu’une telle chose puisse vivre dans l’enceinte de l’école, non plus – mais il subsistait cette étrange impression qu’il allait encore arriver quelque chose aujourd’hui. Il devenait peut-être paranoïaque avec le lot d’ennuis que lui avait apporté cette journée.. Il avait fini par s’assoir contre un arbre, fixant le feu, dont il restait assez éloigné tout de même, d’un œil presque absent, pas concentré le moins du monde. Il releva les yeux vers Kessy un instant, remarquant l’air presque serein sur le visage du garçon. Peut-être qu’il avait réussi à se convaincre que plus rien ne pouvait arriver, lui. Qu’ils ne pouvaient de toute façon rien vivre de pire.. Mais Min Guk s’empêchait de le penser, parce qu’il pensait que c’était justement à partir du moment où il relâcherait son attention qu’il lui arriverait quelque chose d'encore pire que ce qu’il avait vécu jusqu’ici. Vous savez, comme dans les films moldus, ou même au pire des moments.. oui, ça peut encore aller plus bas. Il n’était pas très superstitieux au départ pourtant, mais l’existence même de la magie lui faisait dire qu’il aurait de bonnes raisons de le devenir, superstitieux. Le froid commençait à être palpable, en plus de cela. Tient, ça, c’était peut-être l’avantage du voltiflor. Au moins, il avait eu si peur qu’il avait eu un sacré coup de chaud, quand il en était encore prisonnier – et maintenant, certes, l’angoisse avait disparu (celle-ci en tout cas) et du même coup.. la fraicheur de la nuit engourdissait doucement ses doigts, mais ça, il n’allait pas aller s’en plaindre. Il était déjà connu pour être du genre à se plaindre et à mener la vie dure à toutes les malheureuses personnes se trouvant à proximité de lui dans un moment critique. Il n’allait pas en rajouter, il se savait déjà insupportable, inutile de se faire détester un peu plus encore. « Faudrait se reposer… on marchera vers la lisière quand le soleil se pointera. » Il releva les yeux vers lui un instant, puis lui répondit par un hochement de tête – agrémenté tout de même d’une.. espèce de protestation, suivit d’un soupir exaspéré. Rien que ça. Mais il n’allait pas protester plus que ça, l’autre devait bien voir à quel point la perspective de passer la nuit dehors le.. réjouissait. Et puis, il n’avait pas tort, au final, même si le dragon n’irait pas se l’avouer. Il devait dormir, il était exténué de sa bataille contre la plante, sans parler de sa blessure. Il laissa aller doucement sa tête contre le tronc d’arbre derrière lui, tandis qu’il jeta un œil aux quelques étoiles visibles dans le ciel, derrière la cime des arbres. Cette nuit allait-être très longue, il le sentait. Malheureusement.

Bien vite, cependant, Min Guk avait perdu sa vigilance, peu à peu. Et il avait glissé sur le côté, roulé en boule par terre. Certes, l’image extérieure devait être pathétique – mais il était bien loin de s’en soucier, puisqu’il était pour ainsi dire loin de tout, à présent. Sa vision s’était doucement troublée, jusqu’à ce qu’il ferme les yeux, et sombre dans un sommeil relativement profond ; l’épuisement pouvait faire de sacrés dégâts. En temps normal, il n’était pas un gros dormeur. Il avait un sommeil léger, facilement troublé. Et pourtant, là, rien n’aurait pu venir à bout de la tranquillité qu’il avait trouvée dans le sommeil. Rien, si ce n’est – une goutte. Deux gouttes… beaucoup plus que ça, incomptable. Mais il n’avait pas ouvert les yeux, il tentait de se persuader que c’était un mauvais rêve, il y croyait actuellement dur comme fer. Parce qu’il n’arrivait pas à assimiler que dieu puisse leur faire un coup pareil. Sérieusement, de la pluie ? Le coup fatal, il allait enrager s’il ouvrait les yeux et se rendait compte que tout cela était bien réel. Mais bien vite, il du y faire face, tandis qu’il entendait l’autre plus proche de lui, et qu’il le sentit bientôt le remuer, le forcer à se relever, à ouvrir les yeux. Il les ouvrit doucement, pour remarquer que oui, la pluie était bel et bien réelle. Et qu’elle était violente, si violente qu’il était déjà trempé. Il s’était relevé dans un sursaut, prenant conscience de la situation, il ne se l’était pas fait dire deux fois avant de se relever et de suivre Kessy au travers de la forêt, même s’il n’était pas réellement concentré, il suivait. Il ne voyait presque rien, les perles d’eau glaciales s’écrasant contre son visage, et la course n’arrangeait rien, puisqu’il se retrouva bientôt à suffoquer, tandis que l’autre n’arrivait plus à courir du tout. Il semblait avoir plus de difficultés cela dit, si seulement c’était possible. Il posa les yeux sur le plus âgé un instant, réfléchissant à ce qu’il pouvait bien faire. Et là, la réalité le frappa : ils étaient bien faible face à la colère des éléments, tout de même. Qu’avaient-ils bien pu faire de si horrible tous les deux pour se retrouver dans cette situation ? Au moins, ils étaient ensembles.. au moins. Il avait repéré la grotte bien vite, pas très loin dans un renfoncement de la forêt. L’autre aussi l’avait vu, et par pur miracle, il sembla se motiver assez pour l’atteindre. Ils avaient réussi à l’atteindre tous les deux. Min Guk s’appuya trente secondes contre le mur, retirant bien vite sa veste qui était trempée, la jetant dans un coin, suivit bien vite par le t-shirt qu’il avait en dessous. Autant être le moins couvert possible, il ne voulait pas tomber malade, et il n’avait pas vraiment le temps de penser à être pudique dans cette situation. Il jeta alors un œil à l’autre, et s’approcha pour le forcer à redresser un peu la tête, à le regarder. Ce qu’il remarqua en premier en posant ses mains sur lui, c’était à quel point sa peau était gelée. Il mordillait sa lèvre inférieure nerveusement, alors que son regard allait et venait contre les murs, puis les grosses roches au fond de la grotte. Il fallait agir, de toute façon. Il força l’autre à relever les bras pour lui enlever son propre haut, et il sembla obtempérer facilement. De toute façon, il ressemblait plus à un zombie qu’a un être humain actuellement, c’était certains que dans son état normal il n’aurait jamais laissé le Yongwang le déshabiller, mais là, il n’avait pas bronché. Il sortit pour la première fois de la journée sa baguette de la poche de son pantalon –qui par miracle, n’était pas tellement trempé, lui. Il réfléchit quelque seconde, avant de la pointer sur une des pierres les plus proches de lui. Il avait prit un air extrêmement concentré, tandis qu’après un mouvement de poignet habile, la roche sembla s’étirer en longueur et prendre une forme plus souple, pour finalement prendre la forme finale d’une couverture duveteuse grise pâle. On repassera pour la couleur, ce n’était pas vraiment important, de toute façon. Il l’attrapa d’une main, s’approchant de Kessy en même temps tandis qu’il l’attirait contre lui, les drapant tous les deux dans la couverture du même coup.

- Kessy ? Allez, ça va aller.. maintenant, y a réellement plus rien de pire qui peut arriver.

Il posa son menton contre l’épaule du plus vieux un instant, tandis que ses mains passaient autour de sa taille. Il n’avait pas vraiment pensé à l’absurdité de la situation, il avait agi par pur instinct de survie. Certes, pas la sienne. Mais il ne voulait pas voir l’autre mourir d’hypothermie ! Surtout qu’il ne semblait pas du tout aimer la pluie, et qu’il avait dû s’épuiser bien plus que lui au cours de cette soirée pour finir dans cet état. Ou peut-être qu’il était naturellement plus fragile que lui, ce qui serait bien ironique tout de même. Il ferma les yeux un instant, tandis qu’il sentait la chaleur revenir rapidement, un léger sourire de soulagement s’affichant sur ses lèvres. Ils étaient en sécurité, cette fois, pour de vrai. Ou en tout cas, il l'espérait de tout coeur.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Lun 20 Sep - 8:52

Ses sens s’engourdissaient et bientôt, la douleur ne semblait même plus être présente. Tout ce qu’il ressentait, en fait, c’était un froid étourdissant, glacial, insupportable. On lui avait déjà dit qu’à un moment, lorsque la douleur devenait trop puissante, le corps s’engourdissait. Le cerveau se déconnectait, comme une protection contre la douleur; autrement, si la douleur était trop puissante, on finissait par en mourir. Il avait l’impression que des millions de petites aiguilles transperçaient son épiderme, que des millions de petits morceaux de vitre longeaient ses veines, tout ça l’empêchant de bouger ne serait-ce qu’un petit doigt. Alors quand Min Guk lui avait retiré son haut, il n’avait pas réagi, s’était laissé faire – avait même été coopérant à la limite du possible, levant les bras comme il le pouvait même si c’était l’autre qui faisait la majeure partie en ce moment. Aucun mouvement, juste un souffle, douloureux chaque fois que ses poumons se gonflaient. Puis le dragon s’était éloigné et le plus vieux, de son côté, s’était laissé rouler sur le côté, fermant les yeux, ses dents claquants toujours et ses membres pris de soudains tremblements incontrôlables. Il n’avait même pas porté attention à ce que l’autre faisait pendant ce temps, n’avait même pas ouvert les yeux une seule seconde, n’avait pas non plus cherché à comprendre pourquoi il lui avait si vulgairement enlevé son haut. De toute façon, il avait abandonné toute réflexion. Même s’il avait tendance à vouloir tout comprendre pour ainsi dire pouvoir tout contrôler, cette fois, c’était trop pour lui et tant pis s’il devait en crever : il abandonnait. Bien vite, cependant, l’autre garçon l’avait attrapé et attiré à lui, puis il comprit finalement pourquoi l’autre lui avait retiré son haut lorsque sa peau entra en contact avec la sienne. Sa peau était froide, presque autant que la sienne, ou peut-être un peu moins, mais dès l’instant où il posa la couverture autour des deux – d’où venait-elle ? – et que ses bras encerclèrent son corps à lui, il put ressentir la chaleur que l’autre tentait de lui procurer, à lui et à l’autre. Sa main, peut-être par réflexe, se posa contre la sienne, et ses doigts se resserrèrent contre son poignet une seconde dans un moment de lucidité. Peut-être était-ce la peur, la nervosité, ou alors il ne savait quoi; parce qu’il fallait avouer que la situation présente rassemblait presque toutes ses peurs les plus ridicules en une seule. « Kessy ? Allez, ça va aller.. » Il ouvrit les yeux un instant et hocha faiblement la tête, mordillant avec force l’intérieur de sa joue. « maintenant, y a réellement plus rien de pire qui peut arriver. » Il devait avoir raison, rien ne pouvait arrive de pire que ce qui se passait en ce moment. Il ne voyait absolument pas ce qu’il pourrait y avoir de pire; la grotte qui s’effondre, peut-être ? Non, pas possible, c’était inimaginable, Dieu ne pouvait pas leur faire un coup pareil. Finalement, ses muscles se détendirent, en douceur, ses bras passant par-dessus ceux du plus jeune pour resserrer son étreinte. Pourquoi ? Il ne savait pas, pas exactement du moins – peut-être, au fond, avait-il peur qu’il ne le laisse tomber en ce moment. Il se traiterait d’imbécile plus tard, pour le moment, ce n’était pas vraiment le temps. Le menton du dragon se posa contre son épaule et un long frisson parcouru son corps en entier.

« Les homosexuels… » le garçon se cala sur la banquette arrière de la voiture, tandis que son père le regardait avec un air sévère au visage au travers du reflet du rétroviseur. « Ne devraient même pas constituer ce monde. » Il baissa la tête. Il ne pouvait absolument pas supporter ce regard, les jugements que son paternel pour lui. Il le détestait, du plus profond de son âme, il grinçait des dents chaque fois qu’il haussait le ton parce que toutes les fois, ce n’était que pour lui faire un reproche. Il n’était pas le fils qu’il aurait souhaité avoir; il n’était en rien l’enfant qu’il aurait voulu voir naître, tout simplement. Il avait voulu un garçon, avait été déçu lorsqu’on avait cru qu’Hee Na devait être une petite fille, heureux la première journée de sa courte vie qu’il soit un garçon mais à nouveau déçu la seconde. Il le détestait, c’était simple; s’il le pouvait, il cracherait sur son propre enfant. « Tu veux voir ce que c’est que de fricoter avec les garçons ? » lui demandait-il, alors qu’il lorgnait du regard la ruelle devant eux. Itaewon. Le jeune garçon leva les yeux vers la ruelle en question, ravalant sa salive. Il n’allait quand même pas faire ça ? « Descends de cette voiture. »


Il frémit involontairement lorsque son souffle courut à la surface de sa peau, tout prêt de sa nuque, contre son épaule, pinçant les lèvres. La chaleur revenait, et il se sentait étourdit. Il ne comprenait pas exactement ce qui se passait, là, au creux de son ventre, cette petite chaleur qui s’installait au fond de lui, mais elle était bien là. Ce devait être parce qu’il n’avait plus vraiment toute sa tête, parce qu’il avait laissé tomber ses défenses et lui faisait totalement confiance. Ça, il ne le faisait jamais. Il était toujours méfiant, constamment sur ses gardes, ne laissait jamais personne s’approcher trop de lui ou alors en savoir trop à son sujet. Il ne répondait que le nécessaire lorsqu’on lui posait des questions et ne parlait jamais de sa vie; n’était jamais particulièrement tendre, n’acceptait pas non plus la tendresse ou la pitié de la part des autres, refusait tout sentiment dépassant le stade amical si seulement il permettait ce dernier. Ce n’était pas spécialement un désintérêt envers la chose en question, ni même un dégoût profond envers les gens qu’il rencontrait; c’était tout simplement un dégoût envers la race humaine en elle-même. Les gens l’avaient trop souvent déçu, trop souvent traité comme un imbécile, trop souvent… brisé ? Non, il n’oserait jamais dire ça comme ça; il n’était pas brisé, il était plus fort que jamais, il arrivait à tenir seul et n’avait eu besoin de personne pour en arriver là où il était. Il était fort, intelligent, et ne se laissait pas abattre par de ridicules sentiments – comme, l’amour. La haine, parallèlement, qui ne menait à rien. Tourner la page était ce qu’il faisait de mieux. Il cambra lentement la tête, cette dernière venant se poser contre l’épaule du dragon, ses yeux à nouveau fermés. Ne disaient-on pas qu’un félin ne s’abandonnait que lorsqu’il était en confiance ? Il fermait les yeux, se détendait et se laissait modeler comme l’humain le voulait uniquement lorsqu’il se sentait totalement en confiance, lorsqu’il se sentait bien, lorsqu’il était convaincu de n’avoir plus aucune crainte. Étrangement, en ce moment, c’était exactement ce qu’il ressentait entre les mains de Min Guk. Pour quelle raison ? Aucune idée, encore une fois, ce n’était pas du tout nouveau. Il n’avait jamais trouvé ce personnage particulièrement profond, n’avait jamais cherché à en savoir plus sur lui. A vrai dire, il n’y avait qu’une personne à qui il faisait totalement confiance, et cette personne était, autrement dit, son maître, même si ce dernier ne s’en doutait pas une seconde. Il tourna la tête vers le garçon, tentant un effort pour ouvrir les yeux et l’observer quelques secondes avant que ce dernier ne pose également son regard vers le siens, puis il ferma à nouveau les yeux et redressa la tête; seulement pour la laisser retomber vers l’avant, soufflant.

« Mon père était très sévère. » dit-il finalement pour briser le silence. Il avait lâché ça, comme ça, sans trop savoir pourquoi. Pour détendre l’atmosphère, peut-être ? Ou peut-être un besoin d’extérioriser, de s’expliquer. Pourquoi lui parlait-il de lui ? Il ne le faisait jamais, en temps normal. Jamais. Il resserra à nouveau son étreinte contre celle de l’autre et ravala une fois de plus sa salive. « Il parlait toujours avec un air supérieur; comme s’il était le meilleur homme de la planète, alors, qu’au fond, il était l’homme le plus répugnant que je n’ai jamais pu connaître. » Il marqua une pause, le visage de son bourreau lui revenant en tête, comme s’il tentait de se remémorer tous les détails juste pour pouvoir les énoncer. Puis il ouvrit les yeux, son regard fixant la paroie en face d’eux. « Il détestait les homosexuels et était convaincu que c’était mon destin. Parallèlement, j’étais la chose la plus répugnante qu’il n’ait jamais connu. Et donc, il me détestait. » Sa phrase se perdit dans un murmure et sa tête retomba, puis il se tut, n’ajoutant rien de plus. Il n’avait rien à ajouter, de toute façon, et il ne savait même pas pourquoi il en avait parlé au fond. C’était soudain – une bulle d’air, peut-être, parce que ce n’était pas la première qui lui passait par la tête ce soir, visiblement. Ses doigts, gelés, se faufilèrent sous les mains du plus jeune, recherchant la chaleur, se mêlant à ses doigts à lui. Un mince sourire se glissa sur ses propres lèvres un court instant avant qu’un nouveau frisson ne fasse son apparition à la surface de sa peau; cette fois, cependant, ce n’était ni le froid, ni les quelques gouttes d’eau qui glissaient encore contre sa peau qui le causèrent, mais le souffle du yongwang tout prêt de son oreille. Il pinça les lèvres, cligna des yeux, se tendit une seconde puis se détendit à nouveau lorsque la vague de frissons passa.


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je me trouve ici : Ici ? Actuellement, il se trouverait dans sa salle commune en train de parler tout seul, puisqu'il ne se passe rien d'intéressant dans sa vie. Ou peut-être quelque part dans les couloirs en train d'embêter Mee Kyung qui essaye de réviser.

MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Lun 20 Sep - 12:21

Il avait paniqué, encore. Mais dans un sens, cette panique-là avait été productive, contrairement à un peu plus tôt où il s’était retrouvé immobilisé par la peur. Cette fois, il ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé mais il avait eu l’impression que tout reposait sur ses épaules – et ce n’était au final pas qu’une impression. Il ne s’était pas attendu à ce que la pluie soit si glaciale. Pour lui aussi ça avait été horrible, sans compter sur le vent qui n’avait pas aider les choses du tout. Mais les effets avaient été encore pire sur l’Ineo semblait-il. Non, Min Guk ne s’était pas attendu à le voir dans cet état, et sous le coup du stress il avait réfléchit à toute vitesse, pour agir si vite que lui-même ne réalisait pas ce qu’il venait tout juste de faire, et surtout, la dimension de ce qu’il venait de faire. Ils n’étaient pas tellement proches à l’école, en fait. Oui, ils se parlaient, mais le Yongwang connaissait l’autre comme un garçon froid, un peu distant – pas très porté sur les contacts. Et le voir si docile et si fragile entre ses mains, il ne s’y était pas attendu du tout. Mais ça donnait un peu plus de profondeur à leur relation.. Peut-être que c’était exactement ce que le destin cherchait, au fond. Sinon, pourquoi les avoir réunis ici en pleine nuit et avoir fait tomber une averse pareille sur leurs têtes.. Enfin, il avait fini par réagir, alors que Min Guk sentait sa main enserrer son poignet. Il pouvait comprendre le mouvement de recul, ça pouvait paraître étrange, ou faire peur.. Mais s’il voulait rester en vie, il avait intérêt à ne pas trop s’éloigner. Et il semblait l’avoir vite compris, alors qu’il se détendait à nouveau entre ses bras. La situation était étrange pour le noir et or également; il n’était jamais celui qui tenait la tournure de la situation entre ses mains, d’habitude. Au contraire, il avait une fâcheuse tendance à se laisser dépasser par les évènements.. Mais, pas cette fois.

Il avait resserré du même coup son étreinte, puisque l’autre ne semblait pas avoir de problème avec ça. C’était impossible d’être plus proche, et pourtant il en ressentait le besoin – parce qu’au-delà du fait qu’il s’inquiétait pour la santé de l’autre, il cherchait aussi à se rassurer lui-même, et la présence du plus vieux tout contre lui l’y aidait. S’il s’était retrouvé là tout seul, il aurait tellement paniqué.. Le ciel semblait avoir eu pitié de lui en lui envoyant Kessy. Distraitement, il passait ses pouces contre la peau du jeune homme, presque tendrement. Il ne s’en rendait pas vraiment compte, là encore, il agissait sûrement par instinct, mais.. il y avait toujours ce quelque chose étrange entre eux. Ou plutôt, pas réellement entre eux, mais, chez l’Ineo.. Une attirance, qui devenait trop présente pour qu’il puisse y résister complètement. Il avait arrêté d’y réfléchir, il avait bien d’autres choses plus importantes à penser au final, et la proximité entre eux deux, ainsi que la couverture qui les recouvrait – oui, c’était une sensation agréable, et il ne voulait pas en savoir plus. Il avait appuyé un moment son menton sur son épaule, le sentant toujours frissonner, même si sa peau se réchauffait doucement. C’était rassurant, peut-être avait-il exagéré, mais il avait vraiment eu peur pour sa vie un moment, alors il était soulagé que ça ne soit rien de grave au final. Il était encore conscient, il bougeait, respirait normalement, et il ne le fuyait même pas, c’était parfait ainsi. Il ferma les yeux quelques secondes, poussant un soupir léger. Il ne réalisait pas réellement ce que l’autre pouvait ressentir face à leur position actuelle, et il ne réalisait pas non plus de quoi ça pouvait avoir l’air de l’extérieur. Mais il réalisait une chose; Kessy n’irait pas s’abandonner dans les bras de n’importe qui. Alors, il se sentait fier, oui.. heureux et fier, même s’il n’avait auparavant jamais donné de grande importance à cette relation, il allait lui en donner beaucoup plus dans les jours à venir. Normalement, on ne lui faisait que rarement confiance. La vérité, c’était que Min Guk n’était pas une personne de confiance au départ. Il était instable, tenait rarement ses promesses, et même s’il cherchait à bien faire, il lui arrivait souvent de décevoir. Il s’était habitué à ne pas avoir droit à la confiance totale de ses amis, ou même de sa sœur qui doutait toujours de lui. Mais là, il avait entre ses bras une personne qui s’abandonnait à lui. Et c’était bien plus significatif qu’il ne l’aurait voulu. Malgré lui, il sentait quelque chose de privilégié s’établir entre eux.

Il recula légèrement la tête quand Kessy tourna la sienne vers lui, plantant son regard dans le sien. Min Guk le regardait avec appréhension. Il ne savait pas s’il devait s’attendre à voir l’autre se détacher de lui, ou s’il allait simplement lui sourire, ou dire quelque chose, ou… Rien du tout. Il avait juste soufflé en coupant le contact entre leurs yeux. Et le noir et or pour sa part appuya cette fois sa tête contre le mur derrière lui, les yeux ouverts cette fois. « Mon père était très sévère. » une grimace s’afficha sur son visage. C’était une discussion douloureuse qu’il sentait venir. Et il ne savait pas s’il était le plus qualifié pour parler de ce genre de choses avec lui. C’est vrai, que pouvait-il bien répondre, alors qu’il n’avait rien vécu d’horrible pour sa part ? Oh, il avait eu un père dur aussi. Il avait eu une éducation assez stricte en elle-même, quand il y repensait.. Mais elle avait toujours été juste – aussi juste qu’une éducation puisse l’être, en tout cas. « Il détestait les homosexuels et était convaincu que c’était mon destin. Parallèlement, j’étais la chose la plus répugnante qu’il n’ait jamais connu. Et donc, il me détestait. » Il déglutit, difficilement. Alors c’était à ça qu’il voulait en venir. S’il avait pu le serrer d’avantage contre lui, il l’aurait fait, pour peut-être lui réchauffer un peu le cœur, cette fois-ci. Il s’était sentit délaissé par ses parents plus d’une fois – entre autre, il avait toujours été intimement convaincu qu’ils préféraient sa sœur à lui. Mais il ne s’était jamais sentit détesté non plus. Que pouvait-il bien lui dire ? Quant à son homosexualité à lui.. Elle n’avait jamais été réellement avouée, même s’ils devaient l’avoir compris d’eux-mêmes. Ils n’en avaient jamais parlés ensembles, c’était bien mieux comme ça. Le destin ? Est-ce que ça faisait réellement partie des choses qui puissent êtres.. Destinées ? Il ne savait pas, il avait arrêté de se poser ces questions-là il y a longtemps maintenant.

- Je ne sais pas pourquoi tu me racontes tout ça, mais.. Tu sais, il y a du bon partout, et en tout le monde, peu importe l’orientation.. – et je peux t’assurer qu’il était dans l’erreur, tu n’as rien de répugnant.

Que répondre d’autre ? Il était confus, il ne savait pas quoi faire, il avait la gorge sèche et il était affreusement gêné. Pourquoi ? Parce qu’il l’était lui, homosexuel. Ou en tout cas, même s’il n’aimait pas le mot, il ne pouvait pas nier que les femmes, ça n’avait jamais vraiment été son truc, d’aussi loin qu’il se souvienne. Même au jardin d’enfant, il n’avait jamais eu de ‘petite-copine’ – non, il avait toujours eu un désintérêt total. Et soudain, la curiosité l’avait frappée, tandis que son cœur accélérait sans qu’il ne comprenne réellement pourquoi. Son destin, hein ? .. Pourtant, il n’avait vu le rouge et or qu’au bras de jeunes femmes. Mais maintenant qu’il en parlait, un doute lui venait. D’ailleurs, pourquoi en parlait-il ? Parce que Min Guk était gay et qu’il voulait en venir là ? Ou.. Pour autre chose ?

- ..Et, ses doutes étaient fondés ? Enfin, je – ha, désolé.

Il secoua doucement la tête, se traitant mentalement d’imbécile. Il n’avait décidément aucun tact, vraiment, autant essayé d’oublier qu’il avait osé lui posé une question stupide, à laquelle il n’allait pas répondre.. Et dont il se doutait la réponse, de toute façon, inutile de creuser. Il posa alors les yeux sur sa nuque un instant, perdu dans ses pensées, trop nombreuses et trop compliquées, mais surtout inutiles. Elle était encore humide, à cause de la pluie sûrement, ou peut-être que la peur lui avait donné des sueurs froides, il n’en savait rien. Ses mains tremblotaient légèrement maintenant, il le remarquait à peine. Mais Kessy avait dû le sentir contre sa peau lui, malheureusement. Encore heureux qu’il ne soit pas du genre à poser trop de questions. Min Guk souffla légèrement, et pu voir un frisson parcourir le plus âgé, avec surprise. Il ne savait pas quelle bulle d’air lui était passé par la tête, ou s’il avait juste agit de façon impulsive face à une situation qu’il ne maitrisait pas.. Mais, il avait doucement posé un baiser au creux de sa nuque, avec retenue. Il ne sentait pas très bien sa réaction – et lui-même se traitait mentalement d’abruti et d’obsédé pour avoir osé faire ça, alors qu’il venait de lui parler de façon très sérieuse, de quelque chose de tout aussi sérieux. Il murmura de faibles excuses encore, ne s’éloignant pourtant pas de beaucoup.. Il n’en avait pas envie, pas du tout. Et même s’il était gêné, il ne regrettait, au final, pas tellement son geste.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Lun 20 Sep - 13:46

Son orientation à lui ? Kessy n’avait jamais eu aucun doute; il aimait les femmes, il avait toujours aimé les femmes, et ça, il le savait depuis très longtemps. Du moins, depuis qu’il était capable de ressentir une certaine attirance envers la gente féminine. Il n’avait pas une seule fois pensé à l’inverse, volontairement ou involontairement, et jusqu’à aujourd’hui, il avait nié le sujet. Enfin… les cinq dernières années, plutôt, il l’avait nié. Peut-être que si ce contrat n’avait jamais été signé, il n’aurait jamais dut subir toutes ces horribles choses; toutes les insultes que son père lui balançait à la gueule tous les jours, toutes les fois où ce dernier l’avait menacé de lui foutre une raclée si jamais il le voyait traîner avec un garçon ou quoi que ce soit dans le genre. Après tout, c’était normal qu’il ait développé une certaine phobie envers ce genre d’individus, non ? Tout au long de sa jeunesse, on l’avait convaincu que c’était mal. Que ce n’était pas naturel, que c’était même dégoûtant et inacceptable. Autrement dit, on l’avait traité comme un monstre, et ça jusqu’à ses quinze ans, en lui faisant croire que c’était ce que le destin lui réservait : devenir un monstre, parce qu’il n’avait pas le choix. Autant dire qu’il avait développé un intérêt envers les femmes très tôt, et que ça avait toujours été un soulagement, pour lui, de retrouver l’étreinte d’une femme. De s’assurer, à toutes les fois, qu’il n’y avait rien de plus magnifique et qu’il était encore totalement, complètement normal. S’il avait souvent été distant plus envers Min Guk que les autres, ce n’était donc pas sans raison. Il ne lui avait jamais parlé directement de son orientation sexuelle ou quoi que ce soit dans le genre, mais pour lui, ça avait toujours été très clair. Pouvait-on dire que Min Guk lui faisait peur, dans ce cas ? « Tu sais, il y a du bon partout, et en tout le monde, peu importe l’orientation.. – et je peux t’assurer qu’il était dans l’erreur, tu n’as rien de répugnant. » Il ne put empêcher un sourire ironique de dessiner ses lèvres. Il avait raison, il savait parfaitement qu’il avait raison; c’était comme les goûts, les couleurs, elles ne changeaient absolument rien à une personne. Si on appréciait une personne pour ce qu’elle était, alors on devait accepter ses goûts, sa façon d’être et, évidemment, son orientation sexuelle. Chose qui techniquement devait passer en dernier sur l’échelle de l’importance. Mais c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsqu’on avait été élevé par une famille de monstres qui croyaient fermement que l’homosexualité était une chose totalement déplacée, qu’on avait tenté de lui faire croire pendant si longtemps que c’était eux, justement, les monstres. À force, malgré tout, ça finissait par avoir son effet sur la conscience. Et changer la façon de penser d’un individu, comme Kessy, dans ce cas. En ce qui concernait la dernière partie de ses propos; il n’osa même pas relever. Parce que, ça, si son père le trouvait répugnant pour les mauvaises raisons, lui, personnellement, il en connaissait pleins des raisons pour lesquelles il pouvait être répugnant. « ..Et, ses doutes étaient fondés ? Enfin, je – ha, désolé. » Cette fois, la question sembla réellement l’amuser. Celle-là aussi, elle était bien ironique, mais pourtant, lui, il trouvait ça amusant. Allez savoir pourquoi. En temps normal, si on osait en douter, ça l’enrageait. Il devenait colérique, ne voulait plus rien entendre et voyait noir. Pourtant, de la part du garçon, là, ça ne semblait même pas si grave. Il pinça les lèvres.

« T’excuses pas. » répondit-il alors, tout simplement, n’osant pas en dire plus. En fait, la raison pour laquelle il avait parlé de cette partie-là de sa vie n’était pas totalement anodine. C’était sa peur envers les homosexuels qui l’avait amené à parler de ça; comme si ça pouvait justifier quelque chose. Il allait poursuivre ses mots lorsque les lèvres du garçon se posèrent contre sa nuque. Nouveau frisson. Nouveau pincement de lèvres. Pourquoi réagissait-il de la sorte ? Était-ce simplement parce qu’il touchait une zone sensible ? C’était comme ça qu’il se rassurait, en fait. Mais le plus effrayant, dans tout ça, était probablement qu’il ne le repoussait même pas; ne réagissait même pas mal. Au contraire. « C’est que j’ai toujours eut peur que ce soit réellement mon destin. » dit-il simplement avant de rouler la tête contre son épaule, tandis que l’autre murmurait quelques excuses contre sa peau, lui procurant de nouvelles sensations étranges. Sa tête s’arrêta sur son épaule, les lèvres du plus jeune à présent contre sa gorge, ses yeux toujours fermés. Il réalisa à retardement que son souffle s’était accéléré et qu’il tentait vainement de le régulariser, tentant de se faire discret, son souffle se coupant lui-même pour ne pas être trop bruyant et ne pas indiquer à l’autre que son cœur battait beaucoup plus rapidement qu’il y avait à peine deux minutes. Mais ses côtes se soulevaient douloureusement et c’était pratiquement impossible de se faire discret sur ce point-là avec la proximité qu’ils partageaient en ce moment, et son souffle s’échappa finalement d’entre ses lèvres, légèrement tremblant. Mais qu’est-ce qu’il avait l’air ridicule, en ce moment. Et lui qui venait de lui faire des aveux plutôt spéciaux et significatif se sentait d’autant plus idiot d’avoir parlé de ce genre de choses avec le dragon. Pour lui révéler entièrement la raison pour laquelle il avait si peur de cette chose toujours obscure pour lui, il aurait fallu qu’il lui révèle l’histoire du contrat, qu’il cite Kyung Jee et qu’il lui révèle éventuellement que son identité n’était pas ‘Kessy’, très loin de là. La seule personne à réellement savoir qu’il n’était pas né en Amérique était la jeune femme qu’il avait rencontré là-bas et qui étudiait à présent à Akiwa; et même elle, elle ne savait pratiquement rien de son passé. Il soupira, un peu moins discrètement cette fois, et tourna la tête vers celle du dragon, un peu comme il l’avait fait plus tôt. Seulement, cette fois, son nez frôla les lèvres du plus jeune et il ouvrit les yeux seulement pour fixer ces dites lèvres. Il ne savait pas exactement à quoi ils jouaient, ni pourquoi il ne mettait pas fin à ce jeu-là, mais c’était exactement ce genre de sentiment qu’il ressentait; comme s’il était revenu à un peu plus de cinq ans en arrière, la première fois où une fille – un peu plus âgée que lui, par contre – l’avait invité chez lui. Et ce petit jeu, une main là, une tête ici, un regard par-là, le cœur qui battait beaucoup plus fort, l’envie d’en avoir un peu plus tout en craignant la suite, le souffle à court alors qu’au fond, les signes étaient bien présent. Alors qu’au fond, le jeu ridicule qui s’établissait entre ces deux personnes était plus qu’évident, et donc, complètement inutile. Voilà ce qu’il ressentait, en ce moment, malgré lui. Il humecta discrètement ses propres lèvres et leva le regard pour croiser celui du Yongwang l’espace de quelques secondes avant de tourner à nouveau la tête vers le fin fond de la grotte cette fois, tentant de respirer, retrouver l’oxygène qu’il s’empêchait de respirer depuis un bon moment en toute discrétion. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait dans toute cette situation, et Dieu ne semblait pas n’y être pour absolument rien. Après tout, tout ce qui s’était passé au cours de la journée, de la soirée, si une seule de ces choses ne s’était pas produite; tout aurait changé, rien ne se serait passé de façon à ce qu’ils en finissent tous deux dans cette grotte, un contre l’autre – sans compter qu’ils étaient tous deux à moitié nus… il aurait voulu être enragé, aurait voulu ressentir toute la colère qu’il aurait dut ressentir en temps normal. Se détester, en ce moment – mais uniquement lui, parce qu’au fond, l’autre n’y était pour rien, et la seule personne qu’il pouvait se permettre de détester en ce moment, c’était lui-même. Personne d’autre. Il était l’unique fautif. Fautif… fautif. C’était bien décevant de penser de cette façon, juste après ce que lui avait dit l’autre. Et pourquoi pensait-il à ce que l’autre ressentirait face à ses pensées, en fait ? Ses pensées ne le concernaient que lui; et ce qu’il ne savait pas ne lui faisait pas de mal. En fait… depuis quand pensait-il au bien-être des personnes qui l’entouraient ? Il avait toujours été ferme, là-dessus. Il ne croyait pas spécialement au destin – refusait d’y croire, plutôt, en fait – mais croyait fermement que rien n’arrivait pour rien. Et qu’on ne pouvait rien changer à ce qui se déroulait, comment les choses s’étaient déroulées ou quoi que ce soit. Avoir des regrets, ça ne servait à rien, sauf d’être lâche. Si une personne devait mourir alors on devait la laisser mourir et ne pas chercher plus loin; c’est que la vie était faite ainsi et en avait décidé ainsi. Ça ne servait à rien de pleurer des années et des années de temps. Voilà pourquoi les humains lui semblaient ridicules, avec leurs émotions à la con. Le physique, le réel, le palpable, ce qu’on pouvait toucher et voir; voilà ce qui était réel, pour lui, rien d’autre. Mais pourtant, en ce moment, il lui semblait que tous ses principes; toutes ces choses-là, tout… eh bien, il le perdait. Il n’y pensait même pas et ne cherchait même pas à comprendre. Et voilà qu’il s’abandonnait à de simples caresses qui n’auraient pas dut l’énerver ou le stresser comme il l’était présentement. Stressé ? Non, en fait… il se sentait paisible; comme il ne l’avait pas été depuis bien longtemps avec une autre personne que Jee. Paisible, posé, relaxé, mais stressé à la fois. Une grosse tempête qu’il n’arrivait même pas à contrôler… en fait, si. Il était frustré. Enragé et ça le prenait au ventre mais en même temps, non. Voilà, exactement ça; une grosse tempête qu’il n’arrivait pas à contrôler. Dieu, ce qu’il détestait ne pas contrôler…

Sa main droite relâcha son emprise sur le poignet du garçon et retomba sur sa cuisse, à la place. Ses doigts, tremblants, se resserrèrent presque faiblement sur cette dernière. S’il avait été sous sa forme féline, en ce moment, probablement serait-il en train de ronronner comme un débile, et le pire c’est qu’il le savait. Hm. D’ailleurs, il se retenait de tout son être pour ne pas tourner la tête maintenant et enfouir son nez au creux de son épaule, le câliner pour recevoir des câlins en retour. … comportement typique d’un félin, quoi. Lorsqu’il appréciait ce qu’on lui donnait, il en voulait plus et le montrait, physiquement. Cette fois, non, il ne pouvait se permettre de le faire. La chose étrange, là, c’est que généralement, il ne se privait pas d’aller chercher les câlins… féminins, évidemment. Lorsque ça le prenait et qu’il se sentait sociable. En ce moment, il se sentait beaucoup trop ouvert à l’autre, et il le réalisait. N’était-ce pas un peu dangereux pour lui ? … peu importe, pensa-t-il, décidant – finalement – de se fermer à toutes pensées négatives qui pouvaient lui venir à partir de ce moment-là. De toute façon, il aimait les femmes, il les adorait, ça, il en était certain. Ça ne changerait jamais, ce n’était pas du tout près de changer. Il n’avait jamais, non plus, ressenti un sentiment plus fort que de l’affection envers un garçon; et de l’affection amicale, on entend par là. C’était probablement le cas en ce moment, et puis, il partageait un moment relativement spécial avec le dragon, il n’en faisait aucun doute. C’était normal, après tout ce qu’ils avaient vécu ce soir, qu’il recherche un peu de réconfort; un peu de chaleur humaine. Et comme c’était Min Guk qui était avec lui… assez, n’avait-il pas juré de ne plus se justifier pour tout ce qui pouvait arriver ce soir ? – enfin, évidemment, rien ne se passerait au de-là de… ta gueule. Il inspira, lentement, réalisant que son souffle semblait enfin se régulariser, presque soulagé de cette information. Puis sa main, la gauche, toujours libre, vint saisir la main opposée du garçon, ses doigts se glissant entre les siens, les entremêlant pour resserrer son emprise par la suite. Il n’avait pas non plus envie de chercher la raison pour laquelle il ressentait ce besoin-là; mais il avait envie d’être près de lui, avait envie de le serrer contre lui, de le sentir le serrer au maximum, à en faire mal, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus respirer – comme si ce n’était pas déjà suffisant. Et son odeur, elle, avait une effet drôlement apaisant sur lui… son odeur était rassurante, oui. Juste sa présence en elle-même lui semblait rassurante. Était-il plus faible que le Yongwang ? Peut-être, au fond. Si, mentalement, le félin était fort et savait résister à pratiquement toutes les attaques qu’on lui lançait, s’il pouvait même en rire, physiquement, il n’avait jamais été très robuste. Il ne mangeait pas beaucoup; il se sentait constamment épuisé et puis franchement… il avait pratiquement que la peau sur les os. Finalement, il osa parler, à défaut de pouvoir lui montrer physiquement, lui montrer verbalement ce dont il avait envie. « Serre-moi plus fort… » lui demanda-t-il, tournant vraiment la tête cette fois pour le regarder dans les yeux, avec ce qui ressemblait vaguement à une pointe d’anxiété, de nervosité au fond des siens. Il posa finalement son front contre la joue du plus jeune et soupira. Un court silence passa avant qu’il n’ajoute; « Je crois que tu devrais ajouter que tout le monde a besoin d’un peu de chaleur humaine parfois; peu importe l’individu, la couleur, la race ou… l’orientation. »

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animal de compagnie : Un.. crapaud. Pourquoi est-ce qu'il possède ce stupide animal, déjà ? Ha, ouais. Parce qu'il aime rien d'autres, et parce qu'un crapaud, ça demande pas beaucoup d'entretien ni d'affection. Son nom ? Il en a jamais eu, il hérite de petits noms tous plus ingrats les uns que les autres.
je me trouve ici : Ici ? Actuellement, il se trouverait dans sa salle commune en train de parler tout seul, puisqu'il ne se passe rien d'intéressant dans sa vie. Ou peut-être quelque part dans les couloirs en train d'embêter Mee Kyung qui essaye de réviser.

MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Lun 20 Sep - 16:26

Depuis quand faisait-il des discours pareils ? Il avait beau être considéré comme homosexuel par la plupart des gens, il n’avait jamais été un fier militant pour la cause des homosexuels, qu’il sache ! Et puis il savait bien que Kessy n’avait pas eu le choix que d’avoir une certaine peur envers eux, vu le genre d’éducation qu’il semblait avoir reçu. Et voilà qu’il lui faisait un discours de hippie.. – Peut-être était-ce son envie de lui plaire, au fond. Non, lui plaire dans le sens de lui paraître sympathique, d’être apprécié. Il n’allait pas pouvoir lui mentir, toute l’école le savait être attiré par les hommes bien plus que les femmes, et d’une certaine façon, il ne s’en était jamais caché. D’ailleurs, si la rumeur s’était tellement répandue, c’était surtout parce qu’il avait eu quelques –nombreux- accidents. Il se contrôlait parfaitement, mais il était du genre à penser qu’on ne vivait qu’une fois, qu’il était jeune, qu’il était beau, et que tant qu’il avait des prétendants, il n’allait pas se priver de s’amuser un peu. Dans un sens, oui, le Yongwang était bien naïf. Mais d’un côté, n’était-ce pas la maison ou il y avait le plus de.. de personnes aux mœurs particulières ? Certaines filles de sa maison étaient réputées pour être sulfureuses. Les garçons étaient juste réputés être des imbéciles sur deux pattes, des rustres, ou des blagueurs invétérés.. Quitte à choisir, il préférait être classé dans la catégorie ‘sulfureuse’ en examinant mieux les choses. Il était peut-être aussi un imbécile, de temps en temps, au fond – mais c’était bien caché, et il se sentait honnêtement être intelligent quand il s’y mettait. Il était même capable d’une certaine profondeur parfois. Au fond, personne ne le connaissait vraiment, parce qu’il ne leur en laissait pas la chance. Il réalisait que s’il n’y avait qu’une seule réelle chose facile à voir chez lui – c’était justement son orientation. C’est vrai ; il agissait comme bon lui semblait, et il avait toujours eu une tendance à l’exubérance. Déjà enfant, il avait ce quelque chose différent. Alors, c’était vraiment prédéterminé ? Il n’en était pas convaincu pour autant cela dit.. L’évolution jouait sûrement, l’éducation, et la vie en elle-même aussi. Il aurait pu aimer les femmes, et même maintenant, s’il ressentait quelque chose pour une femme, certes il serait surpris mais il écouterait son cœur sans se poser de questions. Est-ce que tout le monde réagirait comme lui dans l’autre sens ? Ça, c’était beaucoup moins sûr. Après tout, il fallait sûrement beaucoup d’ouverture d’esprit pour accepter les gens comme ils étaient, sans voir de problèmes à tout ce qu’ils peuvent aimer ou pas, orientation incluse. Mais il en fallait également beaucoup pour s’accepter soi-même comme on est, peut-être même un peu plus. Parce qu’au final, parfois on pouvait bien se moquer de lui, ou même si ce n’était pas méchamment, le trouver juste marrant. Mais il n’en restait pas moins fier d’avoir un jour osé briser sa petite carapace protectrice, et s’être montré comme il était au fond de lui. Parce que non, il n’avait pas toujours été l’espèce de stéréotype qu’il incarnait à présent – et il s’en fichait bien d’être un stéréotype, parce que tout ce qui comptait, c’était que lui, il sache qu’il n’était pas si peu profond qu’on pouvait bien le penser.

Il était bien heureux de ne pas avoir vexé Kessy. Il avait eu peur un instant que ce soit le cas. Pas qu’il n’ait pas été sûr de lui, mais parfois il était bien trop curieux pour son propre bien et celui des autres. Il savait que ça pouvait blesser, il n’était pas stupide non plus. Il savait que ça pouvait paraître une question.. insultante, parfois. Mais à l’entendre parler ainsi de son paternel, il avait pensé qu’au final, il les acceptait déjà un peu mieux que celui-ci avait pu le faire. Et puis, dans l’optique ou ils étaient actuellement dans une situation relativement ambiguë ensemble, et qu’ils étaient tous deux des hommes.. Il avait pensé qu’il n’y avait peut-être pas de véritable problème à la poser, cette question. Mais même si la question était bien passée apparemment, peut-être que le baiser passerait moins bien. Il n’avait rien pré-calculé, c’était vraiment venu instinctivement. Il ne savait pas pourquoi, il n’avait jamais été de ce genre-là. Il n’avait pas réellement d’instinct protecteur au départ non plus, ou en tout cas, pas envers les hommes. Au contraire, il se trouvait plus souvent dans la position de la petite chose fragile et attendrissante… Enfin, relativement attendrissante. Mais pour une raison inconnue, Kessy le mélangeait complètement. Il était perdu, il ne savait pas pourquoi il avait tant envie de le toucher, de le serrer. Est-ce que c’était du désir ? Pourtant, il savait ce que c’était, le désir. Ce n’était pas exactement la même chose.. C’était peut-être même moins fort que ce qu’il pouvait ressentir en ce moment, et ça c’était inquiétant. Il ne se contrôlait plus vraiment – il n’aurait jamais fait ça dans un autre contexte. Mais maintenant qu’il avait déposé ce baiser contre sa peau, il sentait sa tête tourner, et une chaleur indescriptible naître au creux de son ventre, et.. et tout autour de lui, en fait. Qu’est-ce que dieu lui réservait encore ? Il n’en avait pas eu assez ?

Il n’avait pas eu de mouvement de recul, cette fois encore. Il avait frémit, et Min Guk également sous le coup de la surprise. « C’est que j’ai toujours eut peur que ce soit réellement mon destin. » juste après cette phrase, sa tête avait roulée légèrement, et à présent, sa gorge lui était offerte, ses lèvres effleurant doucement la peau à portée. Il avait du mal à assimiler ses paroles, pour la bonne raison qu’il était obnubilé par sa peau, par son odeur, autant que par l’envie irrésistible et incontrôlable de le toucher. Le destin était bien farceur, de toute façon. La preuve, pourquoi d’un seul coup il s’amusait à essayer de les rapprocher beaucoup plus qu’il ne le devait ? Il aimait jouer avec les gens, peut-être qu’il y avait réellement un vieux barbue au-dessus des nuages qui les espionnait et cherchait un moyen de s’occuper en les faisant se questionner.. Enfin, pour le moment, les questions d’orientation, il en avait eu assez peut-être. Il se fichait bien de celle de Kessy dans le fond, tout ce qui l’importait c’est qu’il n’avait pourtant pas l’air de vouloir le fuir. Pourtant Min Guk ne l’aurait pas laissé faire. Pas maintenant, il ne se sentait plus réellement maitre de ses actions de toute façon. Même s’il n’avait jamais eu l’impression que le contrôle de lui-même lui échappait.. Ou, en tout cas, jamais à ce point-là.. mais là, c’était vraiment de plus en plus étrange, sans compter à quel point c’était intimidant. Il n’était pas en train d’essayer de se faire n’importe quel élève plus âgé qu’il aurait trouvé vaguement mignon, là. Il essayait le plus possible de ne pas faire de bêtise même. Il appréciait Kessy, mais pas comme ça. Et il ne l’avait jamais désiré. Et- et c’était vraiment du désir, alors ? Ha bon dieu. Il pensait trop, aussi. Si l’autre avait pu voir ou entendre le tourbillon de questions qu’il se posait, il en aurait eu la migraine, même si la réciproque devait également être vraie. Il recula un peu la tête, observant son visage, dans un silence presque religieux. Il était beau, ça, c’était indéniable. Mais, ce n’était pas le genre de beauté à laquelle il pouvait être sensible, normalement. Il avait des traits fins, délicats. Son corps aussi était fin, trop fin même. Et.. depuis quand se mettait-il à le détailler ainsi ? Ce n’était même plus dieu ou le destin, il devenait juste fou. C’est ça, et c’était bien inquiétant.

Il se fichait de ce qu’il pouvait se passer dans la tête du rouge et or. Il se fichait de qui il était en général, dans les couloirs de l’école, et il se fichait qu’ils soient ainsi tous les deux dans une grotte, à moitié nus sous une couverture qui n’en avait pas toujours été une. Il se fichait de tout, sauf des mouvements du plus âgé. Il bougeait peu, mais il sentait sa respiration, elle était rapide. La sienne aussi l’était – ils étaient tous les deux.. Excités ? Ou apeurés. C’était une sensation assez indescriptible. Il sentit son nez frôler ses lèvres cette fois, alors qu’il bougeait encore. Les mains du dragon tremblotaient autant que celles de l’Ineo, sûrement. Et ils sentaient tous les deux que non, ça n’était pas facile. La situation les dépassait autant l’un que l’autre, il n’y avait pas besoin d’être un génie pour le savoir. Quand l’autre avait rouvert les yeux, alors qu’il fixait les lèvres du plus jeune, celui-ci quant à lui.. Semblait focalisé sur les iris noirs, qui semblèrent vite le remarquer. Il n’avait pas beaucoup croisé son regard d’aussi près, même plus tôt. Mais l’effet était toujours aussi.. Puissant. Une bouffée de chaleur parcourue son corps, et d’un seul coup, alors qu’il était glacé un peu plus tôt, il semblait suffoquer à présent, il semblait bouillir.

Il aurait juré avoir rougit en sentant les doigts venir s’entrelacer aux siens. Quel comportement grotesque, il ne perdait jamais vraiment ses moyens, et pourtant ça l’avait pris au dépourvu. Il avait l’impression d’être une adolescente de 14 ans, soudainement. Et oui, c’était grotesque – ridicule, stupide. Mais ses tremblotements avaient cessés au moins, alors qu’il reprenait contenance. Il ne devait pas se laisser envahir par l’incertitude – de toute façon, ils n’allaient rien faire qui puisse dépasser une certaine limite, bien entendu. Ceci, ce n’était qu’un comportement dû à la peur, à la presque-solitude et au désespoir que leur faisait passer cette pluie – pluie qui s’était bien calmée d’ailleurs à présent, tant mieux. Alors, ce n’était pas réellement du désir, c’était dans sa tête, voilà ! Dans sa tête de fou furieux. « Serre-moi plus fort… » c’est fou comme à chaque fois qu’il essayait de se raisonner, l’autre trouvait le moyen d’y couper court, et de l’en empêcher, purement et simplement. Il le regarda avec un air perdu d’abord, puis lui sourit légèrement, desserrant sa prise un instant, pour la resserrer comme il le lui avait demandé, aussi fort qu’il le pouvait. Mais il ne quitta pas ses yeux une seule seconde.

- Je ne crois pas pouvoir serrer plus fort – mais il y a peut-être un moyen d’être plus proche encore..

Il avait essayé de s’en empêcher, il avait réellement essayé. Mais en sentant son front là contre sa joue, il n’avait pas pu se contenir plus longtemps. Il n’avait pas réellement entendu ses derniers mots, parce que son cerveau n’était pas en mesure d’y réfléchir correctement. Mais, concrètement, il avait pu comprendre ce qu’il voulait dire.. la chaleur humaine, hein. En ce moment, elle était en passe de le rendre dingue. Il mordilla un instant sa lèvre inférieur, puis il finit encore une fois par desserrer sa prise pour relever une main le long du bras de l’Ineo, la passant contre sa joue, puis finalement sous son menton, lui relevant légèrement la tête. Il avait hésité, il avait vraiment hésité. Mais non, même l’hésitation et la gêne, ça n’était pas suffisant pour le stopper. Doucement, il avait approché son visage du sien, puis finalement, ses lèvres avaient effleurées celles de l’Ineo, hésitantes. Si à ce stade on aurait peut-être encore pu parler de chaleur humaine, le baiser qui suivit, ça.. ça n’en était pas du tout. Parce qu’il n’avait pas reculé, non. Il avait déposé ses lèvres sur les siennes, chastement. Il ne savait pas vraiment s’il devait aller plus loin, ou reculer et encore s’excuser. Mais au fond, même s’il avait voulu reculer, il n’aurait pas pu. Il n’en avait pas envie. Ses paupières s’étaient closes quelque seconde après. Et même s’il avait voulu s’en tenir à un acte chaste et pur contrairement à ses habitudes.. Elles semblèrent le rattraper alors qu’il essayait timidement de passer sa langue entre ses lèvres. – il n’avait rien à perdre, autant s’écouter jusqu’au bout.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Lun 20 Sep - 19:30

Le désir; c’était un bien grand mot, non ? Lorsque ça vous prend, c’est impossible d’y résister. Parce qu’un désir, on ne le contrôle pas. On ne peut pas… décider quand, qui, comment et pourquoi. Surtout pas ‘pourquoi’. Un désir n’avait ni de genre, ni de raison, ni de logique. Un désir… c’était un désir, tout simplement. Devait-il faire un lien avec le fait qu’il ne contrôlait absolument pas la situation présente, ni même les émotions ou alors les sensations qu’il pouvait ressentir en ce moment ? C’était difficile de comprendre tout ce qui se passait… là. Sa peau, il l’avait remarqué, s’était réchauffée beaucoup plus rapidement qu’il ne l’aurait cru – si ce n’était que du bout de ses doigts encore gelés, la pointe de son nez encore glacées, ses lèvres toujours légèrement bleutées. Les joues de Min Guk semblaient avoir prises une teinte plus rosée, mais ça, il n’aurait su dire si ce n’était pas déjà comme ça par cause du froid ou si c’était réellement ce qu’il pensait. Était-ce le simple fait qu’il avait osé aller chercher sa main de cette façon ? Tenir la main d’une personne du même sexe, juste ça, pour lui, c’était carrément inusité. Et il n’avait même pas dut faire d’efforts pour le faire, c’était tout simplement venu naturellement, parce qu’il en avait envie. Oui, il avait eu envie de le faire et, pour le moment, il l’assumait, ce n’était pas… quelque chose de si gros que ça, ce n’était pas si extravagant que ça. Il avait simplement envie de le sentir contre lui, comme ça, et de ne pas le quitter. Sentir sa présence. Non, ça n’avait rien à voir avec la présence d’une femme, ça n’avait rien avoir avec quelconque aventure sexuelle qu’il soit; c’était tout simplement doux, tendre, plaisant. C’était ridicule, au fond, mais oui, il se sentait particulièrement bien dans les bras du garçon. Il avait, pour une fois, l’impression d’être honnête; d’être en la présence d’une personne sincère. Oui, c’était bien ridicule, futile, stupide, tout ce qu’on pouvait en dire dans ce sens-là mais pourtant, il y avait quelque chose de ‘vrai’, dans tout ça. Quelque chose qu’il n’arrivait pas à pointer, quelque chose sur quoi il n’arrivait pas à mettre le doigt, quelque chose qu’il n’arrivait même pas… à voir. À toucher. Alors, ce qui était réel, au final, ce n’était pas uniquement ce qu’on pouvait toucher, voir, sentir physiquement. Son regard à lui aussi s’était posé sur son visage. De près, comme ça, il pouvait le détailler; mieux, comme il ne l’avait jamais fait, ou plutôt, comme il n’avait jamais pris le temps de faire. Dire qu’il n’avait rien de spécial c’était mentir. Mais ça… il ne s’y était jamais attardé, ni sur lui, ni sur aucun autre homme, en fait. Ils n’étaient pas si différents l’un de l’autre, au fond. Ironiquement, lui, Kessy, lorsqu’il se regardait dans un miroir – il ne voyait absolument rien de spécial. Il était juste un pauvre garçon trop maigre, ni grand ni petit, avec… vraiment rien de spécial. Min Guk dégageait quelque chose, ça il en était certain, et probablement l’avait-il remarqué avant ce jour s’il s’était déjà un minimum attaché à ce personnage haut en couleurs. Autrement, il ne l’aurait pas supporté, ne l’aurait pas ‘sauvé’, et inversement… si le dragon ne ressentait pas au moins un petit attachement envers lui, il ne l’aurait pas sauvé lui non plus, non ? Pourquoi s’inquiétait-il à ce sujet, en fait ? Il n’avait jamais ressenti le besoin de sentir que les autres l’appréciaient ou quoi que ce soit, n’avait jamais demandé à ce qu’on lui prouve ce genre de choses, rien dans ce genre – ne s’était jamais senti à sa place nulle part, n’avait jamais vraiment pensé qu’on l’appréciait réellement, qu’une personne arrivait seulement au moins à l’apprécier un tout petit peu. Et ça ne l’avait jamais dérangé. Il ne dormait pas plus mal avec cette pensée derrière la tête. Mais pourtant, en ce moment…

La respiration du garçon s’était faite rapide elle aussi, mais le félin ne savait pas s’il devait en être rassuré toujours ou alors s’il devait s’inquiéter de la santé mentale – à eux deux, en fait, pas seulement de celle de Min Guk. Il ne comprenait toujours pas ce qui pouvait leur prendre pour que tous deux se retrouvent dans le même état, si seulement il pouvait au moins comprendre l’état dans lequel il se trouvait présentement… qu’avait-il, en fait, hein ? Cette bouffée de chaleur, il la ressentait, lui aussi. Il ne savait plus si c’était la pluie qui l’avait mouillé ou alors si ce n’était pas parce qu’il avait chaud. Ce qu’il savait, c’est que ce n’était pas du tout un chaud désagréable. Au contraire. Et il ne voulait pas se séparer de cette chaleur, ne voulait pas quitter le corps de l’autre. Au contraire, encore une fois. Il voulait… il ne savait même pas ce qu’il voulait, en fait, voilà à quel point c’était bête. Confus dans sa tête. Peut-être avait-il envie de poser ses lèvres contre sa peau lui aussi – il ne se le permettrait jamais – ou alors de le mordre, de le griffer, de… lui faire mal. Lui faire mal parce que c’était trop. Il n’avait jamais ressenti cette envie, auparavant. Faire mal à une personne parce qu’elle nous faisait ressentir des choses positifs; ça ne pouvait pas être normal, mais pourtant, il avait réellement envie de le serrer si fort, de le mordre, le griffer, lui couper le souffle, quelque chose dans le genre dans tous les cas. Il ne put s’empêcher de sourire en retour – bien qu’il essayait de camoufler ce sourire – lorsqu’il desserra son étreinte pour le serrer de toutes ses forces. Et pourtant même ça, ça ne semblait pas suffisant, pas du tout. « Je ne crois pas pouvoir serrer plus fort – mais il y a peut-être un moyen d’être plus proche encore.. » Le frisson qui le parcouru, cette fois, fut si puissant qu’il en trembla – de joie, de peur ? Dieu, il ne savait même plus pourquoi il frissonnait, c’était tout simplement plus fort que lui, et il n’arrivait même pas à comprendre les paroles du dragon. Il voulait savoir, mais ne voulait pas savoir, les deux à la fois. Et cette pensée faisait naître en lui une sorte d’excitation, d’euphorie si puissante qu’il n’arrivait même pas à retenir ses propres réactions, cette envie de soupirer bêtement dans le vide pour… absolument rien. Cette envie de cambrer la tête, de s’appuyer contre lui et, peut-être même, murmurer son prénom. … toutes ces choses qu’il, en fait, n’avait pu se retenir de faire – ce n’était pas seulement dans sa tête. Il avait l’impression que quelque chose s’amusait à exciter son pauvre cœur, quelque chose qui passait par sa gorge, par son ventre, qui le chatouillait sans cesse. Il avait refermé les yeux dès l’instant où sa main s’était faufilée le long de son bras, son corps se cambrant réellement, discrètement, doucement, suivant le toucher du plus jeune comme s’il en redemandait. Ses tremblements n’avaient rien à voir avec le froid, cette fois. C’était plutôt l’anticipation. L’envie de savoir, de connaître plus, de… goûter plus, aussi, possiblement. N’avait-il pas l’air d’un espèce de junkie qu’on torturait avec sa drogue fétiche – la glissant partout, sous son nez, devant ses yeux, mais sans jamais lui offrir la chance d’y toucher concrètement ? Parfaitement.

Il haleta lorsque ses lèvres effleurèrent les siennes. Il ne savait plus trop si ce n’était pas plus l’envie que la surprise qui lui coupait le souffle, mais ce sentiment qu’il n’arrivait à saisir totalement lui broyait les côtes, lui nouait les poumons si forts qu’il ne voyait plus rien même s’il tentait d’ouvrir les yeux, lui faisait perdre toute notion du temps, de la réalité, tout contrôle de ses propres membres et de ses propres réactions. Mais ça, ça devait faire un petit moment, déjà, que c’était enclenché. Mais… il ne ferait jamais les premiers pas, n’oserait jamais, peu importe le temps qu’il devait attendre, peu importe la torture qu’il s’imposait – parce qu’à présent, il le savait, c’était une pure, douce torture que l’autre lui infligeait. Inconsciemment ? Hm. Les lèvres du plus jeune se posèrent enfin contre les siennes, dans un geste chaste, pur, totalement innocent à la limite du possible dans le cas où on ne considérait pas l’état actuel du plus vieux. Il fut immobile un moment avant de répondre au baiser de lui-même, oubliant tous les principes – tout ce qu’il s’était tué à bâtir, cette espèce de protection, cette armure, tout ce qu’il avait fait au cours des vingt dernières années. Tout ça en l’espace de quelques petites secondes. Mais ce qu’il ressentait en ce moment n’avait rien à voir avec du dégoût, du regret, de la culpabilité ou quoi que ce soit. C’était plutôt… une grosse vague ravageuse qui traversait son corps en entier, comme un choc électrique à sa puissance maximum, quelque chose qui venait engourdir tous ses nerfs, toutes ses cellules. Inconsciemment, sa main gauche vint se poser contre la joue du dragon, ses doigts caressant délicatement sa peau. Toute l’innocence du baiser s’envola lorsqu’il sentit la langue du Yongwang glisser sur ses lèvres, demandant l’accès. Son cœur sauta inévitablement un bond, et c’est probablement à ce moment-là qu’il aurait dut le repousser, l’arrêter, réaliser ce qui se passait mais… non. Il fut saisit l’espace de quelques secondes et mordilla la pointe de sa langue. C’était, encore une fois, comme s’il revenait très loin en arrière, à son premier baiser. Tout pour détourner parce qu’on ne savait pas comment réagir, tout pour détourner parce qu’on ne savait pas comment le faire, et donc, improviser, mordiller, faire comme si c’était une blague pour finalement passer à l’action. Mais ça ne dura pas très longtemps, et bientôt, il laissa la langue se glisser entre ses lèvres sans se soucier de ce que ça pouvait vouloir signifier. Sa main, toujours posée sur sa joue, glissa jusqu’à sa nuque, ses doigts caressant discrètement la peau qu’il y retrouva. Il ne se rappelait pas avoir vécu quelque chose de si intense dans toute sa vie. Ou peut-être était-il simplement trop perdu pour tenter de s’en rappeler. En tous cas, sa main descendit un peu plus bas, passant par son épaule pour s’arrêter au niveau de son torse, tout près de ses clavicules, quelque part où il pouvait du moins sentir son cœur battre sous la paume de sa main – quelque chose comme ça, en ce moment, il n’avait plus du tout le sens de l’orientation même en ce qui concernait le corps humain. Un corps semblable au siens, finalement. S’il y avait une différence ? Oui, définitivement. C’est en approfondissant le baiser qu’il réalisa au moins une chose. Si les femmes étaient plus délicates, les hommes, eux, étaient plus passionnés. Plus… violents. La gente masculine possédait encore beaucoup d’instincts animaux comparativement à la gente féminine, c’est ce qu’on disait du moins. On ne pouvait totalement l’assimiler tant qu’on n’y avait pas goûté de cette façon.

Il avait envie de lui demander de le toucher, de poser ses mains sur son corps, partout où il en avait envie – ou pas – tant que ces mains se retrouvaient sur son corps en fait… il en serait comblé. Ou au moins, un peu plus comblé, un peu plus près de la satisfaction qu’il semblait ne jamais avoir connu en cet instant. Au bout d’un moment, il dut se séparer du baiser, retrouver l’air, haleter, poser son front contre le siens quelques secondes pour se ressaisir. Mais sa tête tournait encore plus, plus qu’avant qu’il ne dépose ses lèvres sur les siennes, et cet étourdissement lui donnait une seule impression – ce n’était pas assez, pas encore, autrement, cette chose étrange qui naissait au creux de son ventre ne serait plus, sa – curiosité ? – serait rassasiée, il ne verrait plus flou. Il n’aurait pas non plus envie de capturer à nouveau, plus violemment cette fois, les lèvres du Yongwang. Il cligna des yeux, sa main relâchant la nuque du plus jeune qu’il réalisa avoir légèrement… griffé au cours du baiser. Ah, oui, ça… ça ne trompait pas, alors ? Il avait toujours été comme ça. Ça, c’était depuis qu’il passait la majeure partie de son temps sous sa forme féline. Les habitudes, la façon d’agir… même au lit. Mordre, griffer. Devait-il réellement associer cette envie-là à cette chose ? Était-ce réellement un… désir ? Ce n’était pas possible, pas vraiment puisqu’il ne savait absolument pas comment fonctionnaient ce genre de choses. Il ne savait même pas dans quel sens ça allait, comment on le faisait, ce qu’on pouvait en tirer. Il n’avait pas et n’avait jamais ressenti l’envie de l’essayer, ni même d’y penser; n’y avait jamais vu l’utilité et n’avait toujours pas envie… de savoir ce que c’était. Si ce n’était pas la chose en question, alors il n’y avait plus qu’une réponse. C’était la personne, rien de plus, rien de moins. Il leva le regard vers l’autre une seconde avant de nicher son nez au creux de son épaule. Et finalement, parce que c’était plus fort que lui, il mordilla sa peau – pas si délicatement qu’il l’aurait voulu mais c’était un besoin, c’était vital. C’était trop fort, trop puissant, et son corps semblait demander quelque chose – quoi, ça… il ne le savait toujours pas. Mais il délirait, très certainement, ses sens déraillaient, il n’avait plus de tête, le froid devait l’avoir affecté à un point tel qu’il ne comprenait même plus ce qu’il faisait. Ou alors peut-être s’était-il évanouit et, maintenant, il était dans un monde complètement parallèle et, à son réveil, il serait perturbé. Il préférait croire que c’était la dernière option, autant ne pas jouer dans le réel. Sa main retomba contre sa propre cuisse, se resserrant sur le tissu. Son souffle était toujours aussi rapide, son cœur battait toujours aussi rapidement, et il avait toujours cette impression d’insatisfaction mais pourtant il n’osait pas bouger. Non, plutôt, il pinçait les lèvres, mordillait l’intérieur de sa joue et se torturait intérieurement pour il ne savait quelle raison. Sa main délaissa son pantalon pour aller retrouver celle de l’autre, se resserrant avec force sur cette dernière alors qu’il tournait la tête vers le ciel – mais toujours posée sur son épaule. Avait-il envie de pleurer, de rire ? Il ne savait pas exactement. Tout ce qu’il savait, c’est qu’un espèce de sentiment de désespoir semblait se former au fond de lui, remplaçant l’était de bien-être dans lequel il se retrouvait il y avait de cela à peine quelques minutes. Comme s’il se languissait d’une chose qu’il n’arrivait même pas à comprendre. Pas nouveau, encore une fois, mais tandis que ses doigts s’enfonçaient dans la peau du plus jeune, on devinait facilement que des choses se passaient dans sa tête. C’était comme être sur une drogue particulièrement puissante, une drogue qui faisait en sorte que tous ses sens étaient décuplés, à vif en plus de ça. Il ravala difficilement sa salive et tourna la tête vers la sienne, ses lèvres se posant tout prêt de son oreille, où son souffle irrégulier se perdit un instant avant qu’il n’y murmure les paroles suivantes; « J’ai l’impression insupportable que ma peau brûle. » Il emmena la main du plus jeune jusqu’à son ventre, la pressant contre sa peau, soufflant contre son oreille. « Et que quand tu la touches, ça va mieux. Mais que dès que tu ne touches plus – c’est pire qu’avant. »




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je me trouve ici : Ici ? Actuellement, il se trouverait dans sa salle commune en train de parler tout seul, puisqu'il ne se passe rien d'intéressant dans sa vie. Ou peut-être quelque part dans les couloirs en train d'embêter Mee Kyung qui essaye de réviser.

MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Mar 21 Sep - 14:55

Les gestes les plus anodins, les plus ‘petits’ lui paraissaient parfois être plus gros qu’ils ne l’étaient. Au fil du temps, à force d’avoir été d’aventures en aventures sans y donner la moindre importance, il avait eu tendance à considérer que les actes les plus gros étaient au final les moins importants - et l’inverse était aussi devenu vrai dans son esprit par déduction. C’est vrai, il n’avait jamais tenu la main dans la rue à qui que ce soit, et il n’y avait qu’une personne avec qui il avait des gestes tendres, c’était sa soeur jumelle, et ce n’était pas du tout dans le même.. genre, bien entendu. L’ambiance en ce moment, elle était insoutenable - d’un côté, il faisait maintenant affreusement chaud et il y avait.. cette électricité dans l’air. De l’autre, leurs gestes étaient lents et imprécis, peu sûrs, autant d’un côté que de l’autre. Et Min Guk n’avait pas prit pour habitude d’être mis face à ce genre de situation, jamais. Il se contrôlait à chaque fois, il n’avait jamais eu l’impression de perdre le fil du temps ou des choses, et même si il lui était déjà arrivé de ressentir cette chaleur là, elle n’avait jamais été aussi intense. Le désir.. le désir, est-ce qu’il le connaissait vraiment ? Il l’avait expérimenté, oui. Mais, l’avait-il déjà laissé le prendre par surprise et se développer sans même qu’il n’ait la possibilité de le stopper ? Non, jamais. Oh, il ne prenait pas le contrôle des autres, mais il gardait toujours le siens. Ironiquement, c’était exactement l’inverse qui se produisait maintenant. A croire que dieu était un véritable farceur. Il ne comprenait honnêtement pas du tout ce qu’il pouvait bien se passer, mais il n’aurait pas fait marche arrière non plus si on le lui avait proposé. Même si la situation était gênante, s’il ne se sentait pas du tout maître de lui-même, et s’il était très surpris par l’attitude de l’ineo également, il se sentait bien. Terriblement bien. Est-ce que c’était l’épuisement qui le rendait fou et euphorique ? Ou étais-ce le contact entre eux-deux.. ? Pourtant, les contacts physique, il connaissait. Et ça n’était jamais comme ça, jamais autant.. Oui, c’était toujours agréable, surtout pour une personne comme lui, il était tactile même quand ça n’engageait rien de sexuel.. mais, c’était simplement. Une sensation différente qu’il expérimentait là. Et bien meilleure. Et - quelque chose de vraiment inquiétant se passait. Est-ce que c’était lui le problème ou la personne avec qui il se trouvait ? Si c’était la personne, alors, peut-être avaient-ils été destinés à vivre cette soirée. C’était peut-être un petit coup de pouce du ciel, qui avait bien remarqué qu’ils ne passaient que rarement du temps ensembles. C’est vrai qu’au final, Min Guk n’avait jamais considéré Kessy comme quelqu’un de particulièrement important dans sa vie. Comment aurait-il pu ? Il semblait naturellement assez indépendant, distant, du genre à régler ses petites affaires tout seul. Et Min Guk n’était pas du genre à avoir les gens à l’usure, soit ils étaient directement ouverts et il s’entendait avec, soit ils ne l’étaient pas, et même s’ils les aimaient bien, il s’en désintéressait peu à peu. Et pourtant, ce n’était pas le cas. Au fond, ça aurait pu, mais ça ne l’était pas. Grâce à ce qu’il s’était passé ces dernières heures justement. Il avait quelque chose de différent des autres. Et la curiosité du yongwang était piquée à vif, tout comme son intérêt qui revenait au fur et à mesure. Au fond, c’était un personnage complexe qu’il avait sous les yeux. Mystérieux, torturé même peut-être, ou en tout cas, il avait des raisons de le croire vu son image et le maigre bout d’histoire qu’il avait raconté sans y penser réellement. Et le noir et or était intéressé dans l’idée de le connaître - lui qui d’ordinaire se fichait tellement du passé des gens, et se préoccupait de sa petite personne en priorité. S’il avait autant réussi à le changer en un si court laps de temps, alors il n’était définitivement pas comme les autres. Et ça, le yongwang allait s’en souvenir.

Mais ce qui était incroyable quand on y pensait bien, c’est que ces deux-là malgré leurs énormes différences avaient aussi d’énormes points communs. Que ce soit leur physique, délicat et mince, trop mince pour l’Ineo même - trop efféminés presque. Ou leur fort caractère, leur fierté et leur charisme. Parce qu’on pouvait bien le trouver ridicule parfois, ça aurait été mentir de dire de Min Guk qu’il n’était pas charismatique. Mais pas dans le même genre que Kessy, simplement. Il en imposait par son comportement exagéré et coloré, quand l’autre était le côté froid et presque sombre du miroir. Enfin, ils avaient de bonnes raisons de pouvoir devenir proches, quand on étudiait bien les choses. En dehors du fait que l’un semblait attacher une certaine affection à la solitude et au calme, quand l’autre en avait une peur inavouable. Mais c’était remarquable, Min Guk avait un problème avec la solitude, elle l’enrageait, parce qu’il avait ce besoin constant de ressentir tout les regards braqués sur lui - d’avoir sa place au sein d’un groupe, et si possible, d’avoir la plus haute. Il adorait commander, c’était presque ironique qu’il n’ait jamais eut la lubie d’être ministre de la magie ou quelque chose comme ça après ses études. Non, paradoxalement il ne voulait pas faire n’importe quel stupide boulot parce qu’il avait une peur monstre d’avoir des responsabilités importantes sur les bras. Il voulait la célébrité sans rien faire pour, oui, si on peut dire. Et c’était un défaut. Mais c’était aussi attendrissant, non ?

La situation l’avait vite coupé dans ses pensées stupides et sans but. Il pouvait bien mettre son égocentrisme de côté cinq petites minutes, et pour la peine, même s’il avait voulu continuer il n’aurait pas pu. C’était - trop. Trop quoi, il ne savait pas. C’était juste trop. Dans le bon sens, mais.. C’était incroyablement violent ce qu’il ressentait envers le plus âgé. Et malsain. Il avait ses mains sur lui, et il aurait voulu les garder là à tout jamais, il aurait voulu explorer chaque partie de son corps et pouvoir le connaître par coeur - pouvoir presque enfoncer ses mains dans sa chair pour ne faire plus qu’un avec lui. C’était quoi, ce besoin de proximité morbide ? Il ne comprenait pas, et ne voulait pas comprendre. Il voulait agir. Il l’avait serrer. Le plus fort qu’il avait pu, peut-être lui avait-il fait mal même. Mais il s’en contrefichait, au contraire. Ne trouvait-on pas un certain plaisir dans la douleur ? Ou peut-être que c’était lui qui était anormal à ce niveau.. Il avait vraiment hésité, pourtant. Une petite voix dans sa tête lui criait vas-y, t’en meurs d’envie, on ne vit qu’une seule fois après tout ! mais dans l’autre sens, une autre, celle-ci plus raisonnable essayait de lui dire de reculer, et de partir en courant, pour se cacher dans un trou. L’autre devait le ressentir aussi. En tout cas il l’espérait vraiment. Et pourtant, il avait finit par rompre la distance entre leurs visage et il était à l’origine de ce baiser, aussi bizarre que ça puisse paraître.

Et bon sang, c’était incroyable. Indescriptible. Il avait presque sentit des papillons dans son ventre, des dizaines, des milliers. Ou une explosion, ou n’importe quoi de plus puissant encore qu’on puisse ressentir. Il le sentait tremblotant entre ses mains, entre ses lèvres. Il le sentait tout fragile, et cette optique là, qui ne lui avait jamais rien fait - oui, ça l’excitait. Est-ce qu’il fallait se retenir de dire les mots justes ? Parce qu’il n’en pouvait plus de s’enfoncer dans le dénie, alors que c’était évident qu’il le désirait. Le problème d’ailleurs, c’était qu’il le désirait beaucoup trop pour son propre bien, et pour sa santé mentale. Pouvait-on mourir d’avoir désirer quelqu’un trop fort ? Aussi stupide que ça puisse paraître, il commençait à penser que oui. Parce que ces sensations là étaient juste au dessus du domaine du désir, ou du plaisir, ou de l’excitation... Il n’y avait pas du tout de mot pour l’exprimer - est-ce que c’était là la preuve que personne ne l’avait vécu assez fort pour l’avoir trouvé, ce fameux mot ? Ou alors, c’était trop rare pour qu’il puisse le connaître. Et le fait qu’il ait tout enclenché.. Contribuait à rendre les sensations plus fortes encore, il en était sûr. Parce qu’il n’arrivait pas à se contenir comme l’autre le faisait - mais, c’était peut-être dû à leur caractère au départ. Même si Min Guk n’avait jamais été dans cette situation, il était naturellement assez impulsif, sauf qu’il arrivait toujours à se tempérer quand il le fallait.. Alors, pourquoi maintenant, il.. était là, à croire qu’il allait tomber évanouit à force de se monter la tête, ou qu’il allait exploser pour.. un simple baiser ? Un simple baiser.. Aucun baiser n’avait jamais eu cet impact là sur lui, et pourtant il en avait embrassé des gens. Alors, si ce simple baiser chaste et doux lui avait procuré autant de sensations - quand il sentit l’autre y répondre enfin, il avait été déconnecté du monde réel pendant un instant. La seule chose qui existait sur cette planète, a ce moment, c’était eux-deux. Rien de plus, même la grotte, envolée. Même la pluie, même l’école, même.. tout, plus rien n’avait autant d’important que ce baiser. Il ne l’oublierait jamais celui-là. Le retour à la réalité le lendemain serait affreux, il le savait. Mais il n’y pensait pas, il ne fallait pas. Un frisson, un énième, remonta le long de sa colonne vertébral quand il sentit ses doigts sur sa joue. D’extérieur, de quoi avaient-ils l’air ? Pouvait-on être passionné et tendre à la fois ? Il semblait bien.

Mais s’il y avait un point important du caractère du dragon qu’il fallait connaître, c’est qu’il était gourmand. Quand on lui en donnait un bout, il voulait tout le reste avec. Et là, il en voulait bien plus, maintenant qu’il avait gouté à cette douce torture, il en voulait encore plus, parce que son cerveau ne lui répondait de toute façon plus, et qu’à partir de cet état, il ne pouvait compter que sur son instinct. Son instinct masculin, en l’occurrence. Et en tout être humain réside un côté un peu insatiable. Mais peut-être plus chez les hommes, peu importe l’orientation. Quelque chose entre hommes, c’était toujours beaucoup plus.. bestial, plus explosif. C’était cette conclusion là qui avait ouvert les yeux au jeune homme quelques années auparavant, alors qu’il essayait de dénier qu’il n’était pas tout à fait comme les autres. Est-ce que Kessy pouvait le sentir, lui aussi ? La différence, même si infime, était tout de même palpable. Elle sautait aux yeux, voilà tout. Il avait sentit ses dents jouer avec sa langue, presque.. timidement ? Il aurait pu sourire, si sa bouche n’avait pas été occupée. C’était mignon, et en même temps, c’était grisant. Il avait finalement laissé sa langue glissée contre la sienne, approfondissant le baiser un peu plus si c’était encore possible. Et Min Guk ne pouvait pas réellement se restreindre, il n’en était plus capable. Sentant sa main dévier vers sa nuque, il avait fait un mouvement peut-être un peu brusque vers l’avant, rendant le baiser presque.. oui, violent. Ils avaient tout les deux un besoin.. violent. Alors, l’exprimer devenait une nécessité. Il sentait sa main descendre sur son épaule, sur son torse. Contre sa peau, partout. Et l’autre devait sentir les battements saccadés de son coeur, mis à rude épreuve aujourd’hui. La main du yongwang, elle, redescendit le long des clavicules et du bras du jeune homme, passant sur son ventre, pour finalement entourer ses hanches et l’attirer un peu plus vers lui dans un mouvement peut-être un peu plus brusque qu’il ne l’aurait voulu. Il allait perdre la tête, il en était sûr. Ou bien, il allait se réveiller et se rendre compte que tout cela n’avait été qu’un rêve. Il allait se réveiller dans des draps trempés, avec une fièvre inquiétante, et là, tout deviendrait clair dans sa tête - une fièvre délirante ! .. Mais, malheureusement, tout cela était bien trop réel pour que ça ait la moindre chance d’être un rêve, et.. Oui, il en était conscient. C’était bien la réalité - oh, une drôle de réalité, juste.

Il avait finit par se séparer de lui a regret, haletant. Il avait tellement chaud, et il n’arrivait pas à reprendre souffle, ses mains toujours plantées autour des hanches du jeune homme, s’interdisant de le toucher plus qu’il ne le fallait. Il voulait le toucher, il le voulait vraiment. Mais.. Pas ici, pas maintenant. Ce n’était pas le moment, ce n’était pas l’endroit, et dieu.. Non, il ne voulait pas se laisser aller à lui faire ça. Il savait qu’ils allaient le regretter tout les deux - et s’ils ne le regrettaient pas, ils seraient gênés pendant des semaines, des mois.. Mais ça, c’était déjà trop tard, en y réfléchissant. Il savait que ce serait difficile de croiser sont regard le lendemain, et pourtant, il savait qu’il n’aurait qu’une hâte en même temps, se retrouver en face de lui, et recommencer. Mais s’il perdait encore la tête en le revoyant ? Il finirait par faire quelque chose d’irréfléchi, d’inconcevable. Et même si lui, il commençait à le vouloir et à s’abandonner à ses envies, il savait aussi que l’ineo le regretterait forcément, même si sur le moment il semblait aussi désespéré que lui. Il le voyait bien, maintenant qu’il pouvait à nouveau le regarder dans les yeux. Ses yeux qu’il n’avait jamais vraiment regarder, et qui étaient pourtant incroyables. Tant dans l’expression qu’en eux-mêmes. Il y avait quelque chose de fort au fond de ces orbes foncés, quelque chose d’intimidant, et en même temps d’incroyablement attirant. C’était une force qui le dépassait. Et maintenant, ses pupilles là allaient le hanter. Son visage entier. Ses lèvres, qu’il avait pu toucher, qu’il avait fait plus que toucher, et dont il savait déjà qu’il voulait recommencer, encore et encore, sans s’arrêter. Il avait envie de laisser courir ses mains sur sa peau brûlante, et il voulait voir son expression se tordre de plaisir, ou de douleur, peu importe, il s’en fichait. Depuis quand avait-il ce genre d’idée, depuis quand.. dieu, il ne les avait jamais eu - mais là, en regardant son visage, oui, c’était bien ce qu’il voulait, il voulait le voir rejeter la tête en arrière et fermer les yeux, se mordre la lèvre. Et il voulait en être la cause, c’était peut-être le plus inquiétant. Il ferma les yeux, encore une fois, alors que son visage se nichait contre son épaule, finalement. Quand il sentit les mordillements il rejeta légèrement la tête en arrière, et il n’avait pas pu empêcher une plainte de passer entre ses lèvres. Pas un gémissement de douleur, ou quelque chose comme ça. De plaisir ? Il ne savait pas. C’était juste une vrai tempête dans sa tête, et il avait besoin d’en laisser sortir, il avait besoin de l’exprimer un minimum, il ne pouvait pas rester là, de glace, devant les traitements qu’ils s’infligeait mutuellement. « J’ai l’impression insupportable que ma peau brûle. » pitié, pas plus, stop. « Et que quand tu la touches, ça va mieux. Mais que dès que tu ne touches plus – c’est pire qu’avant. » Il planta ses dents dans sa propre lèvre, violemment. Il ne saignait pas, mais si ça continuait ainsi, il pourrait aller jusque là. Il pourrait, ça oui. Il posa les yeux contre sa propre main, que l’autre avait guidé contre son ventre. Ses doigts tremblaient à nouveau. Et quand il cessa de se mordre la lèvre pour lui répondre, les mots restèrent bloqués un instant dans sa gorge, alors qu’il angoissait.

- Kessy..

Il ne savait pas quelle bulle d’air lui était passer dans l’esprit, mais quand la couverture avait glissée au sol dans un mouvement, il n’avait pas pu s’en empêcher. Il ne savait pas pourquoi il l’avait fait, et il savait que ça allait être dangereux pour la suite des évènements, encore plus dangereux qu’il ne l’aurait cru. Il l’avait poussé doucement contre le tissus, l’avait finalement allongé au sol, sur le dos. Si son coeur avait pu accéléré, il l’aurait fait. Et l’autre devait être dans un état encore pire, en y pensant. Il s’était allongé de même, a moitié à côté, à moitié sur lui - ses bras appuyés au sol pour le soutenir à quelques dizaines de centimètres. Leur visage était au même niveau, et Min Guk avait repris cette manie de mordre sa lèvre inférieure nerveusement. Il l’avait depuis toujours, dés qu’il était gêné ou hésitant. Dés qu’il ne savait plus ou se mettre. Il se laissa descendre doucement, un bras passé maintenant en travers de son torse, tandis qu’il déposa un baiser dans son cou, puis deux, puis trois.. remontant vers son oreille, essayant tant bien que mal de se calmer, de même que son souffle qui s’était emballé depuis longtemps et qui ne redescendait toujours pas. Panique et excitation mêlées.. quel mélange affreux, extatique.

- je- s’il te plaît.. retiens moi ou je vais faire une bêtise..

Un murmure, presque suppliant, et pourtant pas vraiment convaincu. Il espérait qu’il le repousse en arrière, qu’il lui dise que c’était fini, qu’il devait - non, qu’ils devaient tout les deux se calmer. Mais un doute subsistait - et si l’autre décidait de le laisser aller plus loin, de le laisser faire ? Serait-il, malgré son excitation incompréhensible, capable de continuer même ? Il ne savait pas sur quel terrain il avançait, il ne savait pas comment agir, ou réagir. C’était une situation complètement inconnue, complètement nouvelle. Et, c’était peut-être pour ça qu’il voulait tellement continuer à l’explorer.. sans le vouloir, malgré tout. Trop de paradoxes, trop de questions, trop de tout. Il allait surchauffer. Ou il allait mourir d’épuisement, physique, comme mental. Mais dieu, pitié.. Il voulait que quelque chose se passe, n’importe quoi.
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MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Mar 21 Sep - 19:46


« Kessy.. »

Même sa voix semblait avoir quelque chose de particulier, de different, quelque chose d’assez puissant pour lui procurer de nouveaux frissons. Il avait levé la tête, observant attentivement chacun des traits de son visage, répétant inconsciemment les gestes du plus jeune, mordillant sa propre lèvre inférieure. Il ne savait pas non plus ce qui se passait dans sa tête, ni dans la sienne, et le froid n’avait pas été si frappant qu’il aurait dut l’être lorsque la couverture avait quitté le corps des deux jeunes hommes. Il s’était laissé faire, docilement, quoi que ses muscles se tendant légèrement lorsqu’il le poussa, bien que doucement, afin qu’il se retrouve en position allongée au sol. Et même si la couverture le protégeait du sol froid, il pouvait le ressentir au travers du tissu, ce qui, pour cause, le fit frissonner une fois de plus, d’une façon moins agréable cependant. Mais il était tellement perdu, tellement confus et à la fois tellement concentré à ne fixer que le regard du dragon qu’il n’avait qu’à peine remarqué le contraste, le froid qu’il ressentait lorsqu’il ne touchait plus la peau du garçon. Tous ses gestes; il les avait observés avec attention, comme s’il cherchait à comprendre, à deviner tout ce que l’autre allait faire. Mais il ne savait pas, absolument pas, et c’était comme un blanc dans sa tête, comme si son cerveau avait finalement décidé de se déconnecter de la réalité afin de retirer tous les doutes qui lui passaient par la tête, afin qu’il n’ait plus à s’inquiéter de quoi que ce soit, afin qu’il puisse agir comme son corps, son cœur, le voulait; et pas comme sa tête, elle, qui tentait constamment de réfléchir, trouver une solution, trouver une raison ou l’éloigner. C’était un conflit, un conflit entre la tête et le cœur, le corps et l’esprit. Voilà la meilleure description qu’il pouvait trouver à cette drôle de tempête qui se formait au creux de son ventre, au fond de son estomac, cette chaleur qui se faufilait au travers de tout son corps dès que l’autre posait ne serait-ce qu’un doigt sur sa peau, un regard vers lui. Il était resté immobile, comme un idiot – comme l’idiot qu’il était – alors que l’autre se rapprochait encore plus de lui, plaçait son bras en travers de son torse et ses lèvres contre sa gorge. Il ravala difficilement sa salive alors qu’il posait un baiser, deux, puis trois contre cette peau un peu trop brûlante, une nouvelle vague plus difficile à contrôler traversant son corps, torturé. Sa mâchoire se resserra brusquement. Il n’était pas faible; il n’avait jamais été faible, surtout pas face à un homme – encore moins face à un homme, jamais, et la frustration qu’il aurait dut ressentir il y avait de cela déjà quelques minutes commençait à faire surface au fond de lui, même s’il n’arrivait pas réellement à la décrire ni à savoir d’où elle venait. Ses poings se resserraient, ses lèvres se pinçaient, et ça commençait à bouillir au fond de lui. Mais il ne savait pas exactement ce qui le frustrait le plus, dans tout ça; le fait de ne pas avoir le contrôle sur ses propres réactions, le fait de ne pas avoir le contrôle tout court, ou alors le fait… de ne pas être totalement satisfait. Peut-être un mélange de tout ça, en fait. Ses poings se relâchèrent, seulement pour aller resserrer douloureusement la couverture sous lui lorsque l’autre trouva son oreille, sa tête se cambrant doucement et ses lèvres s’entrouvrant. Dieu, ça, c’était trop sensible. Ses traits s’étaient adoucis en une seconde, la frustration s’envolant aussi rapidement qu’elle était venue. « je- s’il te plaît.. retiens moi ou je vais faire une bêtise.. »

Dilemme. Pourquoi avait-il envie de lui dire de ne pas se retenir; de poursuivre, de continuer, de faire ce dont il avait envie – tout ça, en même temps d’avoir envie de lui dire de tout arrêter maintenant ? Il n’avait pas envie de tout couper tout de suite, n’avait pas envie de reculer – ou peut-être que si, finalement, il avait envie de reculer à avant tout ça et ne jamais s’aventurer dans la forêt, uniquement pour ne pas devoir vivre tout ça, vivre ce dilemme, se retrouver dans cette fâcheuse position où il ne savait absolument plus quoi faire. À nouveau, il se vit immobile, son torse levant au rythme de sa respiration irrégulière, ses yeux fermés, ses pensées défilant si rapidement dans sa tête qu’il n’arrivait même pas à les saisir lui-même. Prendre une pause, s’arrêter quelques secondes, réfléchir à ce que tout ça signifiait, les conséquences qui s’en suivraient, les regrets qu’il aurait probablement à la suite de tout ça; ridicule, complètement ridicule. Il croyait fermement qu’avoir des regrets, c’était bête, c’était… lâche. Certes, il avait bien des regrets, mais généralement, il s’arrangeait pour ne pas trop y penser et essayer de positiver, tourner la page; il n’y avait jamais que du négatif dans la vie, après tout. C’était étrange de croire qu’un garçon comme lui pouvait penser de cette façon, qu’il pouvait seulement être, au fond, positif, mais il l’était, vraiment. Du moins, comme il le pouvait. En attendant, son cauchemar se déroulait, là, devant lui, et il le laissait se passer comme si de rien n’était, laissait filer toutes chances de se rattraper, était… totalement, complètement consentant, pour il ne savait quelle raison farfelue encore. Pourquoi, au fond, refusait-il de tout simplement s’abandonner à ce dont il avait envie ? Il pouvait bien se dire qu’après, ça n’arriverait plus, et qu’autant tout couper maintenant avant que ça n’aille trop loin; mais il le savait, c’était comme n’importe quoi. Après, ça le hanterait. Il repenserait à ses lèvres, son regard, ses yeux, ses mains sur son corps et en voudrait plus encore. Parce que même s’il pouvait ressentir quelconque sentiment de… dégoût, peut-être, de rage, ou de quoi que ce soit dans le genre – envers lui-même, cela va de soi – il ne pouvait nier qu’il appréciait, qu’il aimait, et qu’il se languissait d’en recevoir encore plus de la part de l’autre, et peut-être même pouvoir lui en donner plus en l’occurrence. Ça deviendrait donc… une obsession, peut-être. Une frustration qu’il ne pourrait contrôler, et il vivrait avec cette frustration sur la conscience jusqu’à ce qu’il ne décide de finalement obtenir satisfaction; et, à ce moment-là, ça serait pire, il le savait. Pire que tout ce qu’il pouvait imaginer en ce moment, pire que tout ce qu’il ne pouvait également pas imaginer. Tandis que, maintenant, là, il y avait peut-être une possibilité d’y mettre fin sans trop en subir les conséquences par après… ah, il devenait débile, complètement taré, ça n’aurait même jamais traversé son esprit, jamais. Jamais il n’aurait pu, un jour, considérer cette idée. Pas même considérer penser à ce genre de situation, pour lui, c’était tout simplement inimaginable. Et pourtant, en ce moment, le dragon semblait être beaucoup trop loin de lui. C’était ridicule, au fond, parce qu’il était réellement tout prêt de lui; il le touchait toujours. Mais il n’était pas assez près, ne le touchait pas assez, n’était pas assez collé à lui tout simplement. Il ne savait pas exactement ce dont il avait envie; seulement, là, il voulait le sentir, le toucher, savoir qu’il le touchait, être si près, tellement serré contre lui – comme jamais il ne l’avait été avec personne. Et ça, oui, ça, ça faisait définitivement peur; parce qu’il savait à quoi s’apparentait ce sentiment, il le savait, il l’avait déjà ressenti; mais jamais d’une façon si… puissante, si prenante, si insupportable. Il ouvrit finalement les yeux au bout de quelques secondes de réflexion. Et réalisa que même après avoir tenté de réfléchir avec ce qu’il lui restait de fonctionnel – pratiquement rien, donc – il ne savait toujours pas quoi faire. Il ne savait même pas quoi lui répondre. Mais il se força tout de même à – tenter – de former une phrase à peu près cohérente; « Bétîse. » Il pinça les lèvres et tourna la tête vers la sienne, sa main glissant le long de son bras pour se refermer contre ce dernier, tentant de contrôler tout ce qu’il n’avait pu contrôler jusqu’à maintenant. Il ravala sa salive et poursuivit. « Qu’est-ce que tu veux dire par bétîse ? C’est quoi une… une bétîse ? »

Il avait sincèrement pose cette question parce qu’il ne savait réellement pas ce qu’il voulait dire par ‘bétîse’; aussi stupide cela pouvait-il paraitre. Oh, non… le félin ne manquait pas d’expérience sexuelle, au contraire. Il n’avait d’ailleurs jamais ressenti quelconque inhibition envers ce genre de choses, ne s’était jamais posé de questions; avait toujours été le premier à croire fermement que, dans ces moments-là, on devait écouter ses envies et ne pas se retenir. Pourtant, là, il avait l’impression de devenir une espèce de pré-adolescente, idiote en surplus, une petite vierge qui n’y comprenait rien et n’avait jamais même touché une personne de sa vie. En fait… c’était un peu le cas, si on considérait la situation. Il n’avait effectivement jamais touché un autre homme, n’avait jamais laissé un autre homme le toucher – volontairement du moins – et… en fait, n’avait jamais voulu qu’une telle chose ne se produise. Alors, au fond, c’était un peu comme dire qu’il était effectivement un pauvre puceau qui retournait à la case départ. Pourquoi lui demandait-il de l’empêcher, à lui ? C’était beaucoup plus difficile pour lui de savoir ce qu’il devait faire, ce qui était de trop, ce qui n’était pas de trop et ce qui pouvait les faire dérailler jusqu’à un point de non-retour. N’en étaient-ils pas déjà à un point de non-retour, justement… ? Il devait y avoir pire, alors, et cette pensée, plutôt que de l’effrayer, l’excitait drôlement. C’était un peu malsain comme position, non ? L’excitation. Oui, il se sentait réellement impatient, et par-dessus tout excité et insatisfait comme il ne l’avait jamais été. C’était immonde, comme sensation, mais il était avide d’en savoir plus. Avide de connaître ce que signifiait le mot ‘bétîse’ pour le yongwang.

« Je ne sais même pas comment te retenir. » expliqua-t-il finalement, sur un ton plus doux, plus sérieux. Ton qui ne cachait cependant pas à quel point le délire semblait prendre le dessus sur sa personne en ce moment; parce que, oui, c’était un pur délire, un délire comme il n’en avait jamais vécu encore. Et malgré la douceur de sa voix, le ton qu’il avait voulu employer en cet instant, il cachait difficilement sa fébrilité. Sa curiosité, son avidité, son… impatience ? Impatience qu’il devrait taire, visiblement, parce que c’était à lui de faire quelque chose à présent. C’était à lui d’essayer de stopper cette tempête. Mais il avait le sentiment, l’impression, la certitude qu’après cette tempête… ; le beau-temps, lui, il ne viendrait jamais. Autrement dit, qu’il était tout simplement impossible de la stopper, cette foutu tempête qui faisait rage et détruisait toute cohérence encore présente chez le garçon. Il souffla, doucement, lentement, sa main remontant le long de son bras pour s’arrêter au niveau de son épaule et redescendre vers son torse, ses ongles chatouillant sa peau avec délicatesse; y appuyant juste assez de pression pour y laisser une marque blanche sur son passage qui se transformait rapidement en marque rougie, quelque chose qui disparaîtrait rapidement mais qui semblait le soulager; au moins juste un tout petit peu, juste assez pour dire qu’il arrivait à marquer le corps de l’autre, même si cela n’était que temporaire parce qu’il avait envie de laisser sa trace sur ce corps encore trop inconnu pour le plus vieux; le marquer et voir le résultat. Tenter de résoudre cette énigme, le comprendre, assimiler pourquoi il ressentait toutes ces choses en ce moment. Savoir jusqu’où il pouvait le mener, à quel point il pouvait le rendre fou, peut-être, si c’était possible – parce qu’il osait espérer que Min Guk le désirait, même si c’était complètement absurde d’espérer ce genre de choses. S’il ne se trompait pas, le garçon ressentait les mêmes choses que lui – peut-être moins fortes, peut-être plus fortes, il ne savait pas, et avait franchement l’impression d’être… un extra-terrestre, voilà. De ne pas être normal en ce moment, à ressentir des choses qu’il n’aurait, en temps normal, pas dut ressentir. Et donc, oui… il avait envie de le pousser à bout et peut-être même de se faire désirer. Mais ça, il l’avait toujours fait, avait toujours été comme ça; avait toujours adoré se savoir désiré. Avait toujours adoré pousser les gens à bout et jouer à ce jeu, tout sexe confondu, même si… normalement, avec la gente masculine, l’effet n’était pas réciproque. Parce qu’il le savait; il le savait parfaitement, même, que s’il tentait de jouer avec les nerfs de l’autre garçon, il se torturerait lui-même à le faire. « Je n’ai pas envie de te retenir… je crois. » Il sentit alors le rouge lui monter subitement aux joues et il pinça les lèvres. Le fait qu’il en rougisse était d’autant plus gênant; et maintenant qu’il repensait aux mots qu’il venait de lui adresser, il réalisait que, finalement, il n’aurait peut-être jamais dut parler, jamais dut lui communiquer ses sentiments sur le coup. Et lui qui avait toujours pensé que, se retenir, ce n’était que pour les lâches… qu’il fallait plutôt agir et faire ce dont on avait envie. Oui, il avait la fâcheuse habitude d’être impulsif, et peut-être qu’au fond, de penser comme ça, ça lui apaisait la conscience, quelque part. Il bredouilla quelques excuses et sa main retomba au sol. Dormir. Oui, voilà ce qu’ils devaient faire en ce moment, voilà ce qu’ils auraient dut faire dès le départ, dormir, c’était ce dont il avait besoin. De toute façon, tout ce stress, toute cette excitation, toute cette nervosité pesaient à présent sur lui, et, Dieu, lorsqu’une chose excitait trop… que ce soit sexuellement parlant ou toute autre chose; ça avait tendance à vous épuiser encore plus, surtout lorsqu’on se retrouvait dans un état tel que le siens. Pourtant, il n’arrivait pas à se faire à l’idée, n’arrivait absolument pas à se raisonner. Mais il soupira tout de même et s’empressa finalement d’ajouter la suite pour ne pas lui laisser le temps de répondre aux interrogations dont il lui avait fait part; « Tu dois avoir raison en fait, c’est idiot. » … et ce, même s’il avait réellement, du plus profond de son être, envie de savoir quelles étaient les bêtises dont il parlait. Caprice, fantasme inavoué, il voulait savoir ce qui passait par la tête du plus jeune.

Il attrapa la main du dragon et la resserra une seconde avant de se tourner, lentement, comme s’il tenait à prendre des précautions, à ne pas faire un geste trop brusque ou quoi que ce soit. Même ce qu’il s’apprêtait à faire, juste là, ça lui semblait tellement ridicule qu’il préférait ne pas y penser à ça non plus. Mais il avait envie de le sentir contre lui encore, ne voulait absolument pas couper le contact, pour rien au monde, même si cela signifiait prendre une position encore plus stupide que toutes les précédentes; peu importe. Ses doigts s’entremêlèrent doucement aux siens, un peu comme il l’avait fait un peu plus tôt. Mais, cette fois, le geste lui semblait moins stupide, plus naturel. Oui, voilà, naturel, aussi bête cela puisse paraitre, comme si ses doigts, sa main, en ce moment, n’avait rien d’autre à faire, que c’était là qu’elle allait; que la main de Min Guk appartenait à la sienne même si ce n’était que pour un court instant et qu’elle devait absolument s’y trouver. Juste là, comme ça, c’était parfait… ou presque. Il tira avec la même douceur la main contre lui, le forçant à le suivre dans son déplacement alors qu’il se tournait sur le côté, le forçant à le rejoindre dans la même position. Si pour n’importe qui ayant vécu cette situation, la position pouvait paraitre encore plus subjective, lui, il n’en avait absolument rien à faire. Tout ce qui comptait, toujours, c’était de le savoir près et de pouvoir sentir encore sa peau contre la sienne, sa chaleur, son souffle, son cœur qui battait… le siens battait toujours aussi rapidement, d’ailleurs, essoufflé de la course qu’il venait de lui faire subir. Il força donc le bras du dragon à le serrer, un peu comme il l’avait fait plus tôt, forçant ses doigts, sa paume, à se poser à plat contre son ventre, même si ses doigts restaient toujours un peu entremêlés aux siens. Il y avait plus confortable que ça, certes; mais en tant que félin, il savait s’adapter à n’importe quelle position, n’importe quel endroit, et il pouvait dormir aussi bien que dans un lit douillet, au chaud, sous les couvertures. Bon… normalement, c’était sous sa forme féline, bien entendu. Et il n’y avait rien de comparable à un lit et des couvertures propres et chaudes. Mais, oui, il s’adapterait, au moins cette fois, et Min Guk n’aurait pas le choix non plus de faire comme lui. Il le força ensuite à se rapprocher de lui, au maximum, son dos touchant son torse. Et il ferma les yeux, priant pour que la tempête s’évanouisse rapidement, pour que le sommeil vienne le plus rapidement possible lui aussi. Il ne l’avait pas à proprement parlé repoussé; lui avait même dit qu’il n’avait pas envie de le repousser, lui avait fait comprendre que si ça ne tenait que de lui et de ses foutus impulsions du moment, il n’aurait jamais tenté de couper, d’arrêter tout ça, de tenter de jouer dans un terrain disons… plus sécuritaire ? Mh, on pouvait le dire comme ça, oui, il imaginait. Il fut silencieux un moment avant de se presser contre lui, recherchant un contact plus concert, une façon de le sentir contre lui comme il le pouvait sans retomber dans le jeu auquel ils s’étaient donné toute la soirée. Pourquoi avait-il peur de ne pas le retrouver à ses côtés au lendemain matin ? C’était bête, puisqu’il savait parfaitement que, justement, au matin… il serait tellement gêné, aurait tellement honte qu’il n’oserait certainement même pas lui adresser ne serait-ce qu’un petit mot. Sans doute. Au dernier moment, il tourna la tête, l’observant par-dessus son épaule. Il mordilla sa lèvre inférieure avant de rapprocher son visage du siens, ses lèvres venant frôler les siennes. Dieu, ce qu’il avait envie de l’embrasser, juste là. Oh et puis tant pis; il captura ses lèvres après avoir hésité un moment. Première fois qu’il entreprenait réellement quelque chose. Mais, au point où ils en étaient rendus…

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je me trouve ici : Ici ? Actuellement, il se trouverait dans sa salle commune en train de parler tout seul, puisqu'il ne se passe rien d'intéressant dans sa vie. Ou peut-être quelque part dans les couloirs en train d'embêter Mee Kyung qui essaye de réviser.

MessageSujet: Re: ;the stupid idea of the day    Mar 21 Sep - 23:30

Il ne comprenait pas. Min Guk ne comprenait pas le changement qui s’opérait en lui, et il ne comprenait pas non plus comment il en avait finit là. Comment l’aurait-il pu ? Ce n’était pas dans son naturel d’être ainsi. Il ne comprenait pas les sensations, mais il ne comprenait pas son propre comportement non plus. A chacun des mouvements qu’il pouvait faire, il y avait cette voix dans sa tête qui lui hurlait d’arrêter, qui lui disait de se reprendre, qu’il n’était pas comme ça. Et pourtant, il en était incapable, parce qu’il y avait cette chaleur au fond de lui qui était si puissante qu’il devait simplement continuer. Il n’avait jamais eu aussi chaud - pourquoi en partant d’un froid aussi glaciale que celui auquel ils avaient dû faire face un peu plus tôt, il en arrivait, lui, à avoir l’impression de brûler ? De se consumer sur place, d’être prit dans un brasier ardent. Et cette chaleur, elle n’était pas seulement autour de lui, non, elle était là, en lui. Au fond de son propre cœur, détruisant le peu de raison qu’il lui restait à mesure qu’elle grandissait. Il n’avait jamais vu ça nulle part, il n’en avait jamais entendu parler, et ne l’avait jamais ressentie. Mais ça faisait maintenant une bonne heure qu’il essayait de comprendre ce qu’il pouvait bien se passer au fond de lui, et il ne trouvait aucune réponse, aucune. Il ne pouvait pas trouver de réponse à ça, parce qu’il ne l’avait jamais expérimenté. Et - il doutait qu’il y en ai des réponses, au final. Qui avait bien pu vivre ça, déjà ? Sûrement beaucoup de gens, et pourtant, Min Guk se croyait seul au monde. C’était simplement trop exceptionnel pour qu’il puisse une seule seconde penser qu’il n’était pas le seul a avoir eu ce genre de sensation - non, de sentiment un jour. Sentiment ? Oui, une tornade de sentiments différents se battaient dans son cœur, et dans son corps. Une véritable bourrasque. Mais rien n’était assez fort pour décrire. Il avait brièvement penser au désir ou à l’envie - mais ça ne ressemblait pas à ça, c’était inhumain comme ressenti. Alors, qu’y avait-il d’assez fort pour s’approcher de ce qu’il vivait - l’amour ? Non. Ce n’était pas de l’amour - il ne pouvait pas l’affirmer parce qu’il n’en avait jamais eu, il n’était jamais tombé amoureux. Mais ça n’en était pas, l’amour - ça ne pouvait pas ressembler à ça. L’amour, c’était censé être tendre et doux, et c’était précisément ce que ça n’était pas. Il avait une violence en lui qui se développait, une rage. Une envie affreuse de hurler ou de le brusquer - s’il avait pu, il l’aurait plaquer contre un de ces murs, et il aurait abuser de ses lèvres bien trop tentantes pour son propre bien. Il aurait abusé de son corps de la même façon, juste pour le plaisir de l’entendre soupirer. Et pour la curiosité de l’entendre gémir. Dieu, Min Guk n’avait jamais été ce genre d’homme, véritablement jamais. Il avait même pensé un long moment être supérieur à la majorité des hommes, parce qu’il n’avait pas cette violence caractéristique, parce qu’il n’avait rien de.. d’explosif de cette façon en lui. L’impulsivité de Min Guk avait toujours été constructive, réfléchit, posée. Il était haut en couleur, mais il n’était pas comme ça. Et pourtant, cette fois - c’était une violence presque destructrice qui le prenait au ventre, qui l’empêchait de respirer et qui lui coupait le souffle sans aucunes possibilités de le reprendre. Comment aurait-il pu comprendre ça, vu qu’il ne l’avait jamais ressenti. Et il aurait dû se sentir sale, il aurait dû parce que c’était dans sa façon de penser. Les hommes comme ça, les hommes violents et trop passionné, oui, il les prenait pour de vrais animaux. Il pouvait aimé un peu de fougue - mais, là, ce qu’il développait ça s’apparentait presque à du sadisme. Et du masochisme combiné, au fond. Parce qu’il n’avait pas simplement envie de brusquer l’autre autant qu’il l’aurait pu, il se torturait lui-même également. Mentalement d’abord, parce que toutes les pensées tourbillonnantes au fond de sa tête, elles étaient malsaines, affreusement malsaines. Et physiquement parce qu’il était maintenant sûr qu’il allait finir par tomber d’épuisement, ou qu’il allait s’évanouir, ou qu’il allait finir par - par réellement ne plus pouvoir se contrôler. Son corps réagissait sans lui demander la moindre autorisation, il n’aimait pas ça, et pourtant, pourtant.. il adorait ça. Il adorait le sentiment d’être dépassé par ses propres gestes et sa propre pensée - lui qui n’était jamais à l’origine de rien, il comprenait enfin pourquoi certains préféraient parfois avoir le dessus. Parce que quand on atteignait ce point là, c’était grisant.

Il aimait être au dessus de lui. Pourquoi ? Parce qu’il aimait le regarder, il aimait le détailler, autant que possible. Il aurait pu rester ainsi à détailler son visage pendant des heures, des jours.. Pendant une éternité. Il ne voulait pas détourner ses yeux de ce visage, et de ses yeux à lui. Ils étaient incroyables, il n’arrivait pas à voir les choses autrement, vraiment, il faisait une véritable fixation sur leurs échanges de regard. Parce qu’il le sentait, le lien qui était né entre eux. Il ne savait pas ce que c’était, mais c’était plus fort que n’importe quelle relation qu’il ait pu avoir avant - et pourtant, il n’avait jamais porté d’intérêt à Kessy avant. Pourquoi avait-il une révélation maintenant ? Parce qu’il lui avait sauvé la vie ? Parce qu’ils avaient fait chacun quelque chose d’important pour la vie de l’autre ce soir. Ils étaient liés, liés d’un lien trop fort pour être décrit. Trop fort pour que Min Guk continue à s’acharner à lui trouver un nom, parce qu’il n’en avait pas de nom. Ou plutôt, il en avait deux. Leurs noms. - Il haletait. Il voulait recommencer à l’explorer, à le toucher un peu plus. Mais il s’interdisait de penser à autre chose que son visage et son torse, il ne voulait pas faire autre chose. Parce qu’au fond de lui, il voulait le découvrir tout entier tout de suite, mais d’un autre côté, il ne voulait rien gâcher. Et pourtant, il avait peur. Il avait peur que Kessy puisse le fuir une fois le lendemain venu, il avait peur qu’il puisse l’ignorer, qu’il puisse chercher à oublier cette nuit, que Min Guk garderait graver en mémoire sûrement toute sa vie comme l’instant le plus magique et le plus incompréhensible qu’il n’ait jamais vécu. Et pourtant il savait qu’il n’en dirait mots à personne, parce que.. c’était leur secret à eux, et à eux-seuls. Peut-être que l’autre l’aurait prit pour un véritable illuminé s’il lui avait dit quoique ce soit de ce qui pouvait bien courir dans sa tête en ce moment. Mais pour Min Guk, c’était incroyablement clair.. Et pourtant inexplicable. Les mots n’étaient pas assez nombreux pour exprimer ce qu’il ressentait. C’était une addiction; une vraie addiction. Il se sentait comme un vrai drogué. Drogué à son odeur, à ses gestes.. Mais surtout à eux-deux, en tant qu’un.. un tout ? Il débloquait, complètement. Et pour s’empêcher de divaguer un peu plus, il s’obligeait à fixer son regard sur ses lèvres, sur ses yeux, sur ses joues.. - partout sur ce visage qu’il pouvait regarder autant qu’il voulait sans craindre de lui faire peur. Parce que le visage, tout le monde pouvait le voir, ça n’avait rien d’intime de détailler le visage de quelqu’un. Mais pourtant, c’est ça qui restait le plus attirant. C’était la façon dont il voyait ses lèvres bouger subtilement quand il respirait, quand il soupirait. La façon dont il semblait parfois mordre ses joues - pour se contenir ? Et sa façon de fermer parfois les yeux. Mais même quand il avait les yeux fermés; ça n’enlevait rien à la contemplation obsessionnelle du yongwang. Il voulait connaître chaque centimètre carré de cette peau si parfaite. C’était un besoin. Et même si c’était incompréhensible, c’était un besoin vital pour Min Guk actuellement - de se souvenir du plus de détails possible. Et la prochaine fois qu’ils s’égareraient, il en chercherait encore d’autre, jusqu'à connaître toutes ses expressions, absolumment toutes. Mais.. y aurait-il une prochaine fois ? Il savait que lui, il allait se consumer jusqu’à ce qu’il l’ait tout entier. Parce que c’était ce qu’il voulait. Mais l’autre - allait-il le fuir ? Certainement.. Pourtant, Min Guk le savait à cet instant, les jours à venir, il n’allait penser qu’a lui. Il allait espérer le voir apparaître à chaque détour de couloir, à chaque soirées, à chaque cours. Il allait développer une obsession pour cet être là - et il ne comprenait même pas pourquoi. Était-elle au moins réciproque ? Il l’espérait, mais il ne pouvait pas en être sûr. Sa confiance en lui, ici, elle ne servait à rien, parce qu’il l’avait complètement oubliée. Il n’était même plus capable de penser correctement, alors..

Il avait réouvert les yeux, enfin. Et le cœur de Min Guk avait encore raté un battement, s’emballant un peu trop vite. Pourquoi avait-il autant d’effet sur lui ? même le simple fait d’ouvrir les yeux le rendait dingue. « Qu’est-ce que tu veux dire par bêtise ? C’est quoi une… une bêtise ? » Et ça, il. Il ne comprenait pas. Et la phrase tournait en boucle dans sa tête. Bon sang, qu’est-ce qui n’était pas clair ? - et cette main qui avait enserrer son bras, lui causant un énième frisson. Que pouvait-il lui dire ? Une bêtise.. C’était une bêtise. C’était - c’était ça, ce qu’il crevait d’envie de faire depuis le début. Le plaquer contre le mur, ou le sol, ou peu importe, lui tenir fermement les poignets et l’embrasser plus violemment que personne ne l’avait jamais fait. Passer ses mains sur son corps avec tant d’ardeur qu’il le ferait frémir et gémir autant qu’il pouvait. Il voulait tellement l’entendre gémir. Il allait en développer un fantasme, à tout les coups. Mais il n’allait pas faire tout ça - parce qu’il fallait qu’il arrête. Même s’il ne savait pas pourquoi, et qu’il ne le voulait pas. Il devait, voilà tout. Pourquoi l’autre lui posait ce genre de questions. Il n’arrangeait pas du tout la situation, au contraire, il les guidaient jusqu'à un point ou ils ne pourraient plus faire marche-arrière, et ils seraient perdus dans un autre monde, un autre monde qui lui faisait peur. C’était presque une transe, c’était... - c’était n’importe quoi. Le chaos total. Et il n’arrivait même pas à en sortir, malgré ses supplications, et l’autre ne pouvait pas non plus l’en sortir. Parce qu’ils ne voulaient pas en sortir, voilà tout.

« Je ne sais même pas comment te retenir. » Il voulait lui hurler qu’il ne savait pas non plus, mais aucun son ne pouvait sortir de sa gorge. Il voulait vraiment. Parce qu’il n’avait aucune idée de comment on pouvait le retenir, à ce niveau là. Il avait espérer, il avait vaguement espérer que l’autre, lui, il saurait. Il l’avait vraiment cru - mais c’était futile. C’était futile parce qu’il était aussi perdu que lui. Ils n’étaient que deux idiots perdus dans une dimension qu’ils ne connaissaient pas, qui les apeurait, et qui les tuait à petit feu. Non, à gros feu. Un véritable incendie. En tout cas, c’en était un qui brûlait au fond du ventre du dragon. Et au creux de ses reins, et dans sa tête également et - partout. Il était trempé. C’était la chaleur, la pluie, ou le stress qui lui faisait ça ? Il n’en savait rien, mais ça ne faisait que rajouter en intensité à la chose. Il avait finit par fermer les yeux, sentant une de ses mains caresser doucement, du bout des doigts son bras - il sentait ses ongles glisser contre son épiderme, faisant naître des sueurs froides en lui, ou.. ou il ne savait même pas ce que c’était. Mais le souffle de Min Guk s’était emballé à nouveau, alors qu’il commençait à se calmer, voilà que ça repartait de plus belle. Et d’un autre côté, il était de plus en plus épuisé - peut-être que c’était ça le déclencheur de cet état. L’épuisement. C’était lui le coupable, ça les rendait trop sensibles à tout, ça les rendait complètement anormaux et paranoïaques. « Je n’ai pas envie de te retenir… je crois. » Il avait ouverts grand les yeux, fronçant les sourcils - pas dans un air questionné, mais plutôt suppliant. Il ne voulait pas que la torture continue, mais il la voulait aussi - il - il l’avait vu rougir. Il le voyait là, le rouge qui teintait les joues toutes pâles du plus vieux. C’était tellement parfait. C’était tellement - non, aucune réalité ne pouvait être aussi belle que ça. Ils n’y étaient pas dans la réalité, ils n’y étaient forcément pas. C’était impossible. Cette nuit n’aurait jamais dû exister, ils n’auraient jamais dû se rencontrer dans cette forêt, et ils n’auraient jamais dû se réfugier dans cette grotte - et d’un autre côté tout les éléments s’imbriquaient tellement bien. Tout était affreusement logique. C’était un enchaînement logique. Et c’était encore plus rageant, parce qu’il avait vraiment l’impression que tout ceci avait été pré-déterminé. Qu’il n’avait pas eu son mot à dire, et qu’il ne l’avait toujours pas, parce que maintenant, son corps avait prit le relais du destin et lui interdisait de se rebeller contre ses émotions et ses sentiments. Un véritable volcan d’émotions qui allait exploser.

Il n’avait pas relever sa phrase - parce que non, ce n’était pas stupide. Ou plutôt oui, ça l’était mais sans l’être. Il n’arrivait pas à l’expliquer, et certainement que l’ineo non plus. Ils n’allaient pas s’attarder là dessus. Min Guk ne s’était pas attendu à ce que l’autre change de position, tout en emportant sa main. Au départ, il n’avait pas vraiment réalisé où il voulait en venir. Mais il avait recommencé son manège avec leurs mains, les entrelaçant. Ce geste anodin et plus mignon qu’autre chose que Min Guk prenait tellement au sérieux, qu’il prenait assez au sérieux pour avoir rougit à son tour - il ne comprenait pas pourquoi ça lui faisait tant d’effet. Ce n’était rien du tout comparé au reste, comparé au toucher et au baiser, mais c’était ce geste là, précisément, qui lui faisait monter le rouge aux joues. Il avait un problème avec l’affection pure et simple réellement. Peut-être que c’était pour cette raison qu’il allait directement à l’essentiel d’habitude. Et pourtant, en posant les yeux sur leurs doigts, il ne pouvait remarquer qu’une seule chose - c’était beau, comme geste. Même s’il ne l’aimait pas, et qu’il n’y avait pas d’histoire entre eux, c’était beau. Oui, c’était la perfection. Pas leurs mains particulièrement, et pas Kessy en lui-même non plus. Le tout. Eux, et le décor. C’était la perfection - celui qui a dit qu’elle n’existait pas, il n’avait jamais vécu ça. Il suivit docilement, pour une fois que l’autre prenait une décision, il n’allait pas la contester - il voulait suivre aussi, il voulait savoir de quoi il avait envie exactement, lui. Il posa doucement sa main sur son ventre - il était chaud, lui aussi. Il aimait toucher son ventre; c’était un geste tendre et en même temps, il y avait quelque chose d’autre. L’impression de pouvoir sentir le brasier qui était à l’intérieur - il aurait presque voulu le toucher de plus près, si ça avait été possible.. Sa respiration s’était brièvement coupée lorsqu’il avait été assez proche pour coller son torse contre son dos, l’entourant complètement de ses bras cette fois. La position était ridicule. C’était le genre de position que pouvait prendre les couples très amoureux après avoir fait l’amour dans un film - par exemple. Et ce n’était pas le cas pourtant, pour aucune des deux propositions. Ils n’étaient que deux jeunes adultes - un peu perturbés - qui n’avaient pas réussi à contenir leur passion l’un pour l’autre. Ou plutôt, si, ils avaient partiellement réussit. Ils n’avaient rien fait qui puisse avoir d’énorme conséquence - les fameuses bêtises que Min Guk voulait éviter, il avait finalement réussi. Finalement.

Il s’efforçait de ne sentir que son dos, à vrai dire. Parce qu’il pouvait aussi sentir la chute de ses reins contre son bas ventre, et.. et la forme de ses fesses, également. Mais il ne devait pas penser à ça - parce qu’il n’avait de toute façon pas l’énergie pour pousser ce jeu plus loin, même si Kessy l’avait voulu, il n’aurait pas pu pousser - il allait vraiment mourir d’épuisement, à cause de la soirée mouvementée et de leur égarement, il ne savait pas au final ce qui avait été le plus épuisant dans tout ça. Il avait eu une montée d’adrénaline quand il l’avait vu tourner doucement son visage vers lui. Il n’avait eu que le temps de plonger ses yeux dans les siens une dernière fois, avant que cette fois, l’Ineo capture ses lèvres. C’était différent - ce n’était pas moins bien, ce n’était pas mieux non plus. C’était aussi fort - mais il n’en était pas à l’origine cette fois, et même s’il avait aimé contrôler l’autre un temps, il aimait aussi se laisser faire. Parce que c’était sécurisant, parce que c’était un terrain connu et conquis. Alors qu’il l’embrassait, une de ses mains caressait son ventre distraitement, sans y penser. Il ne voulait jamais le voir partir d’entre ses bras - sauf si c’était pour inverser les rôles. Mais, non, il ne voulait même plus voir le matin venir, parce qu’il savait que ça rimerait avec une séparation. Une séparation qui leur serait peut-être définitive - parce qu’il angoissait à l’idée d’une éventuelle prochaine fois qui pourrait ne pas venir. Si cette sensation ne le quittait pas, de toute façon, il finirait par aller le rechercher lui-même, à n’importe quel prix. Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait contrôler, ou qu’il pouvait combattre, il s’était fait à l’idée maintenant. Il commençait à manquer d’air, alors qu’ils n’avaient pas pu se retenir d’approfondir encore une fois. Mais. Cette fois, Min Guk avait réussit à s’arracher au contact, passant sa langue sur ses propre lèvres, comme pour se rappeler du baiser qu’ils venaient d’échanger - pour ne surtout pas l’oublier, et pour s’assurer que tout cela était bien réel. Il déposa un baiser dans son cou, le serrant un peu plus fort, puis en déposa plusieurs dans sa nuque, en ligne. Il ne pouvait pas se passer du parfum naturel de sa peau, c’était une véritable drogue, ça aussi. Il ne pouvait pas se passer de lui, simplement.

- On devrait dormir - tu as l'air épuisé. Et je le suis aussi..

Oui, ça contrastait. Mais, il avait voulu être rassurant pour une fois. Et, sans desserrer son étreinte ne serait-ce qu’un tout petit peu, il ferma les yeux, laissant tomber sa tête contre la couverture. Il allait avoir une migraine affreuse le lendemain, il allait vivre la pire journée de sa vie et il allait manquer ses cours. Mais il s’en fichait parce que paradoxalement, il venait de passer la plus belle nuit de sa vie. Et ça, c'était peut-être la seule et unique chose dont il ne doutait pas; il en était sûr.
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;the stupid idea of the day

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