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 ;i'll put a spell on you.

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Lee Kessyavatar

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je suis ici depuis le : 13/06/2010
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MessageSujet: ;i'll put a spell on you.   Ven 2 Juil - 13:32


i'll put a spell on you.
i’ve been watching your world from afar. i’ve been trying to be where you are, and i’ve been secretly falling apart, unseen. sometimes, the last thing you want comes in first. and sometimes, the first thing you want never comes. waiting is all you can do.
Son ombre dansait doucement sur le mur froid des cachots, son dortoir faiblement éclairé par les quelques chandelles encore allumées. Les siennes. Il souffla lentement celles-ci, étouffant finalement les plaintes incessantes des élèves qui l’entouraient. Il cligna des yeux avant de les plisser. Non sa vision ne lui faisait toujours pas défaut, il se débrouillait parfaitement dans le noir. C’était un peu poussé de dire que sa vision nocturne était parfaite, légèrement sous-estimé de la décrire comme normale. Le haut de son uniforme rejoignit le sol, ses vêtements déjà prêts en-dessous. Ses doigts glissèrent lentement au travers de sa chevelure et il quitta la pièce sans un mot, son ombre, à présent éclairée uniquement par le foyer qui brûlait toujours au fond de la salle commune, rapetissant à vue d’œil pour ne laisser plus une seule trace de Kessy. Ses yeux, jaunes, brillèrent dans l’obscurité. Le jeune félin passa habilement la grande porte de la salle commune et s’aventura en toute confiance dans les couloirs plongés d’obscurité des cachots, ses petites pattes foulant enfin le sol froid du sinistre endroit. Combien de temps encore ? Il n’avait su résister à l’envie de le connaître sous un jour complètement différent lorsqu’il l’avait vu. Il ne l’appréciait pas, du moins, pas beaucoup. Il le voyait dans ses yeux, et peut-être ne comprenait-il pas pourquoi ils se retrouvaient si souvent au même endroit ou alors pourquoi c’était toujours lui qui faisait tomber ses livres lorsqu’il fonçait directement sur lui. Key, de son côté, savait exactement pourquoi il n’avait pas de mal à le retrouver. Saja, lui, par contre, c’était une histoire différente. La petite bête noire, Kessy en l’occurrence, avait réussi à attirer son attention d’une toute autre façon. Il éprouvait même de l’affection pour lui, ça il en était convaincu. Dos rond, il passa entre les jambes d’un élève et poussa contre une lourde porte déjà à demi ouverte, d’où une lumière tamisée s’échappait, éclairant les couloirs qui avaient à présent une allure des plus macabres. Son élément, pourtant. Il se glissa discrètement à l’intérieur de la petite pièce, ses fesses se posant au sol et sa tête se penchant doucement vers la droite. Intrigué, il observa le jeune homme au fond de la salle, dont chaque trait se concentrait alors qu’il versait une fiole remplie de poudre dans un grand chaudron fumant. Poudre de corne de Bicorne, certainement. Il renifla doucement et s’avança jusqu’en-dessous de la table pour passer entre ses jambes, sans même le frôler.

Il l’avait entendu parler d’une certaine initiative. Il voulait prendre en mains ses cours de potions et ne plus être « juste » dans ses notes. Le félin sembla soupirer, s’écartant vers le coin sombre juste derrière lui. Il n’avait pu l’observer qu’un mois en classe, mais en savait beaucoup plus que ce que l’autre croyait à son sujet. Notamment, il pouvait lui réciter par cœur les quinze premières années de sa vie. Mais il savait également quotidiennement ses états de cœur, ses changements d’humeur. Il savait exactement quelles personnes il fréquentait et exactement ce qu’il faisait la journée lorsqu’il allait le retrouver le soir pour se vautrer au creux de son épaule et dormir avec lui. Il savait exactement quel parfum il avait. Il savait quelle expression il arborait lorsque la colère montait en lui, lorsqu’il était blessé, lorsqu’il était heureux et surtout… lorsqu’il mentait. Il glissa ses deux mains dans ses poches, son visage apparaissant comme par magie à la faible clarté des chandelles qui brûlaient et se consumaient rapidement. Il pencha discrètement la tête au-dessus de son épaule, retenant son souffle en pinçant les lèvres, son regard se posant directement vers la potion qu’il préparait et qui bouillonnait. Ne venait-il pas de gâcher vingt-et-un jours de cuisson ? Les chrysopes étaient longues et difficiles à préparer – cela dit, pas autant que la potion en elle-même, qui était des plus délicates au niveau de la préparation. Ça, délicatesse, il ne l’avait visiblement pas. Son doigt se posa contre la fiole qu’il déversait dans le chaudron, empêchant plus de poudre de s’en échapper, la redressant lentement. Cette dernière tomba alors au sol, déversant tout son contenu aux pieds du plus grand. Son souffle s’échappa finalement dans un long soupire et il tourna la tête vers l’autre, ses yeux se posant vers le regard presque apeuré du brun. Il tourna lentement la tête sur le côté et pinça les lèvres.

« Tu le fais mal. » dit-il d’un ton détaché avant de détourner la table pour se placer en face de lui, se penchant vers le chaudron, ses narines reniflant l’odeur immonde qu’il dégageait. « C’est déjà perdu d’avance. Ça, c’est un poil de chat. La couleur, trop foncée. Et tu ne dois pas vider la fiole de Bicorne en entier... »

Sa langue passa contre sa lèvre inférieure et il redressa la tête, observant les traits de son visage se tendre, se détendre, et se tendre à nouveau. Un sourire imperceptible vint se tracer au coin de ses lèvres alors qu’il baissait à nouveau la tête pour finalement se redresser et marcher jusqu’au bureau en face, s’y assoyant. Polynectar. C’était une bien belle erreur de sa part de penser pouvoir la confectionner si facilement. S’il voulait vraiment s’améliorer, il aurait dut commencer avec une potion beaucoup plus simple. La potion de ratatinage, par exemple, assez basique malgré sa préparation plutôt dégoûtante. Le polynectar, lui, mal préparé, pouvait avoir un effet des plus mortels sur le sorcier qui la consommait. Il hocha négativement de la tête et reprit ses paroles. « Je ne te conseille pas de tenter le coup. Ça risque de faire plus mal qu’autre chose... »


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MessageSujet: Re: ;i'll put a spell on you.   Lun 5 Juil - 6:44

    Être juste … c’est bien, mais être doué c’est mieux non? Il fallait avouer que toute ces années d’école avait été un tel fiasco, passer les derniers examens sur la peau des fesses et ce simplement parce qu’il avait passé les dernières semaines à étudier jours et nuit. Ce n’était pas seulement parce qu’il était de nature lunatique et facile à détourner l’attention, que ses escapades étaient trop souvent fréquente et qu’il passait le plus clair de ses soirées en retenu que le jeune homme possédait cette capacité de je-m’en-foutisme envers ses notes scolaires. Il faisait malheureusement partit de cette section de gens qui malgré leurs bonnes volontés, devaient travailler d’arracher pieds pour bien apprendre. Il n’était pas stupide, du moins … malgré ces quelques réflexions et aventure idiote qui lui arrivait il était tout de même intelligent. La chose ne voulait tout simplement pas s’encrer dans son crâne, s’évaporant lentement dès qu’une nouvelle information tentait d’infiltrer sa matière grise, oubliant déjà les premières paroles ayant suivit le monologue parlant de l’importance de ce cours. Certains disent que c’est simplement parce que sa tête est vide, sa mère préfère le terme de ‘déficit d’attention’. C’est plus polit, soit, mais exactement la même chose. Il fallait avouer que dans un certain sens, sa tête ne tournait pas rond depuis un long moment déjà. L’insomnie détruisant ses nuits pour le laisser sombrer un peu plus dans sa propre démence. Un bon vivant hypocrite, un hypocrite mort-vivant. Pourquoi ne simplement pas avouer que tout ce temps l’avait détruit. « je reviendrai, oui Jee c’est promis. » foutaise. Au final comment avait-il put croire ces paroles après l’avoir vue des ses yeux les changements énormes qui s’était produit les dernières années de leur vie commune. Il avait préféré écouter et croire ses mensonges, préférant d’ailleurs toujours et encore croire ce qu’il lui avait dit. Avouer à lui-même qu’il lui avait mentit à lui était beaucoup trop horrible, se mentir à sois même était douloureux mais beaucoup plus agréable que la vérité. Une parcelle de lui-même tentait vainement d’y croire, peut-être ne savait-il pas comment venir le trouver, d’autant plus qu’il passait quelque fois ces été ici et non chez ses parents. Il n’avait put lui écrire puisqu’il ne connaissait pas – ni un ni l’autre – l’endroit ou ils vivaient. Il soupira lentement, baissant les yeux vers sa potion probablement encore une fois raté. C’était mentir d’affirmer qu’il pensait un peu à lui. Chaque fois que sa tête s’évadait, il y avait toujours une place destiné à lui, détruisant les mots des professeurs par la concrétisation des souvenir dans son esprit vagabondeur. Son état n’avait-il pas été étrange depuis tant d’année? L’insomnie faisant partit du lot, ses pertes d’appétits, sa mère s’inquiétant constamment de ses joues creusées et des cernes sous ses yeux. Il avait sans doute toujours été le plus sensible des deux, le plus fragile, le plus protégé et le plus affectif. Mais au final il avait toujours resté avec lui malgré les différences, malgré les tempêtes.

    Il releva rapidement ses yeux humides en direction de son livre de potion. Le plus stupide dans cette histoire étant qu’il avait sans aucun doute choisis lui-même de souffrir de cette histoire. Il aurait parfaitement put l’oublier comme tout le monde le faisait, passant doucement à autre chose, les souvenir s’évaporant lentement sans pourtant s’effacer. Était-ce stupide d’avouer qu’il l’aimait? Perdre un membre de sa famille est quelque chose d’atroce et oui, il avait été une partie intégrale de sa famille, l’accueillant chez lui pour dormir, souffrir, échapper à sa famille de fou, rire et sans doute, dans une façon légèrement tordu, se rassurer qu’il restait la seule personne en qui il avait confiance. Stupide, stupide … un rire nerveux s’échappa du fond de sa gorge douloureuse, passant ses mains contre son front dans l’intention de chasser ce qui lui traversait encore une fois l’esprit et qui l’éloignait de la réalité. De toute façon il devait avouer que depuis un certain temps les choses s’étaient placé. L’appétit lui était revenu soudainement et diable, il pouvait enfin dormir la nuit. Il fallait même ajouter que la première nuit, il avait – heureusement que le lendemain était un samedi – dormit 19 heures consécutives. Les choses s’amélioraient non? C’était entre autre pourquoi ses yeux tentaient vainement à s’accommoder dans la pénombre des cachots. Il fallait avouer sur ce point, l’endroit était beaucoup trop sombre pour lui. Il n’était d’autant pas plus fanatique de cette constante sensation d’humidité qui rendait sa présence pénible en ces lieux. Il soupira, ses yeux parcourant rapidement son livre de potion, recherchant là où il s’était arrêter avant de partir dans ses longues rêveries – cauchemars, nuance. Il se pencha légèrement au dessus de la mixture, retenant toute fois son souffle pour ne pas empirer l’effet d’égouttant que seule la vision lui procurait. Ce n’était pas spécialement appétissant pensa t-il tout en reculant sa tête pour éviter le pire. Ne devait-il pas en avaler une partie pour tester a mixture? Sa tête se secoua rapidement, roulant des yeux alors qu’il se demandait sincèrement pourquoi il n’avait pas pensé à étudier les sortilèges.
    ~
    La fiole de verre s’échappa de ses doigts, tombant d’une lenteur exagérée contre le sol pour éclater d’un bruit sonore. Un long frisson désagréable lui longeant la nuque alors qu’il fixait cette main qui venait à l’instant de s’incruster entre lui et la dite fiole. Ses muscles se raidirent rapidement alors qu’il comprenait au final qui venait de lui donner la peur de sa vie. Lui, Kessy l’être étrange. Personnellement il n’avait pas réellement quelque chose contre lui, du moins il ne le détestait pas réellement. Par contre personne ne pouvait lui faire changer d’avis sur le sujet, il le soupçonnait sincèrement de l’espionner ou quelque chose s’y rapprochant. C’était étrange, effrayant et en même temps … en même temps quelque chose rendait le tout étrange. C’était difficile d’expliquer en réalité ce qui se produisait. Y avait-il réellement des mots pour expliquer ? Là, exactement comme ça. Lorsqu’il le regardait dans les yeux, il y avait quelque chose qui se serrait dans son ventre, et quelque chose dans son cœur. Au final il se sentait toujours heureux de le voir et ce sans savoir pourquoi. Une sensation étrange qui lui barrait le torse en sa présence, un sourire stupide qu’il devait se concentrer pour cacher. Il resta un instant interdit, observant le roux venir se placer devant lui, lui indiquant chaque erreur qu’il avait fait dans sa recette. Ne pas la boire. Sur le moment, sa décision était faite, il plongea rapidement le poil de chat dans le chaudron et commença à remuer, son regard ne quittant pas celui de l’ineo. Il plongea sa louche dans la mixture pour l’approcher de ses lèvres, ses yeux convulsant soudainement lorsque l’odeur s’infiltra dans ses narines. Horrible. Ce fut probablement ce qui le fit renoncer, comprenant finalement que de toute façon son plan avait foirée depuis le début. À la base ce n’était pas un poil de chat qu’il avait voulut prendre, mais bel et bien un cheveu du garçon devant lui. Il était louche et soyons honnêtes, suçait probablement quelque queue de professeur. Non mais quand même, premier de classe avec seulement UN SEUL MOIS DE COURS ICI ? Laissez-moi rire. Il laissa retomber la louche dans le chaudron.

    «Mm, pourquoi est-tu certain que ce soit un poil de chat? »

    Il baissa les yeux, sa main s’occupant à brasser la mixture à la mine affreuse. Même un mort n’en voudrait pas ! Pour une fois qu’il voulait y mettre du sien et réussir, rien ne l’aidait. Il soupira longuement, reculant jusqu’à ce que ses fesses se pose contre la table derrière lui, prenant place contre celle-ci. Il leva la tête, regardant le rouquinet.

    «D’ailleurs ! Pourquoi est-tu ici, monsieur le pro en fela – potion?»
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MessageSujet: Re: ;i'll put a spell on you.   Lun 5 Juil - 15:23

Ce sentiment d’euphorie l’envahissant à chaque fois qu’il se trouvait en sa présence, le ressentait-il lui aussi ? Cette joie, apparentée à de l’euphorie, ce n’était qu’une cicatrice qui se refermait doucement. Pourquoi avait-il étiré le temps à ce point ? Et comment en étaient-ils arrivés là, au final ? Il ne le savait pas lui-même. Au fond, il se plaisait dans la souffrance, peut-être. Sûrement. Ce que, visiblement, l’autre, n’arrivait pas à supporter. Parce que chaque fois qu’il retenait ses larmes, son ventre se serrait. Chaque fois qu’il pensait à lui alors il pensait à lui de son côté. Ça, même avec un continent entier les séparant. Ça avait toujours été comme ça. Et il avait toujours su que ça l’aurait été. Avait toujours su la raison pour laquelle ça l’était. Réciproque. Il le dévisageait, sans aucune gêne, ses doigts se resserrant imperceptiblement contre la table sur laquelle il était appuyé. Est-ce qu’il le défiait ? Qu’il ne croit tout de même pas qu’il allait l’empêcher de le faire. C’était un conseil, comme il l’avait dit. Et puis, juste à voir l’expression qu’arborait son visage, il n’y avait pas de doutes… il ne le ferait même pas. Kessy aurait pu le pousser à le faire qu’il ne l’aurait pas fait non plus. Sale tête de mule… lorsqu’il laissa retomber la louche dans le chaudron, il ne réagit même pas, baissant simplement la tête et croisant enfin les bras contre son torse, expirant doucement comme si ses gamineries l’exaspéraient. Au fond, ça l’amusait. Mais aucun sourire ne dessinait ses lèvres, pas même un rictus amusé. « Mm, pourquoi est-tu certain que ce soit un poil de chat? » S’attendait-il à ce qu’il dise la vérité ? « Parce que c’est mon poil à moi, en fait, Jee, tu vois. Ce chat dont je te parle, je le connais personnellement parce que c’est moi. » Il resta silencieux, toujours aussi immobile, la tête toujours baissée et les bras toujours croisés contre son torse. Évidemment qu’il savait que c’était lui qu’il avait tenté d’utiliser pour cette potion… il se rappela alors vaguement du jeune homme qui s’infiltrait dans sa chambre alors qu’il s’apprêtait à se transformer – évitant le pire des scénarios pour le transformer en quelque chose de beaucoup plus amusant. S’il avait pu à ce moment-là, il aurait certainement sourit de le voir chercher un « cheveux » sur son oreiller, en tirant un – qui s’avéra être un poil de chat. Le siens. Non pas son chat, mais son propre poil, à lui. Un petit poil noir qui n’avait rien à voir avec ses cheveux actuellement roux. Mais c’est sûr que, sur le coup… on n’y pense pas forcément. Surtout lorsqu’on est stressé. Il resta donc silencieux de longues secondes, qui se transformèrent en minute. Une minute complète passa avant qu’il ne se pousse du bureau, redressant enfin la tête pour le regarder toujours un peu plus directement. Secrètement, ses sens olfactifs s’éveillaient, le parfum du brun lui chatouillant délicatement les narines et cette impression de sécurité venant se loger au creux de son estomac. Comme si tout allait mieux en sa présence. Ironiquement, le sentiment apaisant qu’il ressentait dès qu’il était en présence était contré par une frustration qu’il ne pouvait contrôler. Parce qu’il détestait penser que tout ça, au fond, ce n’était que foutaise. Qu’il était persuadé qu’il était obligé de se sentir mieux en sa présence. Que tout ça, au final, ce n’était que mensonges. « Parce que mes cheveux sont actuellement roux. Et pas noirs. »

Il s’approcha de la table sur laquelle était posé le chaudron qui bouillonnait et où le reste des ingrédients qu’il n’avait pas utilisé étaient toujours disposés. Il tira un tabouret sous celle-ci et s’y assit, tirant un second chaudron devant lui, l’air calme alors qu’il rassemblait tout ce dont il avait besoin pour faire la même potion mais en petit échantillon. Lorsque tous les ingrédients furent devant lui, il haussa un sourcil vers l’autre, comme pour lui faire signe de s’approcher et de s’asseoir afin de regarder ce qu’il faisait. Il ignora sa dernière question. Ou plutôt, sa dernière remarque. Il savait parfaitement ce qu’il pensait de lui. Fellation. De toute façon, ça ne prenait pas un diplôme d’études moldues pour savoir ce qu’il s’apprêtait à dire. Cela dit, il ne fit aucun commentaire et poussa le tabouret face à lui de l’autre côté de la table pour insister sur le fait qu’il devait s’asseoir. Lorsque l’autre s’assit – bien qu’il prit du temps avant de le faire – il s’appliqua à déposer les ingrédients un à un dans le chaudron, le plaçant sur le feu alors qu’il suivait l’ordre. Qu’il avait retenu par cœur, évidemment. « La potion de Polynectar est une potion qui nécessite beaucoup de délicatesse. » Il leva le regard vers l’autre, tout en déposant les sangsues dans le chaudron. « Cela dit, elle nécessite également beaucoup de concentration. Ce n’est pas une potion qu’on peut espérer réaliser sur un coup de tête… tes chrysopes ont bien été cuites pendant vingt-et-un jours ? » Il baissa à nouveau la tête et pigea dans les ingrédients, prenant la peau séchée de serpent qu’il sépara doucement en deux histoire de bien doser. Il savait que, lorsque préparée en petite dose, le polynectar n’était pas si long que ça à préparer. S’il avait pris les bonnes précautions et s’était préparé, il serait déjà sorti d’ici. Il se tut alors, attendant la réponse de l’autre et pigeant dans sa poche pour en sortir sa baguette qu’il fit tournoyer autour du chaudron, beaucoup plus petit que celui qu’avait utilisé le brun. Le mélange commença alors à tournoyer doucement à son tour sans s’arrêter, lui évitant d’avoir à constamment l’agiter lui-même. En même temps, il posa un regard vers la louche qu’avait utilisé Jee de son côté. Habitudes moldues, sûrement. Il préférait tout de même le voir comme un coup de génie plutôt que de la lâcheté de la part des sorciers. Il récolta la poudre tombée sur le sol d’un autre coup de baguette et murmura un faible accio pour amener la fiole à présent réparée à lui, l’attrapant entre deux doigts. Il la versa alors doucement dans le mélange et la redressa juste à temps, plissant les yeux en observant la couleur que le mélange commençait à prendre. L’odeur n’était pas spécialement agréable. Mais pas aussi désagréable que celle qui émanait du chaudron d’à côté…

Lorsque les ingrédients furent tous déposés dans le chaudron, la potion commença à prendre une couleur beaucoup plus normale. Enfin, normale ; cet espèce de vert pâle qui ne donnait pas très envie de la boire. Ni même très envie de la regarder, d’ailleurs. Il leva la main, venant saisir un de ses propres cheveux entre son pouce et son index, le tirant pour l’arracher. Était-ce de la provocation ? Mh. Il redressa la tête et lui adressa un très mince sourire, visiblement amusé, avant de laisser tomber le même cheveu dans le mélange. Un petit « Pouf. » sonore résonna dans la pièce et il tira la louche de l’autre chaudron, la secouant au-dessus de ce dernier pour laisser tomber les derniers résidus de l’autre « potion », qui n’en était pas réellement une, juste pour dire. Il remplit un grand verre de la potion et le posa sur la table, le poussant devant le jeune homme. Puis il lui fit signe de la tête qu’elle était prête à être bue. Qu’avait-il à craindre, au fond ? La potion ne lui permettait pas d’utiliser son pouvoir d’animagus. Il ne croyait pas, du moins, il n’avait jamais vu de close sur ce sujet. Dans tous les cas, il ne savait même pas comment l’utiliser, alors… et il n’avait rien à cacher. Du moins, personne ne pouvait révéler les informations qu’il avait à cacher. Et l’effet ne durait qu’une heure, à moins qu’il ne prenne à nouveau de cette potion. Cela dit, il n’y en avait pas plus que pour deux heures dans le chaudron. « Et pour ton information, non. Je ne suce pas des queues. Ce n’est pas comme ça que j’ai appris à faire ça. Tu vois, le sperme, pas même celui d’un professeur, ne rend pas plus intelligent que la moyenne. »


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MessageSujet: Re: ;i'll put a spell on you.   Mar 6 Juil - 15:55

    Le plus petit ouvra grand les yeux. Parce que ses cheveux étaient actuellement roux? Comment avait-il deviné, comment avait-il sut? Ce type était de plus en plus énigmatique. N’avait-il pas prit la peine de s’assurer que la voie était libre avant d’aller chercher ce cheveu – poil - ? Il n’était pas stupide – du moins disons suicidaire – au point d’aller se jeter dans la gueule du loup. Il baissa honteusement la tête une seconde fois. Pourquoi caché s’il l’avait percé à jour. Kyung Jee pouvait mentir pour bien des choses, mais cette fois, face à l’être étrange, il en fut complètement incapable. Au final cette étrange sensation d’avoir fait quelque chose de vraiment mal se pointait au creux de son ventre. L’autre n’en semblait pas vraiment touché, comme si au final c’était exactement pourquoi il était venu le voir, lui indiquer que son mauvais plan ne marcherait pas puisqu’il le connaissait. Sa langue vint se claquer contre son palais dans un geste à la fois agacé, nerveux et enfantin. Qui plus est, pourquoi avait-il l’impression d’être un enfant dans le corps d’un adulte lorsqu’il était près de lui? C’était étrange à expliquer sans passer pour un demeurer, mais c’était tout de même ce qu’il ressentait. Oui, présentement, il se sentait comme s’il était un grand – pas tant que ça quand même – gamin. Un môme qui se faisait faire la morale par un plus vieux. Il releva finalement la tête, entre-ouvrant les lèvres avec interrogation alors qu’il l’entendait placer avec minutions, les objets devant lui. Qu’allait-il faire réellement? C’était en réalité inquiétant et embêtant. Est-ce que le roux voulait lui montrer comment faire la potion? Mais que diable était-il? Il voulait réellement lui apprendre à faire cette potion? Il afficha une moue incomprise, prenant finalement place contre le tabouret qu’il lui présentait – avec retard. Il le regarda faire avec une pointe d’admiration scintillant dans ses yeux noisette, se surprenant même à observer son visage, dont la peau avait prit une légère teinte verdâtre. Sa peau semblait si douce, de la porcelaine délicate et pourtant ferme et sévère. Il bougeait d’une façon si posé, si confiante que même s’il prenait son temps, tout semblait aller beaucoup trop vite pour le plus petit des deux. Jee releva finalement la tête alors qu’il avait à peine écouté ses paroles, tentant furtivement de se rappeler de ses paroles, de ce qu’il avait noté comme une interrogation dans la fin de sa phrase. Il cligna une, deux ou peut-être trois fois des yeux, sa tête s’inclinant vers la gauche. 21 jours? Pourquoi et comment pouvait-il savoir ça lui?

    «Je ne sais pas trop… je n’ai pas vraiment demander, je ne savais pas vraiment qu’ils devaient être cuits pendant 21 jours. Ce n’est pas le boulot du professeur ça? Du moins, celui qui s’occupe de la réserve de les faire cuirs? Aish … ils ne les font pas cuirs dans la cuisine j’espère! »

    Le reste se déroula si vite, ayant baissé la tête dès lors où il avait tiré sur l’un de ses cheveux pour le mettre dans la potion, lui souriant avec provocation. Il soupira, le laissant poser un verre de la mixture sur la table, accentuant ces idées de défis. Sa main se posa contre la table, n’osant pourtant pas observer la potion qu’il avait faite. Il ne lui dirait pas merci, puisqu’il ne l’avait visiblement pas fait autrement que pour lui montrer qu’il savait. Il agrippa de façon lasse le verre, son indexe glissant contre le bord de ce dit verre. Pourquoi avait-il envie de tout savoir, de lui demander, de lui parler, de lui dire … des choses qui ne lui étaient pas adressé. Il y avait deux parties en lui-même, qui demandait des réponses à ses questions, l’autre qui voulait connaitre l’individu étrange et sans doute déranger. Intelligent et pratiquement trop polis dans ses propos pour pouvoir l’accuser d’une quelconque provocation. Au final, ce n’était même pas forcé, lorsque l’on joue les innocent de façon si peu naturel et sans aucune subtilité. C’était simplement … franc, froid, directe. Pourtant sans nécessairement être teinté d’une frustration quelconque… seulement des paroles pour expliquer et contrer ses pensés que – encore une fois – il avait percé. Il retroussa sa lèvre inferieur, restant silencieux suite à ses paroles. Il fallait tout de même avouer que premier de classe après un mois? C’était louche, il ne pouvait pas lui en vouloir d’avoir crut qu’il eu fut ce genre de geste, pas qu’il n’eu des confirmations sur ces doutes par d’autres … mais parce que c’était généralement fait beaucoup trop souvent pour ne pas être plausible. La catin des films était désormais beaucoup trop réaliste pour être représenté dans les films. Films qui maintenant abordaient des actrices jouant les sainte-ni-touche, peut-être pour implanter une valeur – perdue- dans les jeune filles d’aujourd’hui. Il releva brusquement la tête, une bulle d’air ayant parcouru son cerveau l’espace d’une seconde.

    «Pourquoi tant de temps? Pourquoi partir aussi tard?»

    Ses sourcils étaient froncé, presque démonstratif d’une douleur intérieur alors qu’il lui posait une question toute simple à la base. Émotion transmise à une mauvaise personne. Bien entendu, il voulait tout simplement savoir pourquoi était-il partit de l’amérique pour venir ici, un mois avant la fin de l’année scolaire et pourquoi avait-il pris tant de temps à se décidé à venir ici et ne plus rester làbas.
    «L’Amérique semble réellement beaucoup mieux qu’ici. J’aimerais y aller…»
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MessageSujet: Re: ;i'll put a spell on you.   Mer 7 Juil - 14:23

Kessy l’observait sans dire un mot. Allait-il prendre la potion, ou non ? Il n’avait rien à perdre. La tester. L’idée de se retrouver face à son double était plutôt étrange, il fallait l’avouer. Surtout lorsque l’on n’était pas du tout maître des gestes de son double en question. Un silence s’installa entre les deux, se prolongeant tandis que l’autre faisait tourner son index contre le bord du verre remplit de la mixture presque infecte. Ses yeux, à lui, étaient figés vers la potion, comme s’il tentait de lire dans les pensées du plus vieux ou de voir quelque chose au travers du liquide vert moisissure. Il était distant. Ce genre de comportement de la part du plus vieux – d’à peine deux minutes, précisons-le – ne lui était pas familier. Il savait pourtant que quelque chose s’apprêtait à lui éclater en plein visage. Il avait d’ailleurs redressé la tête, son regard se fichant directement dans le siens avant qu’il n’ait la chance de prononcer une seule syllabe. « Pourquoi tant de temps ? Pourquoi partir aussi tard ? » La question aurait dû le saisir, il aurait dû réagir plus que l’expression indifférente qu’affichait son visage sur le moment. Et pourtant il ne réagit pas, se contentant de le fixer en silence. Être surpris n’aurait fait que défaut à l’image qu’il projetait sur l’autre. Celle de l’inconnu un peu étrange qu’il ne connaissait que depuis qu’un mois et demi. Il mordilla l’intérieur de sa joue et baissa la tête, toujours silencieux, rangeant tranquillement les ingrédients dans les contenants appropriés. Cinq ans. Comme ça, c’était long. Le temps lui-même avait été long mais c’était pire lorsqu’on réalisait que cinq ans, près de deux-milles jours, s’étaient passés. Juin 2oo5. « Je reviendrai…. » Il avait tenté de se rappeler la suite de ses paroles mais ne pouvait plus. Cette partie de sa mémoire s’était effacée, volontairement, et demeurait jusqu’à maintenant vierge. Blanche. Une page blanche. Tout ce dont il pouvait se rappeler était le visage de son ami lorsqu’il avait attrapé son sac et lui avait envoyé la main plutôt que de le serrer dans ses bras. Même lui, à ce moment-là, savait qu’il avait changé. La raison, il ne la savait pas. Ne la savait plus. Ou plutôt, ne voulait plus la savoir, parce qu’elle les vagues souvenirs qu’il gardait de son enfance étaient encrés dans sa mémoire. Les plus vifs, les plus vivants dont il pouvait se rappeler se résumaient en trois lettres. Un prénom. Shin Kyung Jee. Et il se retrouvait devant lui. Il leva alors la tête, sentant malgré lui son cœur se resserrer et son sang quitter son visage alors qu’il pouvait parfaitement ressentir ce que l’autre ressentait.

Mentir. Il ne l’avait jamais fait – du moins, pas à Kyung Jee. Il ne lui avait jamais menti depuis son arrivée à Akiwa. Il lui avait caché son identité mais ne lui avait pas mentit. Son silence se poursuivit un long moment encore avant qu’il ne soupire, ses yeux se dirigeant vers le petit signe imprimé derrière l’oreille du brun, presque imperceptible. Il passa discrètement son doigt derrière sa propre oreille et s’appuya contre sa main, accoudé à la table. « Ta copine t’as quitté pour l’Amérique ? » Dit-il alors, d’un ton détaché. Ironie. Allait-il prononcer son prénom ? Il savait tout autant que lui qu’il était facile de le faire passer pour une femme. Hee Na, tu t’en souviens ? Il avait l’impression de jouer aux échecs… sans possibilité de mats. Jamais. Une partie de chasse où ni l’un ni l’autre ne pouvait gagner parce qu’il n’y avait tout simplement pas de fin. Il se leva alors au bout de plusieurs longues secondes de silence, contournant la table tout en gardant son calme visiblement imperturbable, venant se placer derrière le brun pour poser ses mains sur ses épaules. Il les massa, doucement mais avec juste la bonne pression, comme s’il venait chasser la tension de son corps. « Pourquoi ne vas-tu pas la chercher en Amérique ? Peut-être qu’elle t’attend elle aussi. Peut-être que c’est réellement mieux là-bas et qu’elle attend simplement que tu viennes la rejoindre. Ou peut-être qu’elle se retrouve plus prêt de toi que tu ne le penses, en fait… » Sa main passa par-dessus son épaule et il empoigna le verre, son autre main se posant contre son menton pour lui faire redresser la tête.

Ses paroles étaient remplies d’amertume, et secrètement il les lui crachait au visage, observait la réaction que ses paroles lui causeraient. Il avait pensé à lui tout ce temps ? C’était donc de sa faute à lui, s’il avait pensé à lui aussi de son côté. Non ? Ou peut-être que c’était sa propre faute, au final. C’était à ne rien y comprendre. Il n’avait pas envie de l’oublier. N’avais pas eut non plus envie de revenir en Coréen mais Kyung Jee n’en était pas la raison principale. Au contraire. La seule chose valant la peine qu’il ne repose les pieds dans ce pays était le jeune homme se trouvant devant lui. Et pourtant il était là, à jouer une fausse carte, à lui faire du mal et à ne rien faire pour apaiser sa peine. A profiter d’être à nouveau prêt de lui égoïstement. Et après on osait appeler ce genre de personne un ami. Un meilleur ami avec qui on a partagé quinze ans de sa vie. Son index glissa sous son menton pour entrouvrir ses lèvres, approchant le verre qu’il tenait à ses lèvres, l’inclinant lentement pour qu’il les touche et le liquide toucha bientôt celles-ci pour se glisser dans la bouche du brun. « Tiens. Avale et amuse-toi. Ça te changera les idées. »


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MessageSujet: Re: ;i'll put a spell on you.   Jeu 8 Juil - 16:14

    Ses lèvres s’entre-ouvrirent par sursaut. Ce n’était pas comme s’il avait réellement prédit les gestes que le plus jeunes venait de faire, resserrant ses doigts contre le verre quelque secondes. Qui plus est, ce genre de touché pouvaient se qualifier d’intime, si l’on considérait que de toucher la main d’une connaissance en Corée relevait de l’impolitesse, alors Kessy venait de battre des records. Néanmoins, le plus grand venait des étas-unis non? Ce devait sans doute être une façon dont les gens agissaient dans ce coins du monde, se touchant n’importe où sans la moindre gêne et ce sans créer de malaise. De toute façon, ce n’était pas si grave … seulement surprenant. Il soupira doucement, fermant les yeux alors que le roux lui relevait doucement la tête. C’était étrange, tout était étrange. Il hallucinait sans doute, oui probablement que tout ça venait de son propre crâne. Flippante qui plus est cette hallucination. Tout lui semblait si lent, se sentant littéralement soumis à chacun de ses gestes. La scène complète se révélait être un simple murmure d’un amant à un autre, une page que l’on lisait à quelqu’un dans la pénombre, seulement éclairé d’une bougie. Limite érotique, charnelle. Voilà exactement ce qui lui confirmait que sa tête lui jouait des tours. Ses paupières s’ouvrirent quelque peu, seulement pour l’observer un instant, ne pas se laisser emporter trop vite. Il devait avoir un charme fou tout de même, pour faire de lui une marionnette en à peine 2 minutes.

    «Mm, non. C’était – C’est … un ami sans ‘e’. C’est une possibilité en effet, seulement il ne mas pas encore dit où il se trouvait. Et puis il m’as promis, c’est une promesse. S’il n’est pas encore revenu, c’est parce qu’il ne peut tout simplement pas. »

    Il afficha un triste sourire, probablement plus pour lui-même que pour s’adressé à l’autre. A final ses amis savaient que le sujet était indiscutable. Lorsqu’il affirmait que son ami d’enfance ne l’avait pas laissez tomber, ils n’insistaient pas. Le sujet était simplement clos. Rien au monde n’était plus blessant pour lui que les objections.

    «Il ne m’as pas oublié tu sais? Hee Na ne peut pas m’avoir oublié, point barre. »

    Nouveau sourire triste sur ses lèvres, seulement accompagné d’un regard perçant. Aucune parole, aucune remarque, il n’en voulait tout simplement pas. C’était un peu sa façon de lui indiquer qu’il ne voulait plus en parler. De toute façon, tout ça ne le concernait pas, ne l’intéressait probablement même pas. D’autant plus qu’il parlait d’un homme et pas de sa … comment avait-il dit? Ah oui, sa copine. Il était en parfaite harmonie avec ce mensonge qui lui pourrissait la vie. Il ferma tout simplement les yeux alors que le liquide touchait ses lèvres, celles-ci s’étant transformées en un sourire amusé. Une vraie marionnette. Une belle erreur sans aucun doute, ce qu’il comprit très vite. L’ambiance lente et sombre passa brusquement à quelque chose de vif et douloureux, son corps se penchant promptement vers l’avant, plaquant l’une de ses mains contre son ventre et l’autre contre son front. Très mauvaise idée. N’avait-il pas lut que la transformation était douloureuse? Le goût était atroce mais ce n’était en rien à comparer avec ce qui se produisait présentement dans son corps. C’était plus douloureux qu’il ne l’avait imaginé, son souffle coupé alors qu’il mordait le bout de sa langue pour tenter de ne pousser aucune plainte. Il tomba littéralement se sa chaise, plaquant une main contre le sol pour ne pas se laisser choir, fermant les yeux, tentant de se concentrer pour ne pas se tordre de douleur. La souffrance se dissipa peu à peu, les traits de son visage se détendant finalement jusqu’à ce qu’ils soient complètement serein. Jee porta ses mains contre ses joues, massant complètement son visage au final, ouvrant finalement les yeux.

    «Ce n’était pas sensé être amusant?»

    Ses paupières se fermèrent finalement, laissant son corps retomber vers l’arrière dans une plainte qui se rapprochait d’une certaine tension évaporé. C’était réellement étrange, sa voix était différente, plaçant ses mains devant ses yeux pour les observer, une moue se dessinant sur son visage. De long doigt, il avait des mains de musiciens. Il le savait parce que lui-même, c’était souvent plaint que les siens étaient trop court lorsqu’il avait prit des cours de piano. Il semblait littéralement figé contre ses mains, ne bougeant pratiquement pas. Au final, il semblait mal à l’aise de poser ses mains quelque part sur ce corps qui n’était pas le sien. Il daigna poser ses yeux contre le plus jeune, se relevant finalement pour être debout. L’inévitable arrivant, ses pantalons n’était plus vraiment de la bonne taille, s’échouant rapidement contre ses chevilles. Ses yeux s’ouvrirent rapidement tout comme ses lèvres. Misère. Par la barbe de merlin. Il se pencha rapidement pour les remonter jusqu’à ses hanches, sentant toute fois ses pantalons baissant juste au niveau de ses fesses.

    «J’ai l’impression de ne rien peser. Et j’ai, l’impression d’avoir tellement faim. Mm ..»
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MessageSujet: Re: ;i'll put a spell on you.   Mar 27 Juil - 15:27

« Il ne m’a pas oublié tu sais ? Hee Na ne peut pas m’avoir oublié, point barre.»


L
orsqu’il avait prononcé les deux syllabes de son prénom, son cœur avait fait un bond dans sa poitrine. Son regard s’était alors levé vers le fond de la pièce, devenant soudainement froid, glacial, et ses mains s’étaient automatiquement retirées du corps du jeune homme. Ce garçon, pour lui, était mort depuis bien longtemps. Il n’était plus le même. Plus vraiment, du moins, même s’il savait qu’en sa présence il ne pouvait s’empêcher de revenir aux sources – intérieurement. Lorsqu’il baissa le regard pour l’observer, il remarqua le faible sourire qui flottait sur ses lèvres. Pourquoi avait-il envie de le frapper à cet instant ? Pourquoi ne m’as-tu pas oublié, idiot ? C’est de ta faute. Oui, c’était de sa faute, tout ça. Du moins c’est ce qu’il voulait croire, même si Kyung Jee était la seule personne dans ce monde à qui il ne supporterait pas qu’on fasse du mal. Même si entre sa propre vie et la sienne, il choisirait la sienne. Même s’il savait que sacrifier sa vie signifiait sacrifier la vie de son « jumeau », en l’occurrence. Ses poings se resserrèrent une seconde et il savait parfaitement qu’en rajouter ne ferait qu’empirer la colère qui naissait au creux de son ventre. Heureusement, le brun avala finalement la potion et Kessy put se reculer de quelques pas pour observer le changement physique que subissait sa moitié. Et maintenant, on ne pouvait mieux le dire. Que représentait-il, alors ? Il était le côté sombre et Kyung Jee le côté plus positif de sa personnalité ? Chose qu’il ne possédait pas réellement tout compte fait. Le plus petit tomba littéralement au sol et Kessy recula à nouveau d’un pas, jusqu’à ce que son dos vienne toucher le mur froid derrière lui, observant avec intérêt la transformation qui se déroulait sous son nez. C’était presque macabre à voir sous cet angle, même sa peau semblait vouloir se déchirer. Et pourtant il ne décrocha pas son regard, pas jusqu’à temps que l’autre n’ait totalement pris la forme voulue – la sienne. Qu’est-ce que c’était étrange, tout de même. Il se retrouvait alors face à son double… ne disait-on pas que cette potion pouvait vous rendre complètement fou ? Forcément, mais comme il savait exactement ce qu’il se passait… son double sembla se ressaisir, quoi que difficilement, le souffle visiblement coupé, et Kessy ne put s’empêcher d’avoir un mince sourire au coin des lèvres lorsqu’il lui demanda si ce n’était pas censé être amusant. « Je n’ai jamais dit que la transformation serait une partie de plaisir. »

Les bras toujours croisés contre son torse, il s’approcha finalement de l’autre et s’arrêta à quelques centimètres de lui, l’observant de haut sans broncher. Il s’apprêtait à lui tendre une main pour l’aider à se relever lorsque ce dernier le fit lui-même, ne bougeant même pas un petit doigt alors pour l’aider. Il avait pris un bon moment à observer les changements qu’il avait subit avant de se ressaisir et Kessy était resté là à l’observer, lui aussi, sans grande discrétion. Après tout, c’était son propre corps. Il n’avait donc normalement aucune gêne à ressentir à l’idée d’observer ce dit corps qui lui appartenait, ni aucune gêne, d’ailleurs. Ni non plus n’avait logiquement de gêne à le toucher. Voilà près de vingt ans qu’il vivait avec ce corps, de toute façon. Lorsque le plus vieux fut enfin debout, il n’eut même pas le temps de l’avertir que ses pantalons se retrouvèrent au sol. Kessy pinça alors les lèvres et ferma douloureusement les yeux. Ne pouvait-il pas faire un peu plus attention à son image ? Il passa sa main dans ses cheveux et soupira, lui tournant le dos pour finalement marcher jusqu’au bureau où ils se trouvaient il y avait de cela à peine cinq minutes. Il s’y assit alors, faisant face à Kyung Jee, l’observant remonter rapidement son pantalon et bredouiller quelques mots. « J’ai l’impression de ne rien peser. Et j’ai, l’impression d’avoir tellement faim. Mm .. » Il haussa alors un sourcil et posa une main contre son ventre. Rien peser ? Avoir tellement faim ? Ah, il était quand même vrai que Kessy n’avait toujours pas mangé aujourd’hui. D’ailleurs, c’était ce qu’il s’apprêtait à faire ce soir avant que l’autre ne change ses plans. Peut-être qu’il avait faim, mais au final, il avait totalement oublié ce détail. En même temps, il n’était pas rare qu’il oublie tout simplement de manger. Soudainement, la faim lui pris et il pinça à nouveau les lèvres, baissant légèrement la tête. C’était puissant et soudain et il savait parfaitement que cette faim ne lui venait pas de lui-même. C’était de l’autre, qu’elle lui venait. Il retint un grognement au fond de sa gorge et redressa la tête. « Je n’ai pas mangé, aujourd’hui. »

Un nouveau silence passa entre les deux jeune hommes et s’étira sur plusieurs secondes tandis qu’il le regardait directement dans les yeux. Simple réflexion. Lorsque l’autre fut le premier à détourner le regard, un petit sourire victorieux vint dessiner ses lèvres. Ah, c’est vrai. Ce n’était pas poli, ici, de regarder les gens plus de deux secondes dans les yeux. Ses yeux roulèrent d’ailleurs sur eux-mêmes et il se redressa, glissant ses mains dans ses poches. Là, il sorti sa baguette, la faisant rouler entre deux doigts, l’observant quelques secondes avant de la rabaisser pour balayer la pièce du regard. Si les potions étaient sa matière forte, il n’y avait aucun doute que le jeune homme excellait dans presque toutes ses matières. La métamorphose ne faisait donc pas exception à la règle. Il glissa doucement son index le long de la baguette, cherchant un objet inutile qui ne causerait aucun dommage s’il était perdu. Tout de même pas une chaise. Ni un chaudron. Cela va de soi. Son regard se posa alors sur une petite chose au sol, qu’il n’aurait peut-être pas dut remarquer si ses yeux étaient – « normaux », disons-le comme ça. Il murmura un faible « accio » et la dite petite chose qui reposait au sol vola jusqu’à lui et il l’attrapa. Au creux de sa paume gisait un énorme insecte desséché, sur le dos, ses petites pattes repliées vers son abdomen. Il haussa un sourcil. Un scarabée, ça, définitivement, personne ne le chercherait. Il pointa sa baguette vers l’insecte et murmura quelques paroles. L’insecte se transforma alors dans sa main, prit de la longueur et s’aplatit, jusqu’à prendre la forme voulue. Une ceinture. Lorsqu’elle fut totalement transformée, il re-glissa sa baguette dans sa poche et la tendit à l’autre. Et l’autre ne broncha pas une seconde. Sa langue passa contre sa lèvre inférieure, comme agacé par son comportement. C’était l’insecte qui le perturbait ou juste lui ? C’était lui, présentement, qui aurait dut se sentir perturbé d’être face à son double. Sans gêne, il vint passer la ceinture dans les ganses de son pantalon, une à une. Que cela ne tienne, il n’aurait jamais fait ça avec quiconque. Peut-être que c’était parce que c’était son double en ce moment, en fait. Du moins c’était ce qu’il tentait de croire… il tira donc sur la ceinture jusqu’à son maximum. Un nouveau sourire amusé lui vint lorsqu’il entendit une plainte de douleur de la part de l’autre, mais son sourire fut rapidement coupé lorsque cette même douleur l’écrasa. Et merde. Ce contrat était d’un ridicule. Il grimaça et boucla la ceinture, soupirant. Et dire que l’autre était du genre à se casser la gueule dix fois par jour. Dure souffrance. Il se redressa finalement – parce qu’il s’était penché pour boucler sa ceinture – et recula de deux pas, haussant un sourcil, l’observant de la tête aux pieds. « Pas mal. Très réussit. Bah, qu’est-ce que t’attends ? Découvre. »


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